L'Argentine envoie une délégation à New-York pour négocier sa dette

Une délégation du gouvernement argentin conduite par le ministre de l'Économie Axel Kicillof rencontrera lundi à New York le médiateur nommé pour faciliter les négociations entre Buenos Aires et des fonds "vautours" sur des impayés de dette.

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Axel Kicillof refuse d'appliquer un jugement qui l'oblige à suspendre ses remboursements à la plupart des créanciers de l'Argentine, tant qu'il n'aura pas commencé à rembourser les fonds spéculatifs. (Photo : Reuters)
Axel Kicillof refuse d'appliquer un jugement qui l'oblige à suspendre ses remboursements à la plupart des créanciers de l'Argentine, tant qu'il n'aura pas commencé à rembourser les fonds spéculatifs. (Photo : Reuters) (Crédits : Reuters)

Le feuilleton de la dette argentine continue. Une délégation du gouvernement argentin conduite par le ministre de l'Économie Axel Kicillof, rencontrera lundi à New-York le médiateur nommé pour faciliter les négociations entre Buenos Aires et les fonds "vautours" qui réclament des impayés de dette. Les deux parties se disent prêtes à discuter et s'accusent mutuellement de bloquer toute négociation. Il y a 10 jours, une réunion autour du médiateur a rassemblé les protagonistes, sans pour autant déboucher sur un dialogue.

Le gouvernement souhaite rembourser tous ses créanciers

Concrètement, l''Argentine a été condamnée aux États-Unis à verser 1,3 milliard de dollars aux fonds "vautours" ayant refusé en 2005 et 2010 tout allègement de la dette, contrairement à ce qu'ont fait 93% des créanciers.

Le gouvernement argentin a manifesté son intention de rembourser 100% de ses créanciers, sans pour autant se résoudre à appliquer la décision judiciaire. Le jugement l'oblige à suspendre ses remboursements à la plupart de ses créanciers, tant qu'il n'aura pas commencé à rembourser les fonds spéculatifs.

L'Argentine a jusqu'au 30 juillet pour solder le contentieux avec les fonds, faute de quoi elle se trouvera en défaut de paiement face aux créanciers restructurés.

L'Organisation des États américains soutient l'Argentine

Le chef du gouvernement argentin, Jorge Capitanich, a accusé vendredi la justice des États-Unis d'avoir fait preuve de partialité. L'Organisation des États américains (OEA) a quant à elle manifesté jeudi son soutien à l'Argentine, espérant que la 3e économie d'Amérique latine (après le Brésil et le Mexique) puisse parvenir à un accord "équitable".

Les États-Unis n'ont pas pris part au vote, mettant en avant le fait qu'ils ne pouvaient pas s'exprimer sur une affaire faisant l'objet d'une procédure judiciaire sur leur territoire.

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Commentaires 6
à écrit le 07/07/2014 à 18:52
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Les perdants dans ce genre d'affaires sont les mauvais payeurs. Quels personnes censées va investir dans un pays qui nationalise ou n'honore pas ses engagements? Qu'est ce que quelques milliards face au centaines de milliards qui pourraient être inve...

à écrit le 07/07/2014 à 13:20
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"Le gouvernement argentin a manifesté son intention de rembourser 100% de ses créanciers," ...à hauteur de 30% des sommes prétées initialement! Il volera donc au final 70% de 100% de ses créanciers.

le 07/07/2014 à 13:33
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Ce n'est pas un vol, c'est un risque que prenne les créanciers. Quand vous prêter de l'argent q quelqu'un, vous prenez un risque, ce qui justifie les fameux taux d’intérêts. Si vous supprimer tout risques, a partir de là les taux d’intérêts n'o...

le 07/07/2014 à 18:48
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Les taux d'intérêts servent d'abord à rétribuer le capital prêté, ce n'est que secondairement qu'ils servent contre le risque de défaut de l'emprunteur. L'Argentine est redevenu un pays prospère. Sa croissance futur nécessitera de nouveaux prêts. Ell...

à écrit le 07/07/2014 à 12:44
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Et puis cette délégation argentine sera-t-elle de retour pour assister les semi-finales au Brésil ?

à écrit le 07/07/2014 à 12:14
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Eh bien, après avoir joué au gros bras, voilà le gouvernement Argentin qui revient à de meilleures dispositions. Gageons que si les négociations avec ces fameux fonds avaient débutées dès que possible, les Argentins n'en seraient pas là. Ils me fon...

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