Pendant ce temps en Inde, on veut augmenter les dépenses publiques de 16%

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Manmohan Singh le premier ministre indien, le Premier Copyright Reuters
Manmohan Singh le premier ministre indien, le Premier Copyright Reuters (Crédits : AFP)
Le ministre indien des Finances a proposé jeudi d'inscrire au budget 2013-2014 une hausse de 16% des dépenses publiques pour tenter d'atteindre une "croissance pour tous" un an avant les élections générales, tout en essayant de ne pas trop peser sur le lourd déficit public.

Pendant que l'Europe cherche des sous, l'Inde veut dépenser plus pour relancer sa croissance en perte de vitesse. Objectif pour le ministre des Finances Indien, atteindre la "croissance pour tous" en augmentant les dépenses publiques de 16% à un an des élections. Avec un taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) estimé à 5% en 2012-13, l'Inde devrait enregistrer sa pire performance en dix ans.

Augmentation des dépenses malgré un déficit élevé

Grâce à une pincée d'austérité, en réduisant notamment le montant de certaines subventions, le gouvernement de centre-gauche a "retrouvé un certain espace économique" qui devrait lui permettre d'accroître les dépenses publiques à environ 23,5 milliards d'euros pour l'année budgétaire qui débute le 1er avril, a assuré le ministre. Ce alors que le déficit public a atteint 5,2% du PIB en 2012 et que l'objectif fixé pour 2013 est de 4,8%.

Un enjeu électoral

"Le développement durable est notre mantra, la croissance doit mener à un développement inclusif", a insisté le ministre Palaniappan Chidambaram. Le gouvernement du Premier ministre, Manmohan Singh, avait été élu en 2009 sur la promesse de ne pas laisser sur le bord du chemin les centaines de millions de pauvres et à un an des élections générales, il a renouvelé cet engagement en promettant des programmes pour les castes inférieures, les tribus, les femmes, les enfants, les personnes âgées et les handicapés.

L'économie indienne est "dans un creux"

Dans le même temps, le ministre a reconnu que l'économie indienne était dans "un creux". "Mais je suis absolument convaincu que nous allons sortir de ce creux et retrouver un rythme de croissance élevée", a-t-il dit. Il a notamment estimé que l'appel aux investissement étrangers était "impératif", en réponse aux critiques sur la libéralisation de pans entiers de l'économie jugée contraire aux intérêts des plus défavorisés. En septembre, l'Etat a autorisé les investissements étrangers dans des secteurs-clé tels que la grande distribution, l'aérien et l'assurance.

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a écrit le 28/02/2013 à 11:47 :
Encore un adepte de la sauce pour tous, on met vraiment la sauce pour tous à toutes les sauces, le mariage pour tous, il n'y a que la bêtise qui est partagée par tous, malheureusement !
a écrit le 28/02/2013 à 10:09 :
"une croissance pour tous !!!" Je reviens d'Inde, c'est quoi "la croissance pour tous avec des fonctionnaires" ??? C'est déjà totalement délirant la paperasse et le nombre de personne qui sont là pour un simple timbre et il veut en rajouter ? En voilà encore un qui va endetter l'Inde, donner une fausse croissance, fabriquer des millions d'assistés qui ne vont strictement rien créer, tout ça pour faussement permettre d'acheter une voiture, une maison ... pauvre monde !
Réponse de le 01/03/2013 à 11:05 :
Il est difficile de parler "d?assistés" en Inde je pense
a écrit le 28/02/2013 à 9:58 :
Pour soutenir l'humain, le peuple, l'équilibre social et l'EGALITE.
Réponse de le 28/02/2013 à 11:46 :
çà ! c'est dans le discours certes . si celà fonctionnait , nul besoin de commentaires de notre part .
a écrit le 28/02/2013 à 9:23 :
machine infernale à fabriquer des dettes sur le dos des peuples ! même là-bas !! les élections modernes c'est le sida économique et il n'y a pas de préservatifs hormis pour ceux qui le donnent . " à un an des élections générales, il a renouvelé cet engagement en promettant des programmes pour les castes inférieures, les tribus, les femmes, les enfants, les personnes âgées et les handicapés " . c'est du hollande dans le texte , demain on rase gratis .

Réponse de le 28/02/2013 à 10:15 :
avec une croissance de 5% (2012) et une inflation de 11% (2012) on arrive pile poil a 16% donc pas de creation de dettes supplementaires !!!
la ou ca risque de ne plus fonctionner, c'est en effet si il y a un recul de la croissance ou de l'inflation pour 2013 !
Réponse de le 28/02/2013 à 11:44 :
ah ! que voilà une belle vision très écolière . sauf que c'est croissance et profits pour une minorité et inflation pour les mêmes .... mais surtout pour tous les autres !.
Réponse de le 28/02/2013 à 13:37 :
Vision ecoliere peut etre, mais les maths sont tetus, la il ne s'agit pas de profits mais de depenses public supplementaires !
Je repondais simplement au fait que ca ne fera pas de dette supplementaire grace a la croissance et a l'inflation !!!
D'ou croyez vous que ca vient les fameux 3% de dette public en zone euro ? a l'epoque on prevoyait en moyenne 1% de croissance et 2% d'inflation ( si chere a la BCE), et donc grace a ces deux composantes la resultante est nulle (pas d'accroissement de la dette de l'etat)
Réponse de le 04/03/2013 à 14:28 :
C'est beaucoup plus simple d'après l'initiateur de la règle, Mr Abeille.
« On allait vers les 100 milliards de francs de déficit, ça représentait plus de 2% de déficit. 1%? On a éliminé ce chiffre, impossible à atteindre. 2% ? Cela nous mettait trop sous pression. 3%? C?est un bon chiffre, un chiffre qui a traversé les époques, cela faisait penser à la Trinité. »
Cela a ensuite été repris et théorisé pour donner une apparence plus mathématique, à un concept fort empirique et contingenté à des conditions historiques (1981).

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