La CGT relance le débat sur le "coût du capital" et la réduction du temps de travail

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Philippe Martionez, nouveau patron de la CGT, jette un pavé dans la mare en revendiquant une nouvelle baisse du temps de travail.
Philippe Martionez, nouveau patron de la CGT, jette un pavé dans la mare en revendiquant une nouvelle baisse du temps de travail. (Crédits : CHARLES PLATIAU)
Le nouveau secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, revendique sa volonté d'aller à "contre-courant" en demandant une nouvelle réduction du temps de travail et en s'interrogeant sur le "coût du capital" qu'il oppose au "coût du travail".

Le nouveau secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, n'a pas raté son baptême médiatique. En moins de 48 heures, il a martelé des idées totalement à contre courant de la doxa actuelle. Mettant ainsi en pratique la volonté du syndicat de proposer des alternatives à la "politique d'austérité" menée selon lui actuellement en France. Certes, inévitablement, la CGT combat la loi Macron et surtout ses articles qui concernent le monde du travail: libéralisation du travail du dimanche et et en soirée, modifications des règles sur les procédures de licenciements, etc.

Réduire la durée légale du travail à 32 heures hebdomadaires

Mais, la centrale ne s'arrête pas là. De façon plus iconoclaste, elle veut relancer le débat sur la réduction du temps de travail. Elle suggère ainsi qu'on débatte sur un passage aux 32 heures légales. C'est-à-dire que ce serait à compter de 32 heures  et non plus 35 heures que se déclencherait le mécanisme des heures supplémentaires.

 "Parler des 32 heures par exemple aujourd'hui ne me semble pas une absurdité. Il y a besoin que des salariés qui ont trop de travail, qui sont mal dans leur travail, puissent laisser un peu de temps à ceux qui n'ont pas d'emploi", a expliqué Philippe Martinez ce jeudi 5 février sur France Inter. Et d'ajouter "C'est un vrai défi pour les années qui viennent, cette question de la réduction du temps de travail".

Philippe Martinez assume totalement cette idée qui va à l'encontre du discours ambiant: "je pense qu'être à contre-courant, c'est offrir des perspectives. On n'est pas les seuls à être à contre-courant. Le débat a lieu dans d'autres pays européens sur la réduction du temps de travail", a-t-il souligné.

Une déclaration qui intervient alors que l'on fête cette année les 15 ans des lois Aubry qui ont fixé la durée légale du travail à 35 heures. Or, de nombreuses voix à droite, mais aussi à gauche, prônent un assouplissement de cette durée légale, voire sa suppression, pour laisser les entreprises libres de fixer leurs propres règles. Avec l'idée de leur permettre de limiter , voire de supprimer, le "surcoût" lié aux heures supplémentaires.

"Le coût de la rémunération du capital" s'élèverait à 93 milliards d'euros

Mais Philippe Martinez va encore plus loin en relançant une vieille antienne de la CGT sur le "coût du capital" à opposer au "coût du travail", régulièrement dénoncé.

En 2013, le syndicat s'était appuyé sur une étude  publiée par le Centre lillois d'études et de recherches sociologiques et économiques (Clersé), une structure de recherches commune à l'Université Lille 1 et au CNRS, qui tend à démontrer que le " coût du capital" est surévalué en France. Selon l'étude, ce surcoût atteindrait 93 milliards d'euros qui pèsent sur les entreprises.

En effet, selon le Clersé :

" L'acquisition des biens capitaux par les entreprises se « charge » ou « se surcharge » d'un coût financier qui est déterminé par les modalités d'approvisionnement des entreprises en capitaux liquides nécessaires au financement des ces acquisitions. Ce coût qui s'ajoute au coût réel du capital est formé concrètement de revenus prélevés sur l'entreprise - les intérêts et les dividendes - qui n'ont, en dehors du risque entrepreneurial, aucune justification économique. Ils relèvent pour une bonne part d'un phénomène de pure rente dont la société dans son ensemble aurait intérêt à se libérer (...). C'est cette part dispensable de la rente financière que nous qualifions de surcoût du capital ".

En d'autres termes, pour la CGT, ce surcoût, qui trouve son origine dans la "financiarisation de l'économie ", est constituée de la part de la rente financière qui pourrait être éliminée "sans dommage pour l'accumulation du capital productif ".

C'est le besoin de financer ce surcoût de capital qui, selon la CGT, pousse les entreprises à renoncer à des projets économiques susceptibles d'entraîner un retour sur investissements inférieurs à 15%.... Pas assez rémunérateurs. Toujours pour la CGT, c'est encore pour cette raison qu'un salarié " consacre maintenant 45 journées de travail à l'actionnaire, contre 12 jours en 1981".

Créer un indice du coût du capital

La centrale veut donc que le gouvernement prenne le coût du capital en considération. Constatant qu'il existe bien un indice du coût du travail, elle propose que soit mis en place un groupe de travail, sous l'égide du Conseil national de l'information statistiques (Cnis), pour élaborer "un indice du coût du capital, permettant de définir l'impact de la financiarisation sur le développement des entreprises, de l'emploi, des salaires, de la protection sociale et des services publics".

La CGT plaide aussi pour l'organisation d'un débat contradictoire sur la répartition des richesses créées par le travail pour déterminer " quelle part va à la rémunération du travail, quelle part va à l'investissement, quelle part va à la rémunération du capital, quelle part va au financement des politiques d'intérêt général via l'impôt".

Reste à savoir si ces idées vont "prendre" dans l'opinion, tant elles vont à l'encontre de toutes les thèses développées - et répétées en boucle - actuellement.

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a écrit le 17/02/2015 à 0:47 :
Je suppose que la moustache , c'est pour ressembler à un Bordure dans le monde enchanté de Tintin , non ?
C'est un peu dérangeant...ça nous ramène 40 ans en arrière ...!
Cinquante ? Déjà ?
Mince , j'ai oublié de regarder ma montre... :-)
a écrit le 07/02/2015 à 7:52 :
CGT number one
a écrit le 06/02/2015 à 14:50 :
il a la tronche du "Péponne" de Don Camilllo ! il est resté aux mêmes combats des années 50
Réponse de le 06/02/2015 à 15:06 :
C'est bien de rappeler que la CGT a libéré la France!

Pendant ce temps, il y en avait un paquet de petit commerçants pour faire des affaires avec l'occupant!
Réponse de le 06/02/2015 à 17:55 :
et le pacte germano-sovietique cela vous rappel des souvenirs!

Le PCF etait le parti d'europe le plus inféode a Moscou et sur une ligne orthodoxe stanilienne pure et dure, pas de leçons a recevoir d'eux.
a écrit le 06/02/2015 à 14:47 :
un ancien délégué de Renault ou comment le Parti communiste se faisait entretenir ses cadres ! on sait bien chez que Renault ces délégués n'ont jamais touché une clé à molettes de leur vie ! leur job , c'est bouffer du patron ! il devrait aller en Corée du Nord , le seul pays où il reste des communistes(à part la France) , même en Russie il n'y en a plus ! avec un tel énergumène à la tête de la CGT qui a déjà cassé le gros de l'outil industriel français , on va tout droit vers la destruction du reste des emplois de production en France ! Le Paon , était un ange à coté de lui ! on peut s'attendre à une multiplication des conflits sociaux !et heureusement que Hollande ne fait aucune réforme structurelle qui serait l'occasion de conflits majeurs ! un nouveau mai 68 ,c'est pour bientôt ! Pauvre France !
Réponse de le 06/02/2015 à 16:58 :
d'où tenez-vous ces affirmations? "on sait très bien". non vous ne savez pas!
mon père est rentré à 14 ans en apprentissage chez Renault, était ajusteur outilleur, rentrait le soir en "sentant l'usine", était délégué CGT et partait très tot le matin pour militer. Oui il menait les deux. Réglait et entretenait les machines, défendait l'outil de travail, proposer des projets industriels, lutter contre les délocalisations, applaudissait aux progrès techniques, à la robotisation mais défendait les salariés notamment les OS pour qu'ils ne soient pas les laissés pour compte. On pourrait en écrire un livre. Voila brièvement ce qu'était la vie d'un ouvrier-militant chez Renault. Votre mépris n'a d'égale que votre ignorance pour ce monde.
Peut-etre êtes-vous salarié? avec des semaines de congés payés, des droits dans l'entreprise... vous le devez beaucoup à ces CGTistes.
Réponse de le 28/02/2015 à 13:00 :
mon mari travaille pour Renault et je peux vous dire que le délégué syndical de son entreprise ne met pas un pied dans l'usine pour travailler!!
a écrit le 06/02/2015 à 14:31 :
du grand n'importe quoi ! La CGT est le revelateur de l'inculture économique incroyable qui a cours chez les syndicats qui ne maitrisent pas les mécanismes de base de l'économie !
Il n'ya pas de travail sans capital ca n'existe pas ! Le capital est la matière 1ère du travai
Si vous rencherissez le cout du capital vous détruisez le travail et vous faites fuir les investisseurs
pourquoi pas passer aux 30h ou aux 20h tant qu'il y est payé 35 ? Le travail n'est pas un gateau qui se partage c'est une idée totalement erroné sur le plan économique
Les propositions de la CGT visent à réduire à peau de chagrin le gateau et de distribuer des miettes . L'égalité dans la pauvreté
Réponse de le 06/02/2015 à 15:09 :
Primo, dans votre premier paragraphe vous dites exactement la même chose que lui!

Deuxio, je vous attends sur la démonstration concernant la réduction du temps de travail soit disant démontrée économiquement!
Réponse de le 06/02/2015 à 15:44 :
Il n'y a pas de travail sans capital ? Vous datez un peu. Avec la nouvelle économie, il faut au contraire de moins en moins de capital pour faire du travail. L'économie du numérique en est la preuve et les imprimantes 3D qui n'en sont qu'à leurs début aussi.
Lorsque le travail coûte plus cher que le capital, on met des robots et cela arrive même en Chine, chez Foxconn par exemple.
a écrit le 06/02/2015 à 7:41 :
CGT 1er syndicat de France avec 700 000 adhérents.
Il sera difficile de ne pas composer avec ces salariés.
Réponse de le 06/02/2015 à 8:29 :
Il n'y a que 7% des salariés qui sont syndiqués, tous syndicats confondus. Les 93% non syndiqués en ont plus que marre qu'une caste de lobbyistes spécialisés dans le siphonnage des fonds publics viennent se mêler de tout. Il y a en France plus d'entrepreneurs que de syndiqués...
Réponse de le 06/02/2015 à 10:59 :
Certes, 93%de non syndiqués c'est 93% de personnes qui se taisent. Quoi qu'on en dise, ce sont les syndicats qui sont porte parole des salariés et si on est pas d'accord avec ceux qu'on a on en crée un. Si personne ne s'engage, d'autres le feront à votre place c'est ça la vraie vie
Réponse de le 06/02/2015 à 15:04 :
Pour écrire que les salariés en ont mare des syndicats, il faut se sentir représentatifs des salariés.

Je pense que vous n'êtes pas un salarié et même si vous l’étiez il vous faudrait passez par des élections professionnelles pour pouvoir parler en leur nom!

Jusqu'à preuve du contraire la CGT est représentative!
a écrit le 06/02/2015 à 7:18 :
le cout du capital ? comme la CGT est un syndicat communiste, je propose qu'ils aient faire un stage de 6 mois à Cuba ou en Corée du Nord.
Ils y verront les magnifiques réalisations du modèle qu'ils préconisent...
Réponse de le 06/02/2015 à 15:10 :
Vous pouvez aussi aller faire un stage dans de nombreux pays africains qui ont échoué dans leur virage libéral.

Vous verrez les magnifiques réalisations!
Réponse de le 06/02/2015 à 17:01 :
ou beaucoup plus près, en France
et admirez la casse de l'industrie pour garantir les revenus des actionnaires/spéculateurs!
a écrit le 06/02/2015 à 6:32 :
C'est gens là sont fous, ils devaient être condamnés pour atteinte à l'état.
Ils n'ont rien à perdre, protégés par leurs syndicats, les fonctionnaires déjà bien heureux de leur temps de travail, en seraient les premiers bénéficiaires ...
Réponse de le 06/02/2015 à 15:11 :
C'est souvent avec sa propre folie qu'on juge la folie des autres!

Généralement vouloir condamner et interdire l'opposition est l’œuvre de fous!
a écrit le 06/02/2015 à 0:09 :
Le nombre d'heures de travail va inexorablement diminuer avec l'automatisation (économie digitale, big data, robots...). Le problème de la France est d'avoir en plus un coût horaire du travail faiblement qualifié trop haut, accélérant l'arbitrage en faveur de la machine avec également une propension à ne pas vouloir payer le service normalement. Ces heures déjà faibles sont en plus concentrées toutes sur une tranche d'âge très étroite (30-50 ans) qui travaille intensément (travail des femmes plus soutenu qu'ailleurs, peu de temps partiel, heures sup, processus tendus...) laissant la majorité de la population sans aucun revenu primaire, ceci étant accentué par une forte natalité, un solde migratoire qui n'est pas négatif et une espérance de vie assez longue. Pour détendre le système il faudrait subventionner le travail faiblement qualifié et répartir davantage ces heures avec plus de flexibilité (voir contrats zéro heure en UK)...Il reste qu'à terme l'homme moderne vivra de moins en moins de son travail et de plus en plus de la redistribution d'une rente qui grossit indéfiniment. C'est vital pour le capitalisme qui a besoin de consommateurs pour fonctionner, même si les prix par unité d'oeuvre baissent considérablement du fait de l'ingénierie low cost et de l'économie digitale.
Réponse de le 06/02/2015 à 15:39 :
Pas faux, mais il faut rajouter que la machine va remplacer l'homme dans des tâches de plus en plus élaborées, ce qui va toucher aussi l'encadrement de premier niveau et les techniciens supérieurs.
Quand on voit les articles pondus par les journalistes robotisés, on se dit que personne n'est à l'abri . Les systèmes experts dans l'analyse de données remplacent déjà avantageusement l'humain dans certains métiers.
a écrit le 05/02/2015 à 23:37 :
Elle est grosse la ficelle de la surenchère démago pour reprendre la vente de rêve à 2 balles pour remettre de l'ordre dans ses rangs.. encore un staline déguisé en père noel
Réponse de le 05/02/2015 à 23:47 :
Dès que quelqu'un professe des idées qui ne sont pas les vôtres, c'est de la démago.
Pourtant, cela mériterait d'être étudié et de voir si il y a du vrai ou non.
a écrit le 05/02/2015 à 22:05 :
Le cout du capital vous dérange ? Vous avez d'autres appartements à refaire ? Des bureaux neufs à rénover ? Ah non, c'est surement pour financer des primes de départ pour ceux qui restent que vous peinez à vous financer ... !!
a écrit le 05/02/2015 à 20:35 :
Il a bien de la chance ce monsieur, payé plus de 5000 euros par mois, véhicule de fonction, il récupère l'appartement de son prédécesseur refait a neuf ainsi que le fameux bureau également refait a neuf également au frais des contribuable Français. Il vit donc mieux que la grande majorité des actionnaires.
a écrit le 05/02/2015 à 20:28 :
On peut être au chômage par choix. j'en connais qui son enchantés d'y être vous savez.
Et cela depuis plusieurs années.
Réponse de le 06/02/2015 à 0:17 :
Le concept d'assurance chômage n'est plus vraiment adapté...comme d'ailleurs ne le sera peut-être plus dans quelques décennies l'assurance catastrophes naturelles...Le chômage n'est plus un accident qui s'assure. En vérité il faut flexibiliser d'une part et garantir l'emploi (au besoin dans les secteurs non marchands) d'autre part en le subventionnant, et c'est possible notamment en activant le budget de l'UNEDIC (et au passage en le finançant plutôt par une ponction sur le free cash flow des entreprises et non en surenchérissant le coût du travail). Je ne vois pas d'autre solution.
a écrit le 05/02/2015 à 20:19 :
Les 32H/semaine sont une solution à la baisse du chômage, des études de nombreux économistes en atteste. On peut savoir lesquels ?
Moi je constate que l'on jamais autant délocalisé depuis que nos fameuses 35 heures existent.
a écrit le 05/02/2015 à 20:06 :
C'est le genre de propos qu'il ne faut surtout pas tenir aupres des integristes liberaux.
Le temps de travail c'est un dogme pour l'orthodoxie liberale, toute reflexion sur la machine qui a remplace le travail physique, sur les nouvelles technologies qui remplacent le travail cognitif est voue à une critique virulente sterile. Et pourtant nombre d'economistes sont conscient de cette mutation que nous vivons, comme ils sont conscient que la croissance ne revien
a écrit le 05/02/2015 à 19:04 :
Autant d'attitude suicidaire, c'est siderant. Et dire que certains niais vont croire cela possible ... apres tou, il faut peut-etre que le pays coule definitivement pour que la CGT soit definitiviement bannie.
a écrit le 05/02/2015 à 18:55 :
blablas à 2 balles, de toute façon ce sera le néant comme d'hab et malheureusement. Depuis quelques années, les syndicats ne roulent que pour eux et surtout leurs poches.
a écrit le 05/02/2015 à 18:51 :
A lui aussi on lui a refait son appart a 150000€ a lui aussi a de nouveau refait son bureau a lui aussi on lui a promit une retraite chapeau ? Merci au parti CGT pour cette situation économique de notre pays !
Réponse de le 06/02/2015 à 17:07 :
c'est bien connu, c'est la CGT qui a la majorité à l'assemblée, qui fait les lois, qui préside la commission de l'UE, la BCE, note les pays, domine tous les conseils d'administration des grands groupes du CAC40 et d'ailleurs... peu-etre que même le pâpe est à la CGT, voire dieu? a oui c'est pour ça que tout va mal.
a écrit le 05/02/2015 à 18:43 :
Il a la méthode pour terminer ma destruction économique de la France? Il a tout pour s'entendre avec HOLLANDE et VALS.
Puis ensuite ils pourront dire : Ah nous n'avions pas compris !
Mais votez pour nous car maintenant nous avons compris
a écrit le 05/02/2015 à 17:50 :
Ça repart! La CGT se remet à faire de la politique... Ce n'est pas son rôle...
Elle se doit de défendre les salariés lorsqu'il y a des abus, des exès. Elle n'est pas là pour proposer des choix politiques, domaine oû manifestement elle est à côté de la plaque.
Réponse de le 05/02/2015 à 17:59 :
c'est cela oui- et ca ne vous dérange pas que les patrons fassent de la politique ? en quoi une entreprise, amorale par destination, doit elle se mêler du débat politique, à l'instar du medef ? si vous voulez faire taire les syndicalistes, restez dans votre logique et faite taire le patronat
Réponse de le 06/02/2015 à 15:12 :
C'est vous qui décidez des sujets que peuvent aborder les syndicats?
a écrit le 05/02/2015 à 17:07 :
j'aimerai bien aussi que le CNIS calcule l'IDES (Indice de Destruction des Entreprises par les Syndicats).
Ca mettrait en perspective l'évolution de l'industrialisation en France ces 30 dernières années où avec des acquis sociaux toujours plus nombreux que les syndicats ont capitalisés toutes ces années, le nombre d'emplois détruits à progresser proportionnellement à ses avantages sociaux.
Cet indice permettrait de montrer le nombre d'emplois et d'industries/entreprises détruits durant ces 30 dernieres années où les syndicats étaient présent;

Parce que c'est facile de taper sur la "finance" car elle ne répond pas, vu qu'elle n'existe pas.
La finance, c'est surtout une solution de placement de l'épargne. Or que font les ouvriers, les syndiqués avec leur épargne ? lls ne le mettent pas dans des produits financiers tel des assurances-vie, des livrets d'épargne ?
Réponse de le 05/02/2015 à 17:36 :
Il y a des pays sans syndicats, et sans protection sociale...

Il ne fait souvent pas bon y vivre.
Réponse de le 05/02/2015 à 21:43 :
Il y a aussi des pays qui bénéficient de la présence d'organisations syndicales animées par des gens qui ont compris comment et pourquoi l'URSS avait échoué...accessoirement, les syndicats des pays concernés (Allemagne, Pays-Bas, pays scandinaves) comptent aussi une majorité d'adhérents en dehors de la fonction publique ou des secteurs "sous statut" et sont financés par les cotisations des salariés dont ils défendent VRAIMENT les intérêts.

Intérêts qui n'ont, dans 90% des cas, aucun point commun avec les intérêts des agents de l'Etat ou des collectivités, qui sont eux-mêmes rarement en adéquation avec les intérêts propres de l'Etat et des collectivité, c'est à dire ceux de la majorité des citoyens.

En France, le monde syndical et l'Etat ont été peu à peu confisqués par des mafias économiques et des chapelles idéologiques qui, pour les premières, "vivent sur la bête" et, pour les secondes, rêvent, en vain, de parvenir à imposer par les luttes syndicales ce que les urnes leur ont toujours refusé et leur refusent encore.

Je prédit que ces mafias et ces chapelles subiront, tôt ou tard, et de manière violente, la juste rétribution de leur nocivité pluri-décennale.
Réponse de le 06/02/2015 à 14:56 :
Il ne vous a pas échappé que le dialogue social en France est moyenâgeux, mais surtout du fait des entreprises! .

Il n'y a qu'en France ou les patrons refusent totalement le dialogue social comme vient de le faire la CGPME qui a refusé toute forme de représentation des salariés dans les entreprises de moins de dix salariés.

Il y a avait une fenêtre historique pour la modernisation du dialogue social et Gattaz et la CGPME l'ont refermée au grand plaisir de la CGT!

Si les syndicats avaient réellement en poids dans la gestion des entreprises, si les syndiqués n'avaient pas peur pour leur carrière, alors peut-être aurions nous un dialogue social constructif, et une vraie représentativité des syndicats, comme dans certains pays scandinaves.

Le dialogue social en France est très 19ème, mais notre patronat n'a pas beaucoup évolué il faut bien l'avouer.
a écrit le 05/02/2015 à 16:35 :
Enfin des vrais sujets de fond.
- C'est effectivement le coût du capital (profits) et non le "coût du travail (salaires) qui bride notre économie.
- Les 32H/semaine sont une solution à la baisse du chômage, des études de nombreux économistes en atteste.
Réponse de le 05/02/2015 à 22:15 :
(moi, je n'ai pas masqué le "r")
Dites moi, vous, vous avez créé une entreprise, pour vous plaindre du cout du capital (pas le bouquin, Hein, ...si vous l'avez lu!?) ?
Vous avez créé des emplois, pour affirmer que le cout du travail ne bride pas notre économie ?
Quand à vos pseudo économistes, perso, je me méfie des énarques et assimilés qui n'ont jamais rien créé de leurs dix doigts, mais qui donnent des leçons à tous !!
a écrit le 05/02/2015 à 16:21 :
Je n'aime ni les moustachus, ni les barbus ces personnes négligées ont très souvent quelque chose à cacher.
Réponse de le 05/02/2015 à 17:37 :
Comme les femmes qui se maquillent?
Réponse de le 05/02/2015 à 20:18 :
commentaire inutile
Réponse de le 06/02/2015 à 18:31 :
Vous êtes donc épilée ?
a écrit le 05/02/2015 à 16:10 :
le débat est effectivement réel, mais théorique : si vous avez besoin de 400 millions pour rénover un haut fourneau -exemple - et que vous ne les avez pas, il va bien falloir accepter les conditions du gars qui va faire le chèque, fussent elles délirantes. . intéressant le chiffre des 93 milliards de surcoût , on va pouvoir compare avec celui des prélèvements par exemple !
l’étude citée est inintéressante, mais basée sur des notions plutôt datés , en terme de mécanisme de constitution des rentes. une vraie question, à ne pas laisser entre les seuls d’idéologues à la vue basse !
Réponse de le 06/02/2015 à 17:09 :
et comment qu'il les
Réponse de le 06/02/2015 à 17:16 :
et comment il les a gagnés les 400M€? et qui les a créés? c'est bien là le problème: devoir supplier ceux qui ont prélevé plus que de raison sur le travail des autres, qui financeront pour prélever encore plus. Il faut se redonner les moyens de financer nos entreprises sans passer par ces mécanismes. ça serait possible si c'était la mission de nos banques centrales, de la BCE.
a écrit le 05/02/2015 à 14:59 :
il devrait arreter de se plaindre!
l'industrie, qui est ' intensive en capital' est en train de quitter la france a grande vitesse!
dans 5 ans, il n'y aura plus d'industrie du tout, et le ' cout du capital' ne se posera plus............
bon, evidemment, il ne s'agira pas de gemir car il n'y a plus de travail dans l'industrie, hein...
Réponse de le 05/02/2015 à 17:50 :
Le capital est de plus en plus immatériel, et le principal capital d'une entreprise aujourd'hui c'est son capital humain.

Le cout du travail en France est un problème que pour les emplois non qualifiés.

Quand à la diminution de l'industrie en France, celle-ci est bien réelle, mais elle est à relativiser car la part de l'industrie dans le PIB diminue dans le monde entier.

D'autre part, les salaires dans l'industrie sont largement au dessus du smic (entre 2 et 3 smics de mémoire), et l'industrie française a juste manqué sa montée en gamme.
Une baisse du cout du travail sur les industries du passé n'aurait qu'un faible impact.

Enfin, il me semble qu'ici, c'est le cout moyen pondéré du capital (WACC) qui est évoqué, avec un accent porté sur le cout des capitaux propres, valorisé à l'aide du médaf (taux sans risque + prime de risque)
a écrit le 05/02/2015 à 14:42 :
Bien sûr que la durée du travail doit être revue, que ce soit de 32 ou 50 heures. Bien sûr que la financiarisation du capital doit être limité (Cf. entreprises rentables créant de la dette uniquement pour servir les actionnaires). Et bien sûr que la répartition du résultat d'une entreprise doit être négociée, je plaide pour l'intangible 1/3 actionnaires, 1/3 investissement et 1/3 salariés. Et heureusement que certains disent tout haut ce que beaucoup pensent et n'osent pas dire. De surcroit, je ne veux pas d'une américanisation de notre économie ni de notre société. CQFD.
Réponse de le 05/02/2015 à 14:57 :
"Des entreprises rentables créant de la dette pour leurs actionnaires...".

Soit les bénéfices sont suffisants pour payer les dividendes, et l'entreprise ne va pas emprunter puisqu'elle a l'argent. Soit ils sont insuffisants, et il est impossible de verser des dividendes supérieurs. Il n'y a donc pas de souscription d'emprunt.

Désolé de ne pas comprendre votre raisonnement, pouvez-vous éclaircir ?
Réponse de le 05/02/2015 à 16:17 :
le truc, c’est qu'en dehors de quelques exceptions, il est bien rare qu'une entreprise distribue plus de 30% : aller au tiers fera plaisir à bien des actionnaires! En réalité , le tier allant aux salariés serait donc prélevée sur celle de l’entreprise, est ce une si bonne idée pour préparer l'avenir ? D’autant que par définition, les salaries ont déjà touchés leurs salaire, pour un montant souvent bien supérieur au résultat net global.Cette re rémunération du travail, outre quelle n'est pas tres cohérents, se ferait donc essentiellement au détriment de celle de l'outil...est ce vraiment une bonne idée ?
a écrit le 05/02/2015 à 14:41 :
pour éviter les dérapages et provocations habituels de la CGT il faudrait qu'ils cessent d'être financés par nos impôts pour ensuite détruire nos emplois.
a écrit le 05/02/2015 à 14:35 :
C'est un vieux slogan de gauche: faire payer les machines!
a écrit le 05/02/2015 à 14:33 :
La réduction du temps de travail est lié aux gains de productivité que l'énergie nous procure, et on considère cela comme du chomage.
a écrit le 05/02/2015 à 14:30 :
Il faut également prendre en compte l'énergie; on le travail, le capital et l'énergie.
a écrit le 05/02/2015 à 14:07 :
Je ris... jaune des propositions de ce syndicat qui fiche la France par terre chaque fois qu'il "intervient " dans une entreprise !

Il faudra combien de chomeurs encore ?
a écrit le 05/02/2015 à 13:46 :
"La CGT relance le débat sur le "coût du capital" et la réduction du temps de travail" ... et moins de sous ... je présume !
a écrit le 05/02/2015 à 13:37 :
@a quoi servent ces gens.. A rien, payés par Bruxelles, les syndicats ne servent à rien sinon à ..servir l'Europe europïste qui a pris les rennes du pays, il ne faut pas compter sur eux qui se sont prononcés pour le strict respect des réformes nécessaires, entendez d' d'austérité .. Demain la Grèce, ici, sans aucun doute avec ces gens là..
a écrit le 05/02/2015 à 13:36 :
l'indice du coût du communisme ...?
a écrit le 05/02/2015 à 13:19 :
Pas mal cet "indice du coût du capital" ... y pas de raison de s'en priver !
Il a raison de taper dans la fourmilière. On - "on" est bien aidé par les média et nos politicards clientélistes - se focalise sur les 35 h ou quelques pour cent de charges social ... Mais le vrai débat n'est pas là ! à qui profite la financiarisation de l'économie ? Une poignée de copains qui s’accaparent les dollars & les euros bientôt émis par la BCE en engrangeant des bénéfices & plus-values colossaux sur les marchés des matières premières (dont notre nourriture), la spéculation, les taux de changes, etc. et tout ça, sans taxe ou presque.
Bien sûr les quelques pots de vin à verser entament leurs magots planqués dans les paradis fiscaux, mais je vais pas pleurer pour si peu...
Il est temps de voter pour des partis politiques qui proposent une véritable alternative à tout ça ! Certains voient même un risque de révolution grandir ...
a écrit le 05/02/2015 à 13:08 :
Si le capital est cher, c'est parce qu'il est rare : que la CGT milite pour les Fonds de Pensions, et alors, les Travailleurs pourront refiler pas cher leur capital aux Sociétés.
En plus comme cela on peut supprimer la Sécu et faire des économie.
a écrit le 05/02/2015 à 13:03 :
il doit apprécier notre président: celui-ci est le champion en terme de réduction du temps de travail, avec de plus en plus de monde à 0h00.
a écrit le 05/02/2015 à 12:55 :
La pression devient forte sur le monde du travail :effectuant un enduit sur facade produit aux normes de l'environnement, trace de liquide jaunatre dans le caniveau , sommation par un employe de l'etat d'arreter les travaux , refus, 18745 euros d'amende, huissier , fermeture entreprise, 3 chomeurs en plus
Réponse de le 05/02/2015 à 13:26 :
C'est normal qu'on ne vous laisse pas polluer en toute impunité. Et le chantage à l'emploi pour pouvoir continuer à polluer sans vergogne, c'est pas joli, joli.
a écrit le 05/02/2015 à 12:39 :
La rémunération du capital n'est elle pas un des termes qui handicape la compétitivité? Les cotisations sociales et un turn-over quasi nul n'améliorent ils pas justement la compétitivité? C'est des questions qu'il est légitime de se poser!!
Réponse de le 05/02/2015 à 16:18 :
"La rémunération du capital n'est elle pas un des termes qui handicape la compétitivité?"

La faible rémunération du capital est l'une des causes de la ruine de la France.
Réponse de le 05/02/2015 à 23:40 :
La rémunération du capital peut être considéré comme une charge comme tout intérêt à verser. La ruine de la France provient de sa compétitivité du a son haut niveau social et a la disparition des frontières.
a écrit le 05/02/2015 à 12:35 :
C'est un malade qui se prend pour Karl Marx. On n'avait pas besoin de cela

Le coût du capital ? Qui va prêter aux entreprises - sans intérêt ??? L'Etat va se substituer aux banques et assurer les risques de défauts à leur place ? L'Etat est il une banque ? On voit d'avance les abus que cela engendrera : clientélisme politique, magouille entre copains avec l'argent du contribuable et une perte encore plus grande pour toute la société que les 93 milliards énoncés. Crédit Lyonnais / Dexia - puissance 100

Fosco
Réponse de le 05/02/2015 à 13:12 :
Ce n'est pas le coût du capital qui est montré du doigt, c'est son surcoût ! Lisez l'article !
Réponse de le 05/02/2015 à 19:21 :
"Sans intérêts"? C'est une blague?
a écrit le 05/02/2015 à 12:33 :
A quoi servent ces gens, démagos, dont le discours sans fond et anachronique ne peut que plaire à ceux qui rêvent d'un monde idéal mais qui, hélas, ne sera jamais.
5 millions de chômeurs, nombre en croissance permanente, et des entreprises exsangues qui meurent de plus en plus, ne suffisent pas à la CGT pour comprendre qu'il faut baisser les charges, assouplir le travail, s'adapter à l'époque en réduisant des avantages et en changeant des règles bien souvent nés suite à des besoins issus de l'après guerre.
Ne jamais bouger voire reculer dans le confort de ce qu'était le passé (confort dont de moins en moins de gens profitent désormais, vu le chômage) plutôt que de s'adapter aux besoin de l'avenir pour que le grand nombre s'y retrouve... Triste syndicat. A quoi sert-il ?
Réponse de le 06/02/2015 à 15:16 :
Et si vous aviez totalement tord?

Ah, non, vous vous êtes utile, vous savez... vous pensez que le million de chômeurs depuis 2008 est du à la CGT.

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