Accord sur le climat, l'Union européenne enclenche sa "révolution verte"

 |   |  343  mots
Les dirigeants de l'Union européenne ont trouvé un accord ce vendredi pour réduire de 20% leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020. L'équipe de Nicolas Sarkozy, dont c'était le dernier sommet en tant que président de l'Union, est parvenue à convaincre les pays de l'Est.

Le plan climat européen est adopté. Les vingt-sept dirigeants des pays membres de l'Union européenne (UE), ont adopté ce vendredi à l'unanimité le plan climat qui a pour but de réduire de 20% leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020. Cet objectif, qualifié d'ambitieux par beaucoup, va consister notamment à faire payer des droits à polluer à une partie de l'industrie européenne.

Jeudi, la France, qui présidait ce sommet, a réussi à lever les réticences de l'Allemagne, la Pologne et l'Italie. Ce vendredi matin, par une série de nouvelles propositions, elle a réussi à rallier la Hongrie à son avis.

Le plan adopté prévoit également de porter la part des énergies renouvelables en Europe à 20%, toujours pour 2020, et de réaliser 20% d'économies d'énergie sur la même période.

Dans une conférence de presse qui clôturait le sommet européen, Nicolas Sarkozy, dont c'était le dernier événement en tant que président de l'Union, a estimé que "l'Europe ne peut être écoutée que si elle est exemplaire". Pour sa part, Jean-Louis Borloo, ministre du développement durable, a salué '"une décision historique pour la planète".

De son côté, l'ancien vice-président américain Al Gore, présent au sommet de Poznan, a estimé que "la route pour Copenhague est maintenant dégagée". C'est en effet dans la capitale danoise que doivent se tenir des discussions en vu d'un accord mondial sur le climat. Il repris à son compte le slogan de campagne de Barack Obama pour commenter la situation désormais: "Yes, we can" ("Oui, nous pouvons le faire").

En revanche, pour l'association environnementale Greenpeace, ce plan reste ambigu. L'ONG regrette que l'accord négocié prévoit que plus de deux tiers des rédctions pourront se faire hors du territoire européen, par de la compensation carbone. L'association s'indigne étalement contre le fait que les dirigeants européens ont refusé d'introduire un système de "sanctions efficaces", selon lui, lacune fondamentale qui n'incite pas les gouvernements à respecter leurs engagements.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :