En Syrie, les élections présidentielles auront lieu malgré la guerre

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Pendant que les otages - Didier François, Edouard Elias, Pierre Torres et Nicolas Hénin - revenaient lundi dans les médias français sur leurs conditions de détentions "éprouvantes" en Syrie, le président du Parlement Mohammad al-Laham annonçait lors d'une réunion solennelle la tenu du scrutin national au 15 juin prochain.
Peu de doute existent quant à l'issu de ces élections présidentielles, qui devraient aboutir à la réélection de Bachar al-Assad, même si ce dernier ne s'est pas encore prononcé officiellement sur sa candidature.
Cette élection aura lieu alors que la guerre ravage la Syrie depuis mars 2011 et a fait plus de 150.000 morts tandis que 2,5 millions de Syriens ont fui leur pays et 6,5 millions ont été déplacés à l'intérieur des frontières. Au cours de la séance, trois tirs au mortier ont fait au moins deux morts et des blessés près du Parlement, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Jusqu'à présent, Bachar al-Assad --comme son père Hafez précédemment --, avait été élus par référendum. Candidat unique, il avait été élu en 2000 avec 97,29% des voix, puis réélu en 2007 avec 97,62% des votes.
La nouvelle Constitution approuvée en 2012 donne pour la première fois la possibilité à plusieurs candidats de se présenter. Mais en réalité, les conditions requises limitent fortement le nombre de candidats.
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Selon les clauses approuvées par le Parlement le 14 mars, le futur président doit avoir vécu en Syrie de manière continue au cours des 10 dernières années. En outre, tout candidat à la présidentielle devra obtenir le soutien d'au moins 35 députés sur les 250 que compte le Parlement. Ces articles rendent quasiment impossible la candidature d'un opposant de l'extérieur, et très difficile celle d'un opposant de l'intérieur.
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