Fermeture d'usines, austérité... une explosion sociale est-elle possible ?

 |   |  812  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : Reuters)
Selon Stéphane Sirot, sociologue et historien à l'Université de Cergy Pontoise, les mouvements sociaux resteront limités aux entreprises en difficulté. Mais une grogne plus générale pourrait monter avec la poursuite d'une politique d'austérité.

LA TRIBUNE - Alors que les conflits se multiplient dans les entreprises, les services de renseignements de la police ont reçu comme instruction d?anticiper une éventuelle radicalisation des mouvements sociaux. Il y a-t-il un risque de voir se transformer les différents mouvements dans les usines en difficulté en une explosion sociale généralisée ?

Stéphane Sirot - Ce genre de phénomène ne se prévoit pas. Je pense qu?on aura une multiplication de mini explosions sociales, comme à PSA, plus qu?une explosion sociale générale et nationale. Ces explosions ont lieu là où il y a des suppressions d?emplois. Mais les accords compétitivité-emploi, qui ont été signés le 11 janvier, peuvent, dans leur mise en application, accentuer la tension sociale.

La tendance aujourd?hui, est à la multiplication des micro-conflictualités. La tension sociale dans les entreprises est mesurée par le ministère du Travail. Et depuis une dizaine d?années, on observe une montée des tensions, sans forcément être très spectaculaire ou très visible. Elle peut se manifester par de l?absentéisme par exemple.

Pour encadrer et porter une mobilisation nationale, il faut des organisations structurantes. Au XXe siècle, les grandes manifestations étaient contrôlées par des organisations syndicales.

Les syndicats aujourd?hui, participent-ils à la radicalisation des mouvements, ou, au contraire, jouent-ils l?apaisement ?

Aujourd?hui les organisations syndicales n?ont pas la volonté de faire monter la tension. Les réactions sont radicales lorsque, en face, les directions des entreprises ont une démarche radicale. Chez Renault, les accords de compétitivité et d'emplois peuvent prendre une forme de menace: si on ne les signe pas, on ferme l'usine. La manière dont le dialogue social est envisagé n?est pas forcément la bonne, et elle peut déboucher sur un mouvement radical.

Actuellement, ce qui joue en faveur de cette radicalité, ce ne sont pas forcément les représentants syndicaux -qui privilégient la négociation- mais certains salariés qui considèrent qu?ils payent aujourd?hui le choix de mauvaises décisions industrielles. Ils pensent être une variable d?ajustement. Et il y a une déception vis-à-vis du gouvernement, après les espoirs donnés par les promesses de campagne. C?est notamment le cas pour ArcelorMittal. Cela crée une déception, cela attise les mobilisations qui peuvent déborder.

La mobilisation vient de la base, y compris de la base des syndicats eux-même. Ceux au contact des salariés accompagnent les mobilisations. Il y a un fossé qui se creuse entre les salariés de l?entreprise et les directions syndicales, plus engagées dans un processus d?accompagnement des politiques.

Dans la fonction publique également, pour les instituteurs, les syndicats ont appelé à la grève mardi prochain parce qu?ils constataient qu?il y avait une mobilisation. A la base, il y a un mécontentement qui grandit. Et le plus grand danger pour le gouvernement, c?est de voir monter ces contestations.

La violence et l'ampleur des mouvements sociaux varient-elles en fonction de la couleur politique du gouvernement en place?

Cela aurait pu être le cas à une autre époque. Mais aujourd?hui les salariés sont échaudés par les alternances qui depuis 30 ans leur montrent qu?il n?y a pas de véritables différences sur les questions économiques et sociales. Aujourd?hui les questions clivantes entre la droite et la gauche sont les questions sociétales, comme le mariage homosexuel. Et ce ne sont pas celles qui préoccupent les salariés à l?heure actuelle.

Le fait que le gouvernement actuel soit de gauche joue plus au niveau des cadres syndicaux que des salariés. A la CGT, la tonalité est critique, mais pas virulente envers le gouvernement.

Les mouvements sociaux actuels sont des réponses à des décisions prises dans différentes entreprises. Ils ne répondent pas aux mêmes enjeux, aux mêmes problématiques. Les grandes mobilisations nationales se font autour d?une loi ou d?une réforme (le plan Juppé en 1995, les retraites en 2003, le CPE en 2006, etc.). Le risque sur le long terme, c?est que la spirale d?austérité se poursuive et épuise le corps social. Cela sera plus difficile à gérer au niveau national.

N?y a-t-il pas d?autres choix que d?attendre la fin de la crise ?

La fin de la crise, on ne la voit pas. Ce qui se dessine, c?est la poursuite des politiques de réduction des déficits, et de réduction du coût du travail. Et même si le retour de la croissance et de l?emploi apporterait l?apaisement, il pourrait également être accompagné de réclamations sur les salaires, les conditions de travail.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 11/02/2013 à 16:05 :
Pendant que les fonctionnaires se gavent et battent le pavé pour demander aux salariés de payer plus, eux touchent 800 euros moins la sécurité d'emploi. Il parle bien le ministre de la production, seulement les faits ont la vie dure, et ça empire de jour en jour! Voila dans l'esclavage dans lequel on vous précipite, la vie de palais ça coûte cher!
a écrit le 10/02/2013 à 15:51 :
Les syndicalistes et autres borgnes ne vont pas faire péter un système qui les privilégient et en plus ils ont tous les pouvoirs depuis l'élection de Hollande
a écrit le 09/02/2013 à 17:00 :
Mais mon petit gras l'interview s'est du lait stérilisé édulcoré. Taux de chômage réel en France 15% ou plus, taux de sous emploi 20 à 22%,dette publique astronomique si l'on inclut les engagements de retraite des fonctionnaires et le cout de démantèlement ou d'arrêt à échéance des centrales nucléaires, incompétence des dirigeants et des technocrates, inadaptation du système de formation des élites et des professions très qualifiées (à commencer par les médecins qui rendus à l'internat ne savent rien et sont des dangers pour un bon nombre d'entre eux permanent donc incapables d'améliorer le fonctionnement d'hôpitaux défaillants il y en a de plus en plus avec un je-m?en-foutisme des infirmières et des aide soignant et du reste scandaleux), retards salariaux pour des professions essentielles comme les enseignants des écoles primaires, allongement de la durée de cotisation retraite avec quasi impossibilité pour des gens ayant atteint 45/50 ans de trouver un vrai job, baisse des retraites, hausse du coup de la vie etc...On est mal barré, et les contraintes trop étroites et rigides imposées par l'Allemagne ne vont pas améliorer la situation, donc le risque que ça pète ou que ça pète vraiment me partait très élevé.
Réponse de le 09/02/2013 à 21:39 :
Justement, je sens que ça vient : PRRROOOOOOUUUUUUTTTT !!!!
Réponse de le 09/02/2013 à 21:58 :
A t' on vu un jour des veaux faire la revolution???
Réponse de le 11/02/2013 à 15:41 :
@GPT:entièrement d'accord.les français se sont bien gavés toutes ces dernières années,c'est plutot leur système digestif qui va exploser
a écrit le 09/02/2013 à 16:06 :
Retraite : comparaison public-privé.
http://www.sauvegarde-retraites.org/campagne-d-action-retraite.php
Désindexation des pensions : les efforts doivent être partagés par tous
http://www.sauvegarde-retraites.org/dossier-retraite-du-mois.php

Réponse de le 09/02/2013 à 17:07 :
Nous ne sommes pas sectaire contrairement à "Sauvegardes Retraites". Nous défendons tous les retraités sans préjugés partisans. http://www.retraites-ufr.com/index.php?PHPSESSID=d29b78d68e53e249c3a5fc6127ea9aac
Réponse de le 09/02/2013 à 17:46 :
@Collectif "Sauvegardes Retraites". Il ne s?agit pas objectivement d?une inégalité de traitement, mais d?un simple « sentiment », d?une impression qu?éprouveraient à tort les salariés du privé, comparable en somme au « sentiment d?insécurité » qu?éprouve la dame âgée à laquelle un voyou vient d?arracher son sac?
Réponse de le 09/02/2013 à 17:51 :
Aux anti-fonctionnaires, je vous invite à consulter l'article paru dans Capital afin de rétablir la vérité retraite Privé/Public : http://www.capital.fr/retraite/actualites/public-prive-le-regime-de-retraite-des-fonctionnaires-n-est-pas-toujours-plus-avantageux-754288
Réponse de le 09/02/2013 à 20:37 :
OK merci pour le lien qui démontre bien un avantage pour bien des cas et catégories du public.

Par ailleurs être anti-gabegie n'est pas forcément être anti-fonctionnaires !!
Réponse de le 10/02/2013 à 19:37 :
@c-loss : Au pays des aveugles, les borgnes sont roi.
Réponse de le 12/02/2013 à 23:17 :
La vérité : Les fonctionnaire se sont les arbres qui cache la forêt
a écrit le 09/02/2013 à 15:57 :
Personnellement, je crois aussi que les mouvements resteront limités aux entreprises concernées, car une révolution, ça s'organise. Contrairement à ce que beaucoup croient, la révolution française a été déclenchée par le mécontentement des élites et le peuple n'a fait que suivre le mouvement. Dans les entreprises, ce sont les syndicats qui organisent les manifs et ils ont des résultats en fonction de leur représentation nationale. La jeunesse actuelle ira éventuellement sur les barricades si le temps le permet, si le métro n'est pas en grève et s'il y a des divertissements gratuits. On est bien loin des soldats de Napoléon qui ont traversé l'Europe à pied par tous les temps et sans iPod :-)
Réponse de le 11/02/2013 à 18:18 :
C'est une gageure, vu comme on étouffe la liberté d'expression.
a écrit le 09/02/2013 à 14:05 :
Le sociologue qui a écrit cet article doit rarement franchir le boulevard périphérique !
La ''révolution'', est dans toutes les têtes, qui sera coordonnée par les réseaux sociaux, il suffira d'un incident mineur...
Réponse de le 09/02/2013 à 15:20 :
Les réseaux sociaux sont ils suffisamment structurants pour encadrer et porter une mobilisation nationale? J'en doute. Que les réseaux sociaux soient l'étincelle qui mettent le feu me semble plus crédible. Il suffira effectivement probablement d'un incident mineur, comme cela s'est produit par le passé a plusieurs reprises dans les banlieues par exemple. Le mouvement des indignés dans d'autres pays se sont appuyés sur les réseaux pour se retrouver et se coordonner mais cela n'a pas suffi à en faire une mobilisation nationale. Cela a juste fait pschitt au boude quelques semaines car il manquait une structure forte capable de transformer l'étincelle en mouvement organisé, professionnalisé et financièrement capable de proposer au gouvernement des alternatives crédibles et applicables. Il faut avoir avec soi la majorité de la population, ce qui est très loin d'être gagné.
a écrit le 09/02/2013 à 11:50 :
nos Hommes politiques, depuis 40 ans, nous laissent croire qu'il est possible de raser gratis demain. ils se trouvent aujourd?hui dans une impasse complète. Cela fut possible grâce aux théories Keynésienne qui consiste a créer de la monnaie, quand on ne peux plus emprunter. Le mensonge est unanime de la classe politique est nous sommes maintenant devant l'impérieuse obligation de résorber nos dettes. Ce n'est que par l'innovation dans tous les domaines que nous pourrons sortir de notre inextricable situation. et non pas par un retour au moyen age et a la décroissance. La technologie de l'exploitation du gaz de schiste est un grand espoir qui est susceptible nous apporter une énergie bon marché La deuxième chose est que pour la première fois dans l?existence humaine des dizaines de millions de gens sont connectés ensemble au même moment cette opportunité permet des développements exponentiel de notre intelligence. voici peut être deux raisons de voir la lumière au bout du tunnel
Réponse de le 09/02/2013 à 13:24 :
Parfaitement d'accord! Mais vous dîtes un gros mot en insultant Keynes attentions, voyons reprenez-vous, nous sommes dans un pays minarchiste c'est bien connu(ironie au ca où).
Ca me rappel ma conversation avec un fonctionnaire de police qui me disait que nos politiciens étaient "de sales libéraux" convaincu qu'il avait raison. En tentant de lui expliquer que non, au vu de la sur-représentation étatique, de la non-démocratie, nous étions dans tous sauf du libéralisme. Ma foi, d'après lui j'étais trop jeune(sic) pour comprendre et voir la réalité des choses... Ben voyons.
L'état aime accusé pour mieux faire passer ses mensonges... Rappelons nous quel état à prêter et ordonner à des banques, dont il est au capital, de faire des taux préférentiels amenant au final à la crise des subprimes... Bien, évidemment on nous dira c'est faux, alors que les faits sont là...
Réponse de le 09/02/2013 à 14:36 :
Vous êtes vraiment l archetype du technocrate incapable de faire une analyse saine sans faire reference a des théories fumeuse, la question est l explosion social revenez sur terre et sorter de vos livres qui ne reponde pas au probleme.
Réponse de le 09/02/2013 à 14:49 :
tout a fait Osso nous ne sommes pas dans un système libéral mais social démocrate la cause des subprimes est bien du fait de décisions politiques d'hommes d'état, plein de bons sentiments, qui voulaient que tous les américains deviennent propriétaire, et qui pour cela font passer des lois interdisant la discrimination raciale et financière pour l'obtention d'un prêt. Aujourd'hui seul les marchés financiers peuvent sanctionner les égarements des dirigeants politiques et ne manqueront pas de le faire dés que l'enfumage se dissiperas.
Réponse de le 09/02/2013 à 14:54 :
Monsieur, je ne suis archétype de rien du tout, et @capitalismeetliberté ne fait que répondre à l'article, réponse que j'approuve. Cet explosion social, n'est que la faute de l'état-providence et de ses mensonges. Il est très sain(rassurez vous ma santé mentale est au beau fixe, quoique) justement de voir les dommages et conséquences du trop d'état dans la socièté, et la dénonciation du keynesiannisme est juste une réponse saine d'esprit et responsable, et une réponse qui met les bons mots sur les maux de la société. Mais vous avez raisons les bouquins n'expliquent pas tout, levez les yeux permets de voir aussi leurs applications sur la société.
Réponse de le 09/02/2013 à 15:09 :
@capitalismeetliberté
Entièrement d'accord, mais c'est aussi ce qui doit nous faire peur. Que les marchés nous rappellent notre dérive sans que nous le prenions conscience nous même c'est triste et malheureusement le dernier sort que je souhaite à mes concitoyens. Ils ne paient que les mensonges et déboires des princes gouvernementaux....
Réponse de le 09/02/2013 à 16:05 :
Un séisme financier ne sera pas pire qu'une révolution populaire ou l'on décapite. ce n'est pas la cupidité de quelques capitaliste qui est en cause aujourd'hui en France mais l?inconséquence de notre intelligentsia politique imbu de leurs personne et convaincu de leur supériorité intellectuelle
a écrit le 09/02/2013 à 11:21 :
Ce que ce gouvernement sectaire, arrogant, suffisant et imbu de lui-même ne voit pas venir ce sont les millions d' invisibles qui travaillent comme indépendants, commerçants, artisans, chefs de petites et moyennes entreprises,cadres, retraités, jeunes diplômés, qui vont les foutre en l' air dans les prochains mois.Le peuple de France, ce n' est pas que la fonction publique et ils vont s' en apercevoir
a écrit le 09/02/2013 à 10:50 :
Ca va devenir franchement drole de voir Hollande 1er envoyé ses bataillons de CRS sur la CGT, FO qui representent la creme de la creme de ses electeurs. I sit back, relax and watch the show !
Réponse de le 09/02/2013 à 11:53 :
les militants FO votent majoritairement a droite, et c'est a FO que l'on trouve le vote extrême droite le plus marqué des syndicats. Surpris ? Quant à la cgt, c'est plutôt un vote au second tour pour le PS, a défaut de voir des partis plus a gauche.
Réponse de le 10/02/2013 à 15:53 :
Le discours mélenchoniste ne vaut que pour faire une campagne électorale.
a écrit le 09/02/2013 à 10:18 :
Par nature, une explosion ne prévient jamais ... l'explosion sociale ne préveindra pas elle sera incontrôlable avec des "sous munitions" ... VALLS le Portos aura des morts citoyens sur les bras.
Réponse de le 09/02/2013 à 15:12 :
Pourquoi " le portos " ? Le fait d'être issu d'une famille d'origine portugaise est il si important à vos yeux pour juger les gens ?
Réponse de le 10/02/2013 à 16:00 :
Relisez votre histoire politique, on désigne souvent les hommes politique par leur origine. Ca donne une indication sur leur pensée valeur politique et ça même au origine de la démocratie.Ca fait partie entièrement de la politique. Alors ravalez vos réflexes sectaires, si vous voulez vivre dans un monde socialiste-totalitaire changez de planète.
a écrit le 09/02/2013 à 10:03 :
le ' dialogue social a la francaise', c'est laisser les syndicalistes couler les boites, puis expliquer que c'est la faute a sarkozy et que le patronat n'aka trouver des solutions........ les usines ferment, tant mieux vu que c'est le but recherche... apres inutile de gemir ou de prendre les gens en otage, ca sert plus a rien
Réponse de le 09/02/2013 à 11:51 :
Croyez vous réellement ce que vous dites ? Tous les politiques ont intérêt pour se faire réélire que le hommage baisse. Les résultats des élections sont nets sur ce point : une variation du chômage sur la seule dernière année a un rôle majeur sur la réélection ou non, bien plus que le travail accompli les années précédentes. Quant à croire que les chômeurs votent pour la gauche, ce n'est plus le cas depuis longtemps. Souvent ils ne votent plus et quand il levfont c'est plutôt Marié Le Pen qui gagne, et non plus les communistes môme avant.
a écrit le 09/02/2013 à 9:52 :
tant que les francais auront une pizza racornie dans leur frigo, ils ne bougeront pas.
Réponse de le 09/02/2013 à 17:00 :
Je suis d'accord avec vous. La période actuelle est celle de l'individualisme. Les héros sont des héros solitaires, pas des groupes d'individus. Le foot magnifie plus les joueurs que le collectif. Pour faire bouger les lignes effiçacement il faut une unité où chacun ne vaut que parce qu'il appartient a un collectif et qu'il agit solidairement. Les armées savent cultiver ce renoncement à soi ( jusqu'au risque de mort ) pour privilégier l'intérêt général. Je vois aujourd'hui une culture de l'individu qui s'oppose au collectif, jusqu'à vouloir le détruire parfoi? mais un collectif ne peut être renversé par une somme d'individualistes. C'est la contradiction de cette époque ou chacun attend des autres qu'ils fassent la révolution sans qu'eux ne prennent le risque de perdre quelque chose. Napoléon disait "Dans les révolutions, il y a deux sortes de gens : ceux qui les font et ceux qui en profitent." Je vois beaucoup. De gEns qui veulent en profiter...lol
a écrit le 09/02/2013 à 9:38 :
Explosion sociale souhaitable ? absolument nécessaire,sans aucun doute OUI.
Réponse de le 09/02/2013 à 11:56 :
Il est possible de changer les choses sans explosion. Mais c'est vrai que ce n'est pas la culture française qui préfère l'affrontement, tant politique que dans les entreprises, viré sur un forum....
Réponse de le 09/02/2013 à 14:27 :
Vous vous trompez explosions Française sera le résultat de explosion d autres pays, les pays du Sud ne seront pas non plus le seul facteur de déclenchement, le nationaliste des pays du nord vont aussi avoir une influence avec des relents les plus indigne, a mon humble avis l explosion commencera ou en Belgique ou en GB entre Écosse et Angleterre ou encore en Allemagne entre Est et ouest.
a écrit le 09/02/2013 à 1:28 :
Il y a de plus en plus de laissés pour compte, de plus en plus de sans abri, de plus en plus de clochards, de plus en plus de malheureux. Le chômage explose et l'imposition-spoliation accentue encore et encore cette triste tendance. Les restos du coeur volent de record en record. Alors oui "Quand des millions de gens se rendront compte que l'on ne peut plus vivre comme par le passé, la Révolution sera logique et inévitable (...) C'est la fin d'une époque. Nous sommes à la veille de grands changements. L'enrichissement rapide du Brésil, de la Chine, de l'Inde, de la Russie, entraîne de facto l'appauvrissement du reste du Monde". Suivant "les corps indécents" livre socio-sentimental d'une jeunesse qui est en train de vivre une véritable tragédie. Déjà bon nombre de nos concitoyens n'arrivent plus à se chauffer, à se soigner, même à se nourrir convenablement. Il y aura donc d'abord des mouvements sociaux sporadiques ci et là mais une déferlante est toujours possible et même fort probable. De son ampleur s'en suivrait inévitablement le chaos. Il y a bien longtemps que le regretté Maurice Allais, Prix Nobel d'économie, avait tiré le signal d'alarme en préconisant des mesures conservatoires indispensables qui n'ont jamais été prises en considération (et donc mises en place) alors qu'il était encore temps. Cet homme au savoir certain et reconnu a bel et bien été ignoré de son vivant. Résultat : plus de 1000 usines fermées en France depuis seulement 2009. Et combien de commerces, de petites et moyennes entreprises ? Les liquidations judiciaires sont légions partout en France. L'avenir radieux de l'Europe ne fait plus rêver depuis que, conjuguée avec la mondialisation, il se révèle devenir un véritable cauchemar.
Réponse de le 09/02/2013 à 9:24 :
Clair que les SDF qui payent des impôts, ça court les rues...
Réponse de le 09/02/2013 à 10:04 :
la solution existe: creez des boites et engagez les gens qui sont au chomage, il n'y aura plus de chomage, et ca remplira les caisses de l'etat dispendieux
Réponse de le 09/02/2013 à 12:34 :
@Yvan - Merci de m'expliquer - selon vous - comment et pourquoi le caractère confiscatoire d'une imposition abusive est créateur d'emplois supplémentaires et donc de richesse ? Je ne voudrais pas persister dans l'erreur - toujours selon vous - que l'imposition-spoliation étouffe l'économie et accentue le chômage comme je le mentionne dans mon premier post.
a écrit le 08/02/2013 à 23:35 :
On casse les gens depuis maintenant 3 décennies, sans résultats, c?est le progrès à l?envers et l?enfer pour les jeunes.
Réponse de le 09/02/2013 à 11:03 :
@Yvan - Parce que vous pensez qu'en imposant toujours plus on relance la consommation et donc on crée des emplois nouveaux ? D'après-vous plus d'impôts c'est la solution pour renouer avec la croissance ? Plus d'impôts = plus de croissance et donc plus d'emplois d'après-vous ? Moi je pensais naïvement le contraire mais si vous le dites....
@Churchill pour créer des "boîtes" et engager des gens il ne faut pas un matraquage fiscal dissuasif mais au contraire une incitation au travail à la condition que le fruit du travail existe sans qu'il soit spolié par l'Etat. Quel cinglé voudrait prendre tous les risques pour entreprendre (ce n'est pas à tous les coups on gagne), travailler très dur (sûrement pas 35 heures !) avec un stress énorme (crédits, personnels, factures à payer etc.) dans un environnement hostile (concurrence, administration etc) pour in fine se voir déposséder par une taxation spoliation ? A quoi bon ?? L'ISF est là pour ramener à la juste raison les plus hardis. Notre Johnny National vient de nous dire qu'en France si on réussit on est considéré... comme un voleur !
a écrit le 08/02/2013 à 23:32 :
Si vous permettez un commentaire, comptez donc le nombre de diplômés que vous jetez à la poubelle? Ouvrons les yeux, cette Europe est pourrie, le système ne fonctionne pas, parce qu?il est contre la croissance à la base : on a fait Lisbonne pour quoi ? Les colloques qui ne sont pas suivis d?effets? à quelle fins ?
a écrit le 08/02/2013 à 23:19 :
Tous les ingrédients sont réunis pour une
Explosion voir pire, dans l histoire même récente les mesures austérités excessif comme elle est imposé au peuple conduise à des bouleverssement, pas besoin de remonter à 1929 ou 1936, le printemps Arabe et bien lié à la spéculation sur la nourriture et les matiÚres premiÚres. Alors Mme Merkel et m Cameron vous seraient responsables de conflits qui dépasseront largement ce que nous avons déjà connu rappelons nous pourquoi Hitler et Mussolini ont pris le pouvoir.
a écrit le 08/02/2013 à 20:53 :
peut-être dans le transport routier... bientot...
a écrit le 08/02/2013 à 20:44 :
Tant qu'il y a le wifi à l'assemblée nationale pour jouer au scrabble !!!!
a écrit le 08/02/2013 à 19:57 :
La véritable grogne sociale est celle des créateurs de richesses et d'emplois qui s'expatrient ou choisissent l'exil intérieur sous l'effet conjugué des hausses d'impôts, d'un coût du travail astronomique à cause des 35h et du torrent de réglementations qui ne servent qu'à nourrir une administration aussi pléthorique que rapace. Quand il y aura 8 ou 10 millions de chômeurs et que ce seront quand même les fonctionnaires et autres rentiers hyper-protégés de l'Etat qui défileront pour maintenir leurs faux droits volés sur la population productive réduite en esclavage, la fin du système socialiste sera proche.
Réponse de le 09/02/2013 à 9:37 :
C est quand que vous retourner dans le reel, c est injustice qui pousse au revolution, pas vos arguments egoiste,
Réponse de le 09/02/2013 à 10:07 :
ceux qui n'aiment pas les soit disant egoistes peuvent creer eux memes des entreprises et engager leurs concitoyens, au lieu de ne rien faire egoistement et de donner des lecons de morale egoiste sur le web... il y a effectivement une revolte des gens qui vous servaient d'escalves et qui ont casse leurs chaines... faites le travail vous meme au lieu de traiter les autres d'egoistes ( a salaire egal, travail egal, comme on dit desormais)
a écrit le 08/02/2013 à 19:19 :
Une explosion sociale n'est pas simplement "possible". Elle est certaine, attendue et espérée. Quand on voit tout ce que les députés, sénateurs et autres ministres se mettent dans les poches à nos frais, il y a de quoi vomir.
Réponse de le 08/02/2013 à 22:21 :
Malheureusement je penses que oui, car avec 1000 personnes de plus chaque jours sur la carreau, cette spirale infernale que ce gouvernement n'a pas l'air d'imaginer, peut effectivement aboutir à un tel scenario.
Si les gens se retrouvent sans emploi et sans perspective, ce ne sont pas les indemnités qui vont calmer le jeux, car le propre de l'homme n'est pas de vivre au crochet de la nation, et là pour le coup se ne sont plus les chômeurs professionnel qui sont touchés, alors il y a de grande chance qu'ils aillent au front !
Réponse de le 09/02/2013 à 9:33 :
La spirale c est le fruit a la fois de 12 ans de attentiste Chiracien suivi de 5 ans de n importe quoi de Sarko, et si vous suivez un peu l actu vous savez que la France Italie et l assemblee Europeene ont sans pouvoir y arriver voulu la relance, Cameron et Merkel ne sont pas de gauche. Ouvrer les yeux et revenez a la realite, je ne suis pas de gauche mais l action du gouvernement même si il est brider par les technocrates va dans le sens de plus justice seul barriere à une révolution social.
Réponse de le 12/02/2013 à 20:20 :
dans un pays très riche quoique l'on dise (2300 milliards placement assurance vie)
la répartition est à revoir et les multinationales à virer du paysage fraçais
çà peut se faire dans la négo sinon ce sera violent

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :