Le Sénat va repasser à droite... ça se décide ce 20 juin

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Le 28 septembre, avec l'élection de la moitié des sénateurs, le Sénat devrait rebasculer à droite
Le 28 septembre, avec l'élection de la moitié des sénateurs, le Sénat devrait rebasculer à droite (Crédits : reuters.com)
C'est ce 20 juin que les communes désignent leurs grands électeurs qui éliront les sénateurs lors du scrutin du 28 septembre. Le Sénat devrait repasser à droite. Mais la réforme territoriale va avoir un impact sur les élections sénatoriales.

Une élection peut en cacher une autre. Après les municipales et les européennes, les élections sénatoriales se profilent. Elles auront lieu le 28 septembre. Mais en réalité, elle se jouent ce vendredi 20 juin. C'est en effet ce jour que sont élus les « délégués des conseils municipaux » qui représentent la très grande majorité (environ 95 %) des « grands électeurs » composant le corps électoral élisant les sénateurs.

Un Sénat qui va rebasculer à droite

Or, après les élections municipales de mars ou plus de 150 villes de plus de 9.000 habitants ont basculé à droite, il y a fort à parier que la très fragile majorité de gauche (qui ne tient qu'à 6 sièges), issue du précédent scrutin de septembre 2011, ne soit pas reconduite. Signe qui ne trompe pas, Jean-Pierre Bel, le président (PS) du Sénat a déjà annoncé qu'il ne se représentait pas. Il faut dire que la victoire, sur le fil, de la gauche au Sénat il y a presque trois ans avait constitué une première depuis le début de la cinquième République. Jean-Pierre Raffarin et Gérard Larcher (qui a déjà occupé la fonction), tous les deux UMP, ne cachent pas leur intérêt de succéder à Jean-Pierre Bel.

Le Sénat est composé de 348 sénateurs élus au suffrage universel indirect. Depuis 2011, et en application de la réforme de 2003, le Sénat est renouvelable par moitié, en deux séries (la série 1, renouvelée lors des élections de 2011 : 170 sièges, et la série 2, concernée par le renouvèlement de septembre 2014 : 178 sièges), tous les trois ans, pour tenir compte de la réduction de neuf à six ans de la durée du mandat sénatorial.

L'élection concerne la moitié des sénateurs

La circonscription d'élection est soit le département soit la collectivité d'outre-mer. En outre, douze sénateurs représentent les Français établis hors de France.

Les élections de septembre 2014 concernent les 178 sénateurs de la série 2, c'est-à-dire :

- 58 départements métropolitains dont l'ordre minéralogique va de l'Ain (1) à l'Indre (36) et du Bas-Rhin (67) au Territoire de Belfort (90), à l'exception des départements d'Ile-de-France.

- 1 département d'outre-mer (Guyane)

- 4 collectivités d'outre-mer (Saint-Barthélemy, îles Wallis et Futuna, Saint-Martin, Polynésie Française)

- 6 sénateurs représentant les Français établis hors de France

Parmi les 178 sièges concernés, 119 sont à pourvoir à la représentation proportionnelle et 59 au scrutin majoritaire. Dans chaque circonscription, le collège électoral se compose : des députés et des sénateurs, de l'ensemble des conseillers généraux, des conseillers régionaux,  es délégués des conseils municipaux, de loin les plus nombreux.

Les délégués des conseil municipaux représentent 95% des électeurs des sénateurs

Ce Vendredi 20 juin 2014 a donc lieu l'élection de ces délégués des conseils municipaux et de leurs suppléants. Le nombre de délégués des conseils municipaux dépend de la population municipale authentifiée au 1er janvier 2014 par les recensements et de l'effectif total des conseils municipaux. Les délégués doivent avoir la nationalité française et être inscrits sur la liste électorale de la commune intéressée.

Dans les communes de moins de 9.000 habitants, on compte entre un et 15 délégués selon le nombre d'élus au conseil municipal. Dans les communes de 9.000 habitants et plus, tous les conseillers municipaux sont délégués de droit. Dans les communes de plus de 30.000 habitants, les conseillers municipaux élisent en outre des délégués supplémentaires à raison de 1 pour 800 habitants au-delà de 30.000. Or ce sont surtout ces agglomérations qui ont opéré une bascule de la gauche vers la droite. Et comme elles élisent le plus de grands électeurs, le Sénat est quasi assuré de revenir à la droite.

À l'issue de l'élection de leurs délégués par les conseils municipaux, la liste des électeurs des sénateurs est arrêtée par le ministère de l'Intérieur, au plus tard le jeudi 3 juillet, date du délai limite de jugement des recours par le tribunal administratif en cas de contestation du tableau des électeurs sénatoriaux .

Un scrutin sénatorial bousculé par la réforme territoriale

Reste que toute cette organisation va forcément évoluer à terme avec la réforme territoriale lancée par François Hollande. Le scrutin qui suivra celui de 2014 se déroulera en 2017. Cette année-là, le nombre des Régions sera passé de 22 à, sans doute,14 et le nombre des conseillers régionaux électeurs des sénateurs aura diminué. Il faudra donc repenser la composition du collège des grands électeurs. D'autant plus qu'à l'échéance de 2020, les conseils généraux auront disparu… Inévitablement, avec la disparition de cette catégorie de grands électeurs, le mode d'élection des sénateurs devra être repensé.

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Commentaires
a écrit le 23/06/2014 à 19:33 :
Enfin une bonne nouvelle !!!! La gauche caviar va pouvoir sortir de son immobilisme et réduire les dépenses.... car ils pourront toujours dire que sinon, le vilain sénat de droite aurait retoqué les lois et que plus rien ne passerait. Et qu'on pourrait plus gouverner le pays.
C'est une forme d'union nationale à bénéfice réciproque mais un léger désavantage pour la droite qui vont se faire refiler la responsabilité des économies nécessaires que les gens appellent à tort "austérité"
La configuration est idéale pour la gauche.
a écrit le 21/06/2014 à 16:09 :
Si le sénat repasse, quid des valeurs? Au Japon, le casino est illégal, on boude! En quoi la France est-elle meilleure? On s'illustre par la croissance molle et le chômage depuis des décennies... nous sommes sous la moyenne.
a écrit le 21/06/2014 à 14:25 :
Le plus simple serait de supprimer le sénat. Économies garanties.
a écrit le 21/06/2014 à 8:20 :
Quelle farce !!! UMP -PS même combat ,mêmes sossots.
a écrit le 20/06/2014 à 23:24 :
Le navigateur vous dit restaurer la page... encore du vol de données sur citoyen, mis à part le vol d'emplois par les fusions ordonnées par l'âne ministre dont la cour de commisération, pardon de commémoration, n'arrive pas à dénombrer les tombes... se croira sous Appolinaire en 14 avec une jolie tunique rouge pour bien tomber au front républicain. Le 17 est néfaste, le 18 est faste... sauf président double zéro sept!
Réponse de le 20/06/2014 à 23:47 :
1789 double 17, 17 Louis, 1981... on est dans la chiffrologie nationale. Ou dans les élus sursitaires ou dans la soffrologie des honnêtes citoyennes à la mode françaises aux factures longues comme le bras? On oublie 1917... 7-1=6 mais 7+2=9 comme saint louis... ou 1802
Réponse de le 21/06/2014 à 0:06 :
Trop drole: 1789 est un double 17, comme Louis 17 ou encore 1981... Mais Louis 9 est comme 1918 une victoire. Ou le 15 qui est récurrent... mais n'est pas sûr.
a écrit le 20/06/2014 à 20:22 :
La vie est belle au sénat... Les indemnités, les nombreux avantages à côté, et tout ça pour des gens qui ne savent pas a grand chose. L'assemblée nationale ayant toujours le dernièrement.´beaucoup argent jeté par les fenêtre afin d'entretenir des nantis non représentatif de la population, puisque même pas soumis au suffrage universel direçt. Bref la vie est belle avec plus de 7700€ par mois de salaire.
a écrit le 20/06/2014 à 19:24 :
De toutes manières le sénat était déjà dans l'opposition puisque les élus PCF et verts faisaient de l'opposition systématique et de la surenchère.
Il est probablement même plus facile pour un gouvernement "vallsien" de travailler avec des sénateurs de droite centristes comme Jouhanno, qu'avec Placé, Laurent, voire Lienemann.
a écrit le 20/06/2014 à 18:15 :
Le Sénat repasse et les français trépassent, impôts vu le déficit, croissance molle, lois sur le genre, prolification de l'espace, resucée sur les impôts en 2014, augmentation du chômage, gel du social, intensification de la pauvreté, augmentation des prix, pib inflationniste, et on joue au french coco, on repasse les jupes à la française et nos diplômés postulent sur des ETI fantômes ou sur une bourse molle vendue à l'étranger faute de liquide national!
a écrit le 20/06/2014 à 18:03 :
On va pouvoir lire des rapports digne de ce nom... 350 pages, bonne lecture! On lit entre les lignes? La croissance pour tous c'est pour quand? Et la chambre, c'est combien de sursitaires? On parle d'un sursaut, c'est un sénat qui fait des passes? Pour la croissance, c'est un coup de mou ou bien un coup de j'arnaque? Nous sommes bons dans la crise... rendons la permanente! On entend dire baisse d'impôts et dégraisser la mamouth, rapport campdessus.... on fait la foire au foin? La voiture France est sur la pédale de gauche, l'accélateur est-il à droite? On a passé en marche arrière? Et appuie sur le champignon, ça fait une tipp et une tva non perçue...On fait dans l'ambrassade du genre dans les coulisses de Cannes et le coup de pompe en terme de croissance? On double les codes et on relance ou bien on en mâche une page sur deux! Et aux régionales, on économise sur les DES PUTES d'où? Plus on taille plus on relance, nous parlons des dépenses! Alors taillons bien et mettons y du cœur! La termitière ne fait pas de relance du bois!
a écrit le 20/06/2014 à 18:02 :
et dire qu'en ces temps difficiles, nous entretenons une flopée de rigolos! impensable! iln'y a qu'en France, France si riche ! que l'on voit ça !
Réponse de le 20/06/2014 à 19:27 :
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Réponse de le 21/06/2014 à 11:02 :
si ce sont des rigolos alors que dire des électeurs qui les re-elisent presque aveuglement ? jusqu'à qu'un scandale vienne les éclabousser et relancer l'abstention qui conforte encore cette minorité a se maintenir .. résultat nul et on récolte que ce qu'on sème .. quand a se reformer par eux meme là on peut .... rêver au moins cela n'est pas encore taxé ..
a écrit le 20/06/2014 à 17:45 :
Enfin!!!!
a écrit le 20/06/2014 à 17:25 :
C'est dommage qu'ils n'aient pas prévu de réduire leur nombre par deux comme dans les administrations. Au moins notre pays aurait pus enfin faire des économies.
a écrit le 20/06/2014 à 17:21 :
ainsi nous aurons la preuve que le senat ne sert à rien puisque tout passe en deuxieme lecture chez les deputés
Réponse de le 20/06/2014 à 19:29 :
Tout-à-fait malo - si vous ne l'aviez pas mentionné c'est bien ce que j'aurais écrit ici meme.
a écrit le 20/06/2014 à 17:03 :
Vu leurs fortunes et revenus, déjà, l'étiquette "gauche", ça faisait tâche...
a écrit le 20/06/2014 à 16:47 :
348 !!! plus que le mode d'élection, c'est plutôt la constitution de cette assemblée (utile) qui est à revoir ! Certains grands états (très démocratiques) se satisfont d'une centaine...
a écrit le 20/06/2014 à 16:43 :
toujours bien de reprendre un peu au ps mais de toute façon le sénat ne sert pas à grand chose malgré ce que peuvent dire les concernés, et on ferait mieux d'imiter les italiens en le supprimant
a écrit le 20/06/2014 à 16:42 :
348 sénateurs qui bénéficient de privilèges absolument indécents dans le contexte actuel . Je ne suis pas pour supprimer le sénat mais pour réduire très significativement le nombre de senateurs et redéfinir leur mission .100 sénateurs me semble amplement suffisant . Bien sur une abolition de leurs privilèges est INDISPENSABLE !!! . Mais on ne peut compter sur ses élus en place pour se tirer une balle dans le pied , Un referendum est donc nécessaire sur le rôle du sénat , le nombre de sénateurs et leurs avantages . Et, tant qu'a faire , ramenons le nombre de députes a 300 . Nous n'avons plus les moyens d'entretenir des régiments d'élus , Le débat démocratique ne s'en portera que mieux . Et qu'on ne vienne pas me parler de la perte de représentativité .. Trop de sénateurs ne représentent qu'eux-mêmes ...
a écrit le 20/06/2014 à 16:30 :
Mais le senat est deja droite!toutes les mesures qui viennent soit de Bruxelles soit des cerveaux cupides d'europeistes francais sont votes par L'UMPSVERTCENTRE!
a écrit le 20/06/2014 à 16:12 :
ET LES PRIVILEGES DU SENAT NE SERONT PAS SUPPRIMES NOUS AVONS BIEN UN UMPS; a quand la suppression de cette chambre .
a écrit le 20/06/2014 à 16:04 :
C'est pas d'une grande importance; comme le disait si bien Jospin c'est une "anomalie démocratique", il avait raison le bougre !
a écrit le 20/06/2014 à 16:01 :
Tout le monde a bien compris que c'est non événement. Le sénat est ultra conservateur de toute façon de ses privilèges, de sa cantine, de son coiffeur. C'est une lessiveuse à recycler les vieux grognards de la politique; et son coût est exorbitant et de plus en plus anachronique. Jusqu'à quand?
Réponse de le 20/06/2014 à 19:31 :
que de dépenses !!!!!!
a écrit le 20/06/2014 à 15:50 :
En écrivant ce commentaire je sais que je serai loin d'être le seul à réclamer la dissolution de cette usine à dépenser de l'argent pour rien qu'est le Sénat. Mais comme il faut compter sur les sénateurs pour participer au congrès qui modifierait la constitution en conséquence, on peut attendre longtemps.

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