La Californie reste le laboratoire de la démocratie aux Etats-Unis

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Dans le sud de la California, Julia Brownley est la candidate démocrate pour représenter le comté de Ventura à la chambre des représentants à Washington. /Copyright DR
Dans le sud de la California, Julia Brownley est la candidate démocrate pour représenter le comté de Ventura à la chambre des représentants à Washington. /Copyright DR
La Californie est acquise aux démocrates, et pourrait même aider le parti à reconquérir le sénat au niveau fédérale. Un nouveau découpage électoral et une nouvelle organisation des primaires pourraient modifier les habitudes en matière de démocratie et contribuer à l'émergence de nouveaux leaders.

« La Californie est un Etat solidement démocrate », affirme Tenoch Flores, un responsable du Parti Démocrate de Californie. Autrement dit, l'Etat est acquis à Barak Obama dans l'élection présidentielle de novembre. Mais les Américains doivent aussi faire d'autres choix. Outre le président, ils élisent leurs députés et leurs sénateurs aussi bien à Washington que dans la capitale de leur Etat et donnent leur avis sur une ensemble de référendums. « La Californie pourrait jouer un rôle important pour regagner le la Chambre des représentants à Washington », espère le responsable démocrate.

Nouveau découpage électoral

Le nouveau découpage électoral devrait aider le parti présidentiel dans sa conquête de la Chambre des représentants. C'est une grande nouveauté voulue par les électeurs il y a quelques années : une commission composée de citoyens (5 démocrates, 5 républicains et 4 indépendants) vient de redessiner le contour des circonscriptions électorales à la suite de multiples réunions publiques.

« C'était la législature ou les tribunaux qui s'en occupaient auparavant et il y avait toujours de nombreuses controverses. Par comparaison, ce processus a été sans à-coups et sans conflits », affirme Eric McGhee, spécialiste des élections au Public Policy Institute of California. « Les démocrates espèrent que le nouveau découpage les avantagera, mais ça ne se manifestera peut-être pas dès cette élection », tempère-t-il.

Une nouveauté dans les primaires californiennes

Dans les primaires de juin dernier, une autre nouveauté est venue changer la donne. Dans ces primaires « ouvertes », ce sont les deux candidats qui recueillent le plus de votes qui se présenteront aux élections de novembre, même s'ils sont du même parti. On pourrait même voir un jour des indépendants parvenir aux élections de novembre. L'objectif de Steve Peace, leader des indépendants en Californie et auteur de la nouvelle loi, est de rendre les élections plus compétitives, mais moins partisanes.

« Il y a 200 ans, on n'avait pas anticipé un système avec deux partis forts. Le système électoral est devenu une farce car les décisions se prennent pendant les primaires quand peu de gens votent », explique-t-il. « Je ne crie pas encore victoire car cela prendra une décennie pour que cette réforme change le système. Les candidats ne seront plus captifs de la rhétorique de leur parti en laquelle ils ne croient pas eux-mêmes. » Aux primaires de juin, les indépendants ont présenté huit candidats, un record.

Au final, ce sera le comportement des élus qui garantira le changement. « J'aimerais que les élus travaillent au-delà de leur appartenance à un parti et soient récompensés pour un travail constructif. Les Etats-Unis aiment donner des leçons au reste du monde, mais notre système n'est pas démocratique et n'encourage pas le compromis », affirme encore Steve Peace. Cependant, l'enthousiasme non partisan de la jeune génération l'encourage à être optimiste.

Les démocrates californiens divers, mais unis

« Les démocrates californiens sont très divers car l'état est très grand et on y trouve de la high-tech, de l'agriculture ou encore Hollywood », explique Eric McGhee. Mais les démocrates sont aussi plus unis qu'il y a 30 ans. Avant les années 1980, on pouvait se dire démocrate et avoir des idées très conservatrices. C'est parti de l'élite du parti qui est devenue plus idéologique et polarisée avant de gagner les électeurs. »

« Le parti démocrate a fait une erreur avec le Tea Party. Au départ, c'étaient des jeunes contre la guerre et contre le déficit. Ensuite, le mouvement a été récupéré et il n'a plus rien à voir avec ses débuts », analyse Steve Peace. Quel poids pèsera le Tea Party dans les élections ? Difficile de le dire car, bien qu'il représente une faction importante, le mouvement est moins puissant qu'il ne l'a été en Californie.

L'inconnue du Tea Party

Eric Golub est un comédien conservateur qui a participé au Rise Up Bus Tour du Norcal Tea Party au printemps. « Les gens qui venaient nous écouter sont très inquiets. Ils pensent que la situation économique empire et que leurs enfants seront la première génération qui ne fera pas mieux que leurs parents. Nous leur expliquons comment ils peuvent agir en contactant leurs élus et en se faisant élire au niveau vocal, dans la non-violence car nous nous sommes pacifistes contrairement au mouvement Occupy. »

Eric Golub reproche aux politiciens californiens d'être anti-business et de décourager l'entreprenariat. « A titre personnel, je soutiens Mitt Romney avec enthousiasme. Mais Obama n'est pas notre ennemi, juste notre adversaire. C'est un bon mari et un excellent père, mais c'est un leader raté. Ses solutions sont mauvaises et n'ont jamais marché. »

Dans le sud de la Californie, Julia Brownley est la candidate démocrate pour représenter le comté de Ventura à la chambre des représentants à Washington. Son manager de campagne pointe les défauts de son adversaire, Tony Strickland. « Il a toujours voté sur le sujet des droits des femmes, de l'environnement et de l'éducation aussi à droite qu'on peut voter. Il fait partie du Tea Party et a reçu des financements des intérêts pétroliers », affirme Lenny Young. La politique partisane a encore de bons jours devant elle.

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a écrit le 23/07/2012 à 16:15 :
le titre est mal choisi, la Californie reste le laboratoire du parti démocrate, non de la démocratie .... A moins qu'en bons socialistes, tout ce qui n'est pas socialistes (ie démocrate) soit un fachisme non démocratique ?
D'ailleurs, à voir l'état actuel de la Californie (rie nque par rapport au Texas) on peut douter de l'efficience des méthodes du parti démocrate ...
Réponse de le 23/07/2012 à 17:04 :
D'où l'excellent choix de l'appellation du "parti", noterez-vous. En l?occurrence, leur "slow gang" pourrait être "je respecte les riches car ils peuvent aider les pauvres si l'envie leur en prend". Avec ajout : "sans obligation, bien sûr."
Réponse de le 26/07/2012 à 14:25 :
Euh y en a qui ont la memoire tres courtes: Avant l'election d'un democrate Mr Brown si je ne m abuse, avant pendant 2 mandat c etait bien un Republicain le gouverneur, en la personne de Mr Schwarzenneger. Donc 2 mandature republicaine successive...

C'est etrange comme les Chantres du Liberalisme débride, plutot capitalisme rapace, oublient pour cet Etat comme pour l Etat Federal et Obama, que ce sont les 8 annees Bush et ses velleité guerriere en Irak et en Afghanistan, ses pratiques economique douteuse qui ont mene aux subprime... qui ont conduit le pays a la faillite!!!!!!
Faudrait voir un peu a ne pas ré-écrire l histoire hein, les coupables vu qu il en faut toujours pour certain ce sont les Bush pere et fils!
a écrit le 23/07/2012 à 12:01 :
La Californie est moins le laboratoire de la démocratie que celui de l'emprise de l'état et du progressisme des gauchistes américains. C'est très différent. Il suffit pour s'en rendre compte de prendre simplement les nouvelles dispositions fiscales ou de voir ce qu'un entrepreneur doit faire pour ouvrir un petit commerce à Sanf Francisco par exemple.
Réponse de le 23/07/2012 à 12:29 :
"gauchistes américains" ... Ca fait mal aux yeux de lire cela... :-)
Réponse de le 23/07/2012 à 13:19 :
Oui, la dérive socialoïde que connaissent les EU (cf les dernières déclarations ultra collectivistes d'Obama) est très inquiétante pour la liberté et la prospérité du monde. Mais on peut leur faire confiance car le goût de la liberté y reste fort.
Réponse de le 23/07/2012 à 14:30 :
Très vraie Dérive. D'ailleurs, Obama va bientôt être surnommé Marx... :-) J'ai les yeux qui finissent par piquer à lire tant de bêtises.
Réponse de le 23/07/2012 à 14:34 :
Les citoyens des USA découvrent juste que la pseudo-liberté qui consiste à confondre liberté et droit absolu ne conduit qu'à favoriser une minorité de la population, celle qui a les moyens financiers, intellectuels, sociaux, etc... de pouvoir exercer de manière optimale cette liberté sans contrainte (autre que celle du marché). Au lieu d'opposer Liberté et Egalité de manière archaïque, il est possible de construire d'autres sociétés: cf A. Sen, E. Ostrom, etc... F. Hayek et M. Friedman, c'est un peu dépassé, en tout cas autant que K. Marx.
Réponse de le 23/07/2012 à 15:19 :
@Yvan: je pense comprendre votre sentiment car ces changements sont de plus en plus rapides, mais vous devriez reprendre le sujet en oubliant ce que les USA ont été et en vous attachant aux réalités actuelles. Par ailleurs, le socialisme, et en tout cas sa composante étatiste, n'est en rien incompatible avec un capitalisme de connivence, expression qui maesque mal le fait qu'il ne s'agit plus du tout de capitaisme. Quand les bénéfices n'ont pour contrepartie que la socialisation des dettes, quand le viol de la loi n'a pour sanction que de faire payer les amendes (et jamais de peine de prison) par ceux mêmes qui sont les victimes des délits, il ne s'agit plus de capitalisme.
Réponse de le 23/07/2012 à 16:07 :
Simple "citoyen", désolé, vous n'arriverez pas à me convaincre car je ne peux QUE constater la crise du capitalisme actuelle et actuel. La rapidité est AUSSI un avantage du capitalisme, je sais cela aussi... Sauf que confondre vitesse et précipitation donne la situation actuelle. Bonne crise à vous, très (trop) cher.
Réponse de le 23/07/2012 à 16:19 :
@Virement de bord : vosu ressortez le blabla habituel de Karl Marx sur les libertés réelles et formelles. Vous confondez (comme Marx) la liberté (cad le respect de mes droits fondamentaux) avec la capacité de faire, qui n'a rien à voir avec la liberté.
Désolé pour vous, mais Marx, Sen et Ostrom sont parfaitement dépassés, ce sont des sociaux démocrates, cad des socialistes. L'opposition entre liberté et égalité est une absurdité socialiste, elle renvoie à une égalité de biens, alors que cela correspond à une égalités desdroits fondamentaux (les droits naturels). a ce titre, Hayek et Friedman sont des auteurs parfaitement actuels, comme Bastiat, Schumpeter et Von Mises, et non comme Keynes ou Marx ...
Réponse de le 23/07/2012 à 17:55 :
@ John Galt: Expliquer que Ostrom (Nobel 2009) ou Sen (plus que jamais étudié et utilisé dans les travaux de recherche en économie du développement par exemple) est dépassé est assez gonflé, je dois le dire. Autrement, heureusement qu'E. Ostrom est décédée: je ne pense pas qu'elle apprécierait être traitée de socio-démocrate (vu ce que ça véhicule -cf T. Blair-). Vous parlez de Droits Fondamentaux: j'aimerais savoir lesquels quand des pans entiers de citoyens sont tout simplement exploités.
Ce que Hayek et autres ultra-libéraux, et apparemment vous, ne voulez pas voir (et que décrit parfaitement P. Ricoeur par exemple), c'est que nous la notion de capacité est centrale. D'ailleurs les libertariens de droite sont toujours un peu gênés aux entournures en ce qui concerne la place à réserver aux personnes intellectuellement déficientes ou aux personnes étant dans un état de vulnérabilité qui les rend incapable d'exercer complètement leurs Droits Fondamentaux. La liberté, vue sous cet angle, ne conduit qu'à une atomisation de notre société (le meilleur exemple étant fourni par les pays gérés par la Banque Mondiale et le FMI).
D'ailleurs, le renouveau des concepts économiques provient en particulier du domaine médical, où on s'est rendu compte depuis pas mal de temps que la notion de consentement libre et éclairé (à mettre en lien avec le libertarisme) n'est que de la poudre aux yeux: un patient n'est pas nécessairement en capacité de comprendre les enjeux derrière ce consentement même un fois correctement expliqués. Dans ces conditions, pour éviter une domination du médecin, il est indispensable à la fois de tenir compte des vulnérabilités du patient (ce dont les libertariens n'ont que faire dans le cadre de l'économie) et de décentrer le pouvoir du médecin.
Bref, autant j'ai une certaine affection pour Hayek pour son travail philosophique impressionnant (qui a permis de jeter correctement les bases du libertarisme), autant du point de vue économique, tous les auteurs que vous citez comme référence sont non seulement datés mais aussi et surtout porteurs d'un vision de la société à la fois agressive (Schumpeter en particulier) et inadéquate pour expliquer la complexité de notre monde.
Ceci dit, pour conclure, après le désastre de 1987, je suis toujours étonné de voir que Friedman soit encore soutenu par certains (cf ses déclarations scandaleuses après les krach).
Réponse de le 23/07/2012 à 18:49 :
C'est précisément sous régime socialiste (par exemple dans nos démocraties) que le processus d'atomisation joue, là où les individus sont déresponsabilisés par l'Etat. L'effort y est sanctionné, le vol encouragé, les individus sont incités à en faire le moins possible et n'aspirent plus qu'à leur jouissance personnelle, tout en ayant l'illusion de pouvoir exiger que cette jouissance soit à la charge d'autrui ("j'y ai droit", "j'ai des droits"). Or, la véritable solidarité ne vient pas de droits imaginaires qui ne sont que la mise en esclavage d'autrui par l'impôt spoliation ou l'impôt punition, mais trouve sa source dans le travail librement consenti. A décourager le travail, on défait les liens solidaires complexes entre les individus, ce qu'on nomme "marché" pour les aspects économiques de ces liens. La crise actuelle, qui marque la fin de la social-démocratie (et non du capitalisme qui est en pleine forme), s'explique en grande partie par les vices fondateurs de tous les socialismes, à savoir l'égoïsme, le mensonge, l'envie, le vol, la violence faite aux autres ou à soi-même (le suicide légitimé), et d'une façon générale la haine de l'humanité. Le socialisme, c'est l'anti-humanisme.
Réponse de le 23/07/2012 à 19:12 :
@ Quelle crise? Vous confondez atomisation et dés-individualisation: dans un régime communiste (et non socialiste, faut pas pousser), on assiste du fait du holisme ambiant à une perte d'identité de l'individu, ce qui est nuisible (comme vous le soulignez) mais absolument pas à une atomisation.
De plus, vous dites: "les liens solidaires complexes entre les individus, ce qu'on nomme "marché" pour les aspects économiques de ces liens." C'est totalement inexact: je vous laisse consulter l'imposante bibliographie sur ce point. La notion de marché sous-estime justement la complexité des liens solidaires au niveau économique. Le marché est dans la littérature vu notamment comme: an-historique, sous-socialisé, a-contextuel, a-conflictuel et consensualiste, ignorant l'action collective.
La crise actuelle n'est que la conséquence du modèle imposé ultra-libéral imposé dans les années 80 et qui voulait justement faire croire que le marché reflétait la complexité du monde. Nous sommes ainsi naturellement arrivés dans un monde désarticulé. L'entreprise elle-même n'est plus vue comme une entité reposant sur les entrepreneurs, mais comme une entité devant justifier son existence par rapport au marché (merci Williamson notamment).
Réponse de le 23/07/2012 à 22:40 :
@Yvan: ce que vous constatez est la crise des états centralisateurs qui ont le pouvoir de spolier leurs citoyen en réduisant la valeur de la monaie et en organisant le transfert massif de richesses des masses vers eux et leurs copains (capitalisme de connivence). Par ailleurs, en termes d'économie pure, c'est également la faillite des politiques keynesiennes, et non celle des politiques libérales (au sens de l'économie autrichienne). Les faits sont là. Maintenant, vous êtes tout à fait libre par idéologie d'appeler les choses par un nom différent de manière à faire endosser la responsabilité des faits par qui vous voudrez. Cela ne changera pas la réalité, mais vous permettra de recommencer les mêmes erreurs dans quelques années ou quelques générations.
Une chose à laquelle vous devriez méditer afin de parfaire votre jugement: pourquoi un président démocrate comme Obama, a-t-il vu son administration (et en particulier tous ceux qu'il a personnellement nommés) favoriser systématiquement le capitalisme de connivence, au point de n'inculper aucun des responsables de délits commis avant et au cours de la débacle financière que nous venons de connaître? Cela paraît tout de même très contradictoire? La réalité est que l'état fédéral a aujourd'hui pour mission de s'assurer que les groupes auquel il est lié ne soient pas mis en concurrence avec de nouveaux venus grâce à une législation sur mesure et une impunité totale de toute sanction susceptible de les voir modifier leurs comportements criminels, dont en particulier l'accaparement indû des richesses. En échange, on pratique la "revolving door" entre les administrations, régulateurs, politiques et l'économie privée, l'état fédéral ayant de surcroit la mission de s'assurer de la socialisation des dettes en cas de coups durs ou de faciliter par la loi, le transfert des pénalités sur les clients (c'est le cas par exemple des lois particulières gouvernant les prix des médicaments aux US). Tout cela n'a aucun rapport avec le capitalisme, mais tout avec le pouvoir de l'état central et son monopole de la violence au sens large.
Réponse de le 24/07/2012 à 0:05 :
Vous vous enivrez de mots mais ces mots sont creux car ils ne parviennent pas à décrire le monde réel que nous vivons au quotidien. La société social-démocrate nous impose bien une atomisation sociale, intrinsèquement conflictuelle, où chacun s'efforce de vivre aux dépens de tous, par la recherche permanente de rentes publiques et le refus obstiné de travailler. L'usage systématique de boucs émissaires par les politiciens, depuis les fascistes jusqu'à Hollande, est un symptôme révélateur de cette atomisation. Incapable de résoudre ses contradictions internes, la social-démocratie mène au conflit puis à la dictature, comme l'Allemagne nous l'a démontré avant guerre. Vous devriez vous méfier de la littérature dont vous vous abreuvez : elle semble malheureusement une littérature revancharde qui tend à faire croire qu'il y aurait une troisième voie possible, ni communiste ni capitaliste pour faire simple. Mais c'est une illusion : il n'y a pas de troisième voie. En dehors de la défense de la liberté, tous les chemins hasardeux mènent invariablement à la même servitude.
Réponse de le 24/07/2012 à 4:38 :
@ @Crisis? What Crisis? "Vous devriez vous méfier de la littérature dont vous vous abreuvez": en temps que chercheur, je ne m'abreuve pas d'une littérature ou d'une autre. Je me régale par exemple des papiers et livres d'Hayek ou de l'Ecole Autrichienne, qui selon moi, est la seule à avoir perçu ce qu'est réellement le marché, contrairement aux néo-classiques. Puis, ensuite, je constate que le marché revient à regarder le monde par le petit bout de la lorgnette. Et là, j'entrevois un peu pourquoi il est dangereux de réduire la complexité du monde à ce seul fait social et pourquoi la liberté absolue converge inéluctablement vers la pulsion comme seul mode d'existence et comment le libertarisme de droite tend à confondre citoyens et consommateurs. Et je vous ré-assure que l'atomisation actuelle de notre monde est la conséquence de l'ultra-libéralisme des année 1980 et non de la social-démocratie (cf notamment les études sur les pays livrés à la Banque Mondiale).
"En dehors de la défense de la liberté, tous les chemins hasardeux mènent invariablement à la même servitude": ce refrain désuet est à quelle page de "La Route de la Servitude" d'Hayek?
"une littérature revancharde ": croire que Paul Ricoeur est revanchard est assez intéressant. C'est lui le père de la notion de capacité, qui est en train de révolutionner notre conception du monde. Je vous invite à lire les rapports actuels émanant de l'ONU, du GIEC (des revanchards aussi?), de l'OCDE, etc... qui tous reprennent cette notion.
a écrit le 23/07/2012 à 12:00 :
Parce qu'un republicain n est pas democrate ? Bien sur que oui . Le titre de l'article peut s'interpreter comme une prise de position .
Réponse de le 23/07/2012 à 16:58 :
En effet : un dictateur ne fait QUE penser à son pays.

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