Le président de l'UMP, Nicolas Sarkozy, souhaite repousser à 63 ans l'âge légal de départ à la retraite dès 2020 et propose d'augmenter le temps de travail des fonctionnaires, dans un entretien à paraître lundi dans Le Figaro.
Alors que ses rivaux Alain Juppé et François Fillon prônent la retraite à 65 ans, l'ancien chef de l'Etat "préfère passer l'âge légal de départ à 63 ans pour bénéficier d'une retraite à taux plein, mais le faire à raison d'une augmentation de quatre mois par an. C'est-à-dire repousser l'âge de départ à 63 ans (et à 68 ans, sans décote), en trois ans".
L'âge légal de départ à la retraite était de 65 ans avant d'être abaissé à 60 ans en 1982 au début du premier septennat de François Mitterrand. La réforme des retraites de 2010 a depuis fixé cet âge légal à 62 ans, à partir de la génération née en 1955 (2017). L'an dernier, l'UMP a proposé de le reculer à 65 ans en 2023.
M. Sarkozy veut aussi "repenser tout notre Code du travail" et propose "une règle simple": "ne garder que les droits fondamentaux des salariés dans le Code du travail et renvoyer le reste à la négociation d'entreprise".
Jugeant que "l'écart entre le secteur public et le secteur privé est devenu injustifiable", il estime "impératif d'augmenter" le temps de travail des fonctionnaires "si on veut que la France s'en sorte". "Je souhaite que l'on renégocie les accords sur le temps de travail dans la fonction publique, il y aurait moins de jours de RTT mais, en contrepartie, je propose de rétablir les heures supplémentaires défiscalisées, pour inciter les fonctionnaires à travailler plus", souligne M. Sarkozy.
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Contrairement à M. Fillon, il ne plaide pas pour l'abrogation pure et simple des 35 heures. "Mon principe est simple: les entreprises qui souhaitent sortir des 35 heures doivent pouvoir le faire par la négociation. Comprendre les besoins de l'économie française, c'est oser dire qu'il faut faire confiance aux entreprises, aux entrepreneurs et aux salariés pour négocier à leur niveau le temps de travail", déclare M. Sarkozy.
Il plaide en outre pour un retour "à un niveau de dépenses publiques équivalent à 50% du PIB" et une inscription de "ce chiffre dans la Constitution, pour qu'il ne puisse plus être dépassé".
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Alors que la France est "écrasée d'impôts", il estime qu'il "ne doit plus y avoir d'ISF". "On ne peut pas vouloir l'Europe, c'est-à-dire la liberté de circulation des hommes et des capitaux, et avoir la fiscalité la plus lourde du continent. Cette inconséquence nous coûte cher. Il faut désidéologiser le débat fiscal".
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