Loin d'avoir assaini son économie, l'Espagne doit mettre les bouchées doubles

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Pour éviter à l'Espagne le même chemin que la Grèce, le Portugal ou l'Irlande, le FMI insiste sur la nécessité de poursuivre les réformes, voire d'en renforcer certaines.

"Il ne peut y avoir aucun relâchement dans le rythme des réformes, y compris dans l'amélioration de la crédibilité de la consolidation budgétaire et dans l'accomplissement de la restructuration du secteur financier", a déclaré le Fonds monétaire international (FMI) dans un rapport publié à l'issue de sa visite annuelle dans le pays. Il a ainsi prévenu que l'assainissement de l'économie espagnole restait incomplet et que les risques pesant sur celle-ci étaient considérables.

Selon le FMI, les réformes doivent donc être renforcées, y compris dans le secteur de l'emploi et des retraites.

La quatrième économie de la zone euro fait régulièrement l'objet d'une vive inquiétude des investisseurs, qui redoutent qu'elle ne soit contrainte de suivre la voie de la Grèce, de l'Irlande et du Portugal, en demandant une aide internationale. Même si les réformes engagées ont contribué à apaiser partiellement les craintes, la prime exigée par les investisseurs pour détenir de la dette espagnole plutôt que des Bunds allemands stagne à un plus haut depuis la création de la zone euro.

Le FMI se veut confiant dans les objectifs fixés cette année, notamment un déficit public de 6% du produit intérieur brut (PIB) après 9,2% du PIB en 2010. C'est "atteignable", estime le FMI.

Les objectif à moyen terme sont également appropriés, mais, selon prévisions les moins optimistes de la mission, des mesures supplémentaires représentant environ 2% du PIB pourraient être nécessaires jusqu'en 2014. Selon le fonds, les exportations seront le moteur de la reprise, avec une croissance s'améliorant progressivement à 1,5 ou 2% à moyen terme.

 

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a écrit le 22/06/2011 à 9:34 :
Le FMI, qui représente d'abord les intérêts des multinationales et des grandes banques américaines ferait bien avec les agences de notation dont on mesure la haute subjectivité et le manque de progressivité dans leurs évaluations, de se pencher sur les USA ou le Japon voire la Chine. Car on est pas a l'abri de surprises concernant ces trois mastodontes. En ce qui concerne l'Espagne qui a fait pas mal d'efforts, les priorités ne sont pas de rendre encore plus flexibles des salaires qui le sont déjà hormis la soi disant indexation sur l'inflation, ou le marché de l'emploi, mais d'une part, d'accélérer la restructuration des caisses d'épargne et leur recapitalisation (on est encore très loin du compte) et deuxièmement de revenir à une extrême rigueur en ce qui concerne la gestion des régions dont l'autonomie peut être considérée aujourd'hui comme largement excessive.
Réponse de le 22/06/2011 à 10:51 :
le FMI ne s'intéressera pas aux USA ou au Japon ou à la Chine car comme vous le dites justement, ce sont des mastodontes chez lesquels toute crise de financement dépasserait largement les capacités de liquidité du FMI. Ce dernier ne peut jouer qu'avec des petites économies de pays émergents, comme la Grèce ou le Portugal.
Réponse de le 22/06/2011 à 14:45 :
le FMI en a rien à faire d'aider des pays ou non... Si ces pays demandent de l'aide, c'est qu'il y a une raison. Et effectivement le FMI est incapable de renflouer un pays comme la Chine ou les USA puisqu'il est financé par ces mêmes Etats. Ce serait juste vider une poche pour remplir l'autre ce qui est proprement stupide.
Réponse de le 22/06/2011 à 15:14 :
Il m'avait semblé que le FMI a désormais un rôle à jouer dans la prévention des risques systémiques. Le prédécesseur de DSK, l'espagnol pro américain Rodrigo Rato, bras droit d'Aznar, avait laissé filer pas mal de choses, que DSK voulait corriger...ce dernier a même osé demander des comptes au Trésor US et à la FED. Effectivement ça ne lui a pas porté chance...pas facile à gérer la pression.

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