Le secteur de la sécurité ne connaît pas la crise

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Le chiffre d'affaires y a augmenté de 5,5% par an depuis 1998, selon l'Insee. Le nombre d'emplois a progressé de 6,6% l'an

Effet de la politique d'externalisation des grands groupes ? Ou d'une délinquance en hausse ? En tous cas, la sécurité est l'un des rares secteurs qui ne connaît pas la crise, souligne une étude l'Insee rendue publique ce jeudi. Il a à peine été touché par la récession de 2009, avec un recul de 1,4% en volume, contre -4 ,4% pour la moyenne des services marchands. De 1998 à 2010, le chiffre d'affaires a fortement progressé, de 5,5% l'an en volume. Les effectifs salariés ont augmenté encore plus rapidement (+6,6% par an). Des emplois faiblement rémunérés, à peine au dessus du smic, sauf pour les enquêtes, où le salaire net horaire peut dépasser les 13 euros.
Une rentabilité élevée
La clientèle d'entreprises représente 77% du chiffre d'affaires du secteur. Le reste se répartit également entre particuliers et collectivités publiques. Quelques grands groupes, les 10 premiers, réalisent 35% de la valeur ajoutée du secteur.
Un secteur intensif en main d'œuvre, où les marges sont plutôt faibles, représentant à peine 5% de la valeur ajoutée (contre 31% en moyenne dans les services du secteur marchand). Mais cette faiblesse n'empêche pas une rentabilité élevée, car elle est compensée, en l'absence de besoins en capital. Ainsi, la rentabilité économique est-elle 50% supérieure à la moyenne des services marchands.
 

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Commentaires
a écrit le 25/01/2013 à 17:49 :
C'est une honte pour le gouvernement où la sécurité publique doit être privatisée. On notera que les candidats à l'immigration clandestine ne manquent pas et bien souvent les agents de sécurité sont issus de l'immigration. A l'image des "grands frères" pour calmer les banlieues en éruption, il existe indéniablement un choc des cultures sur le territoire français.

Pourquoi tant de passivité face à ce changement de population? Les français sont-ils réellement convaincus que les erreurs du passé (cf. colonialisme) doivent être payé par nos enfants?

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