Les besoins d'investissement mondiaux promis à une forte croissance

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Infographie La Tribune
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Selon McKinsey, ils devraient atteindre 24.000 milliards de dollars à l'horizon 2030.

Après trente ans de disette, les investissements mondiaux sont-ils promis à un nouveau cycle de croissance ? S'il est encore difficile de l'affirmer, c'est en tout cas l'hypothèse soulevée par une étude de McKinsey. Pour le cabinet de conseil, ils devraient plus que doubler dans les vingt prochaines années pour passer de 10.000 milliards de dollars en 2008 à 24.000 milliards de dollars à l'horizon 2030. « Alors qu'il était historiquement au-dessus des 25 % durant la période d'après-guerre, le taux d'investissement en proportion du PIB mondial tend à décliner depuis les années 1970 et se situe nettement en deçà des 25 % depuis 1980 », constate Pierre-Ignace Bernard, directeur associé senior chez McKinsey. L'explication de ce déclin, estime-t-il, vient surtout du fait que la croissance, depuis une trentaine d'années, a surtout été tirée par les services dont les besoins en capitaux sont moins importants que ceux des industries primaire et secondaire.

Les années 2000 ont marqué un changement avec une reprise des investissements mondiaux, tirés notamment par les besoins en infrastructures nécessaires pour alimenter la croissance des pays émergents. Si la récente crise financière et économique a mis un coup de frein brutal à cette dynamique, celle-ci ne devrait pas disparaître.

Émergents et occidentaux

« Les pays émergents vont continuer de tirer le niveau des investissements à la hausse. Mais pas seulement. Il y a aussi désormais de véritables besoins dans les pays occidentaux notamment en matière de renouvellement d'infrastructures ou de développement de nouvelles sources d'énergie », explique Pierre-Ignace Bernard.

Au-delà, l'étude du cabinet met en évidence que, quels que soient les scénarios étudiés, l'offre d'épargne mondiale censée couvrir ces besoins ne sera pas suffisante. De fait, même si les taux d'intérêt réels sont aujourd'hui historiquement bas, ce déficit va se traduire à terme par une « pression à la hausse sur les taux d'intérêt réels ».

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Commentaires
a écrit le 09/12/2010 à 22:04 :
De vrais investissements changeraient des multiples produits dérivés sans intérêts pour la collectivité.

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