La BCE au chevet d'une zone euro dans la tourmente

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Les regards seront tournés du côté de la Banque centrale européenne ce jeudi qui réunit en pleine crise de la zone euro son conseil des gouverneurs. Le président de l'institution de Francfort, Jean-Claude Trichet, aura la lourde tâche de ramener le calme sur les marchés.

Hasard du calendrier, c'est à Lisbonne que se tient ce jeudi la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) dans un contexte de crise sur les finances publiques de la zone euro, dont celles du Portugal.

Alors que les marchés boursiers ont chuté et que les attaques se multiplient contre la monnaie européenne, la priorité pour la BCE sera de rassurer. Les 110 milliards d'euros de crédits accordés à la Grèce par l'Europe et le Fonds monétaire international en échange d'un programme d'austérité sans précédent n'ont pas suffi à convaincre les opérateurs d'une sortie de crise.

L'institution devrait décider de maintenir le principal taux d'intérêt à son niveau historiquement bas de 1%, mais les économistes attendent surtout les déclarations de son président Jean-Claude Trichet en pleine tourmente sur la zone euro.

Lundi, la banque centrale européenne a déjà annoncé des mesures en faveur de la Grèce en indiquant qu'elle allait accepter les titres de dette grecque comme garantie en contrepartie de ses prêts, quelle que soit la notation financière de ces titres. Une mesure à contre-courant de sa politique : en janvier, Jean-Claude Trichet, avait ainsi exclu tout assouplissement de ses règles sur les garanties apportées aux opérations de refinancement pour aider un pays en particulier.

Mais les opérateurs spéculent désormais sur une aide encore plus directe de l'institution de Francfort, qui pourrait être forcée d'utiliser "l'option nucléaire". A savoir acheter des obligations d'Etat grecques. Une décision qui selon les analystes de la Société Générale pourrait affaiblir encore plus la monnaie européenne, tombée à 1,28 dollar pour un euro.

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Commentaires
a écrit le 06/05/2010 à 7:32 :
Nous voyons bien ici les limites de l'Europe. Un Euro et osons le dire une Europe sans une politique Budgétaire commune, une véritable intégration politique et une véritable intégration fiscale ne peut à terme que dépérir. C'est dommage et grave. Nous sommes allés si loin dans la construction Européenne mais n'avons pas pu franchir le cap des égoïsmes nationaux. Aucun politique, peu importe son camp, n'a eu le courage de ne serait-ce que de demander l?ouverture d?un vrai débat Européen sur la nécessite de cette intégration. Une Europe Fédérale semble être l?unique option viable à long terme mais je crains que les héros politiques qui pourraient mener à l?avènement d?une telle institution ne soient pas encore nés??
a écrit le 06/05/2010 à 6:51 :
Ces informations attestent de l'impréparation et d'une incapacité stupéfiante de l'euro à assumer son statut de monnaie pleine et entière. Je me demande si la suite de ce film catastrophe (Portugal, Espagne,etc...) ne va pas vers une parité ?/$ en deça de la PPA, par ex. 1,10 à fin 2010 ?
Et plutôt que d'incriminer les marchés, il faut incriminer nos gouvernants, y compris l'Allemagne, de n'avoir pas voulu ou pu travailler à l'intégration politique et économique de la zone euro. Tout cela est consternant et annonce des temps vraiment très difficiles.
a écrit le 06/05/2010 à 5:06 :
En dépit de la vigilance germanique , la BCE n'a pas résisté au démon de la planche à billets au faux prétexte de remplir de liquidités la tuyauterie financière prétendue indispensable pour faire tourner les affaires , pour le bien de l'humanité par la création de croissance et de valeur. Les prêches de son abbé cérémonière
a écrit le 06/05/2010 à 4:51 :
Le messie n'était pas Trichet. Toutefois, pour l'histoire il y aura l'Euro avant JC et après JC.

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