Carton rouge pour Standard & Poor's

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L'Esma dénonce les pratiques de l'agence de notation américaine Standard & Poor's
L'Esma dénonce les pratiques de l'agence de notation américaine Standard & Poor's (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2010. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
L'Esma sanctionne Standard & Poor's trois ans après les dérapages de l'agence de notation américaine qui avait par erreur annoncé une dégradation de la note de la France.

S&P, l'agence américaine qui a fait trembler nombre d'Etats dans les années 2008 à 2012 se retrouve de l'autre côté de la barrière. Redoutée de tous, c'est elle que l'on note aujourd'hui. Une première en Europe.

DOWNGRADE

En cause, la maladresse commise le 10 novembre 2011 de l'agence de notation de renommée mondiale. Un courriel à destination de ses souscripteurs avaient fait l'effet d'une bombe en annonçant la dégradation de la notation de la France. Alors qu'aucune mesure de déclassement n'avaient été engagée à cette époque. Il avait alors fallu à l'époque près de deux heures à S&P pour que l'agence corrige son erreur.

>> Comment la France a perdu son triple A pendant quelques minutes

Cette erreur avait servi d'argument au Parlement européen pour adopter une série de textes destinés à durcir la législation entourant les actions des agences de notation dans l'Union européenne.

Après des années de procédures et d'enquêtes, l'Esma (European Securities and Markets Authority) a donc sanctionné l'agence de notation américaine, à travers un "avis public" publié ce mardi, au motif de "défaillances de contrôle en interne", ayant provoqué un non respect de la réglementation en vigueur.

Une décision sans conséquence

Cette affaire, qui dure en effet depuis près de trois ans, a notamment été ralentie par la procédure. Cependant cela n'a pas découragé l'autorité européenne de surveillance des marchés qui a tenu à dénoncer le fonctionnement passé de l'agence américaine.

Ce blâme, qui s'apparente à une admonestation publique, n'inclut toutefois aucune sanction financière. Et n'a aucun impact juridique sur l'agence. Une décision que l'Esma justifie par la volonté affichée de Standard & Poor's d'améliorer son fonctionnement interne, et de limiter au maximum les dérapages de ce type.

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Commentaires
a écrit le 03/06/2014 à 22:02 :
C'est une première étape. Le souci est qu'il n'y a rien pour rempalcer les agences de notations. Il faudrait créer une agence européenne! La meilleure défense, c'est l'attaque.
Réponse de le 04/06/2014 à 0:32 :
Le problème ce ne sont pas les agences de notation mais les investisseurs stupides qui suivent leurs conseils tels des moutons de Panurge...
Réponse de le 04/06/2014 à 8:17 :
@Michel. Absolument d'accord avec vous. Et j'ajouterais : et les régulateurs stupides qui, avec Bâle 2, ont fait entrer les ratings d'agences dans les calculs d'encours pondérés des banques. Et autorisé ainsi les banquiers à ne plus faire leur métier, qui est justement d'apprécier le risque.
Quant aux assureurs qui sont très à cheval sur leur rating, alors qu'ils n'ont en principe pas besoin d'emprunter d'argent, j'avoue que je n'ai toujours pas compris.
a écrit le 03/06/2014 à 17:25 :
Je propose une sanction symbolique de 2000 milliards...au moins on a plus de dette
a écrit le 03/06/2014 à 17:07 :
Pour moi les notes de n'importe quelle agence nord-américaine sont et seront toujours très tendancieuses. Le triple A de la France était toujours accordé selon certaines conditions, de loin plus politiques qu'économiques, c'était irréel. Ainsi que les dégradations des notes de la Grèce, de Portugal et de l'Espagne. Et de l'augmentation des notes britanniques et des US. Une agence de notation américaine ne sert qu'aux intérêts américains, un point c'est tout.
Réponse de le 03/06/2014 à 20:48 :
Une amende de 10 milliards, interdiction de noter les pays européens pendant 10ans, de virer les responsables de la connerie (au moins 10 personnes) etc. etc. oeuil pour oeuil..
Réponse de le 03/06/2014 à 21:56 :
US , Rosbifs : copain comme cochon
Réponse de le 03/06/2014 à 21:59 :
Tout à fait d'accord
a écrit le 03/06/2014 à 17:06 :
Tout a fait, il ça falloir qu'ils s'en souviennent, l'Europe et la France net pas un prolongement de l'empire américain.
Il faut les allumer comme ils se permettent de nous allumer. (Bnp paribas)
Et ne rien lâcher car nous sommes SOUVERAINS !
a écrit le 03/06/2014 à 16:29 :
Je propose une sanction symbolique de 10 milliards...
Réponse de le 03/06/2014 à 16:49 :
Excellente idée !
Réponse de le 03/06/2014 à 21:55 :
on devrait dire 13 milliards, pour tous ce qu'ils ont volés à DSK, et VIVENDI

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