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ÉconomieFrance

Manuel Valls : "l'extrême droite et Marine Le Pen sont aux portes du pouvoir" !

Photo de Philippe Mabille

latribune.fr

Publié le 07 septembre 2014 à 16:10 - Mis à jour le 07 septembre 2014 à 17:46

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En visite à Bologne pour la fête de l'Unità aux côtés de l'italien Matteo Renzo, Manuel Valls a vanté une gauche européenne "unie" et "qui réforme". Et a dramatisé les sondages montrant la poussée de l'extrême-droite et de Marine Le Pen.

Le Premier ministre Manuel Valls a vanté dimanche, au côté du chef de gouvernement italien Matteo Renzi, une gauche européenne "unie" et "qui réforme", déplorant les divisions de la gauche française.

Le Premier ministre français a dramatisé le sondage plaçant la dirigeante du Front national Marine Le Pen en tête à l'élection présidentielle de 2017. Et placé la majorité face à ses responsabilités, soutenant qu'il n'y a pas d'alternative au soutien au gouvernement et à François Hollande.

"Nous devons agir autrement. Et parler autrement. Pour être écoutés, et entendus. Nous savons quel serait le prix terrible de notre échec. En France, l'extrême droite et Marine Le Pen sont aux portes du pouvoir !", a lancé Manuel Valls dans un discours prononcé à la Festa de l'Unita à Bologne, dans le centre-nord de l'Italie. "Et moi, comme homme de gauche, je ne pourrai jamais me résigner à cela. Car ce sont les plus faibles qui seraient les premiers à en souffrir. Et ce serait aussi un coup terrible, peut-être fatal, porté à l'Europe", a-t-il poursuivi à la tribune.

Quelques minutes plus tard devant les journalistes qui l'interrogeaient sur le scénario d'une éventuelle dissolution de l'Assemblée nationale face à la crise politique en France, le Premier ministre a appelé "chacun à se hisser à la hauteur de la responsabilité" pour éviter "une crise institutionnelle"... "Quand, dans les enquêtes d'opinion, même si (l'élection présidentielle) est dans trois ans, Marine Le Pen est créditée de 32% au premier tour de l'élection présidentielle. Quand dans une hypothèse [en cas de 2e tour contre François Hollande, NDLR], elle pourrait même l'emporter, on a besoin d'une crise institutionnelle pour faire en sorte que demain le Front national soit aux portes du pouvoir ?", s'est alarmé le chef du gouvernement. "Ou a-t-on au contraire la nécessité de redresser le pays ?", a-t-il interrogé.

"Oui, nous avançons, nous réformons (...) et rien ne doit nous arrêter", a lancé Manuel Valls à la tribune de la fête de l'Unità à Bologne (Italie) aux côtés également du nouveau dirigeant du PSE espagnol Pedro Sanchez et de responsables sociaux-démocrates néerlandais, portugais et allemand. "Chaque jour qui passe, pas à pas, vous prouvez, nous prouvons, et notamment à la droite conservatrice, qu'il n'y a pas une Europe du sud qui refuserait de se réformer et une Europe du Nord, qui seule en serait capable", a-t-il dit.

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Alors qu'il fait face à des oppositions à gauche en France, y compris au sein du Parti socialiste, Manuel Valls a voulu montrer que la gauche réformiste progressait en Europe. "En France, la gauche s'interroge, la gauche est divisée. Je le regrette. Car la gauche se meurt quand elle se concentre sur ses petites querelles internes. Et si je suis parmi vous c'est parce que j'ai la conviction que nous faisons ici la démonstration que la gauche est forte quand elle est rassemblée", a-t-il lancé dans un discours prononcé intégralement en italien, qui lui a valu de nombreux applaudissements.

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"J'ai cette conviction: si nous voulons être entendus, nous devons être unis. Nous ne l'avons pas été assez par le passé... Nous devons aussi être plus forts, en bâtissant une gauche capable de mener les réformes nécessaires pour nos pays. Car une gauche qui est crédible, c'est une gauche qui est écoutée", a-t-il plaidé ajoutant : "abandonnons nos dogmes ! Bousculons nos habitudes ! Repensons nos méthodes !".

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