Travail dominical: l'accélération voulue par l'exécutif relance le débat

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Accélérer. L'exécutif espère pouvoir légiférer rapidement sur certains points du projet de loi portant sur la croissance dont a hérité le nouveau ministre de l'Economie Emmanuel Macron. A cette fin, une loi d'habilitation à procéder par ordonnances est en préparation, a confirmé l'Elysée vendredi, précisant que la réforme du travail dominical serait bien concerné par cette procédure. De quoi réveiller un débat relancé en 2013 avec plusieurs procès concernant des magasins de bricolage.
Tout au long du week-end et ce lundi avec davantage d'intensité, ce recours annoncé aux ordonnances a provoqué un tollé. Tour d'horizon des principales réactions.
Côté syndical, la CFDT, par la voie de son secrétaire général Laurent Berger a affirmé sur radio classique ce lundi :
D'ailleurs, celle-ci a déjà commencé a concédé Laurent Berger, puisque Jean-Paul Bailly, l'ancien patron de la Poste à la tête de la commission chargée du rapport sur ce sujet remis en décembre 2013, a consulté les organisations syndicales.
La CFDT s'est déjà prononcée contre une généralisation du travail dominical et exige des "contreparties pour les salariés" qui seraient concernés par de nouvelles exceptions.
"Sur cette question de travail du dimanche, c'est encore un déni de démocratie orchestré par ce gouvernement", a par ailleurs réagi auprès de l'AFP Michèle Chay, secrétaire générale de la Fédération CGT du commerce.
Tandis qu'à la CFTC, Joseph Thouvenel, estime que l'ouverture des magasins le dimanche "mérite un vrai débat, que les partenaires sociaux soient saisis et que les parlementaires débattent, sinon, à quoi sert le Parlement ?"
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Chez FO, Jean-Claude Mailly, c'est dit "stupéfait" dimanche que l'aménagement du travail le dimanche passe par ordonnance.
Dans les rangs de l'opposition, Xavier Bertrand, le député-maire UMP de Saint-Quentin (Aisne) s'est exprimé sur Europe 1 ce lundi:
Hors UMP, Charles Beigbeder, dirigeant d'entreprise et élu local dans le VIIIe arrondissement de Paris défend de son côté le repos dominical dans une tribune sur le sujet au moment même où le débat était relancé, le 29 août. Après avoir cité entre autres, le pape Jean-Paul II et l'Evangile selon St Luc, pour justifier un "repos (...) conforme à la nature profonde de l'homme", il remet en cause l'intérêt économique d'une généralisation de l'ouverture des magasins le dimanche.
Au FN, Louis Aliot, le vice-président du parti, a déclaré dans un entretien vidéo publié par le site du journal l'Opinion:
De son côté, le Parti de gauche s'en est pris plus généralement à la procédure des ordonnances, accusant le gouvernement de "vouloir dissoudre la démocratie". Martine Billard, secrétaire nationale du PG s'est indignée, dans un communiqué diffusé samedi:
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Une habilitation à légiférer par ordonnances permet au gouvernement de faire évoluer la réglementation plus rapidement que par le processus législatif classique, mais cela n'empêche pas que le Parlement devra donner son avis en ratifiant ou non les ordonnances prises.
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