Ukraine : de très nombreux combats en cours à quelques heures de la trêve

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Les forces gouvernementales ukrainienne font état de 120 attaques distinctes au cours des dernières 24 heures.
Les forces gouvernementales ukrainienne font état de 120 attaques distinctes au cours des dernières 24 heures. (Crédits : GLEB GARANICH)
Les combats faisaient rage samedi autour des villes stratégiques ukrainiennes dans l'Est séparatiste prorusse à quelques heures de l'entrée en vigueur d'un nouveau cessez-le-feu.

L'offensive des séparatistes pro-russes ne montre aucun signe de ralentissement samedi à quelques heures de l'entrée en vigueur théorique d'une trêve prévue par un accord conclu cette semaine à Minsk, indique l'armée ukrainienne. Les forces gouvernementales font état de 120 attaques distinctes au cours des dernières 24 heures. "Il n'y a pas d'accalmie, au contraire les rebelles continuent leurs attaques contre Debaltseve", ville stratégique située sur la liaison ferroviaire entre Donetsk et Louhansk, les deux régions tenues par les insurgés, a dit Anatoly Stelmakh, porte-parole de l'armée. La situation reste également tendue dans certaines zones de la région de Louhansk, précise l'armée.

L'accord conclu jeudi matin à Minsk grâce à la médiation de la France et de l'Allemagne prévoit l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu dimanche à 00h00, un retrait des armes lourdes de la ligne de front et la constitution d'une zone tampon de 50 km sous contrôle de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

Des combats à Debaltseve

Les combats faisaient rage samedi autour des villes stratégiques ukrainiennes dans l'Est séparatiste prorusse à quelques heures de l'entrée en vigueur d'un nouveau cessez-le-feu. Un responsable régional pro-Kiev a estimé que les rebelles étaient en train de "détruire" Debaltseve, noeud ferroviaire situé à mi-chemin entre les capitales séparatistes prorusse de Donetsk et de Lougansk où les forces ukrainiennes sont quasiment encerclées.

"Les tirs d'artillerie contre les immeubles d'habitation et les bâtiments administratifs ne cessent pas", a indiqué Viatcheslav Abroskine, chef de la police régionale pro-Kiev en ajoutant qu'une roquette Grad a touché le commissariat de police de la ville. "La ville est en flamme", a déclaré à l'AFP Natalia Karabouta, responsable du département de la santé de Debaltseve. "Les gens viennent sous les obus se cacher dans des caves de l'hôpital (...) Il n'y a plus de médicaments, plus d'eau, ni d'électricité".

L'armée ukrainienne a fait état samedi matin d'une "tentative d'assaut rebelle avec des lance-roquettes multiples et des chars" contre ses positions près de  Debaltseve. L'ambassadeur américain en Ukraine, Geoffrey Pyatt, a écrit samedi sur son compte Twitter qu'il s'agissait de systèmes "russes et non séparatistes" près de Debaltseve y compris des systèmes de défense anti-aérienne. Sept soldats ont été tués en 24 heures et trois civils, selon des premiers bilans communiqués par les autorités ukrainiennes et séparatistes.

Et à Marioupol

Les combats se sont aussi intensifiés samedi aux environs du port stratégique de Marioupol sur les bords de la mer d'Azov où un civil a été tué. L'armée ukrainienne a repéré 14 vols de drones ennemis principalement en direction de Marioupol, a indiqué le porte-parole militaire ukrainien Andriï Lyssenko.

La situation sur ces foyers de tension ainsi qu'aux abords des ruines de l'aéroport de Donetsk sera un test pour le cessez-le-feu, clause essentielle des accords de Minsk 2 signés jeudi au terme d'un marathon diplomatique impliquant les présidents russe Vladimir Poutine, ukrainien Petro Porochenko, français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel.

"L'ennemi a commencé à attaquer à partir de 05H00 nos positions à Chirokiné. Ils utilisent des chars et de l'artillerie", a indiqué le régiment de volontaires Azov qui défend Marioupol. Cette localité à 10 km de Marioupol a été "pratiquement détruite au cours d'un combat d'artillerie, il y a beaucoup de blessés", a annoncé Azov en début d'après-midi. La prise de Marioupol serait une étape clé pour établir un pont terrestre entre la Russie et la Crimée, péninsule ukrainienne annexée en mars.

A Donetsk, bastion des rebelles, la nuit a été marquée par de très nombreux tirs d'artillerie et de salves de lance-roquettes multiples Grad et des tirs se poursuivaient avec la même intensité en début de matinée et étaient entendus dans le centre de Donetsk, selon un journaliste de l'AFP. "Ça a tiré ce matin plus que d'habitude. C'est toujours comme ça avant un cessez-le-feu", dit Marina Vassilievna, 52 ans, qui fait quelques courses au marché qui se trouve près de la gare ferroviaire de Donetsk, l'une des zones les plus touchées par les bombardements. Deux civils ont été tués en 24 à Donetsk, selon la mairie.

Nouvelles sanctions contre la Russie?

La veille, les violences ont fait au moins 28 morts dans l'Est poussant le président ukrainien Petro Porochenko à reconnaître que le processus de paix, après dix mois d'un conflit qui a fait quelque 5.500 morts, "était en grand danger" alors que "l'opération offensive de la Russie a significativement augmenté". Les dirigeants des sept plus grandes puissances économiques mondiales (G7, Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Royaume Uni, Etats-Unis) ont appelé au "strict respect" des accords et se sont dits "prêts à adopter" des sanctions contre ceux qui violeraient cet accord.

De son côté, la porte-parole du département d'Etat américain, Jennifer Psaki, a accusé Moscou de continuer à déployer des armes lourdes dans l'est de l'Ukraine, se disant très préoccupée par "les informations concernant des chars et des systèmes de missiles supplémentaires venus ces derniers jours de Russie". Le Conseil de sécurité de l'ONU devrait quant à lui adopter dimanche une résolution appelant à "appliquer pleinement" le cessez-le-feu conclu à la suite des négociations à Minsk.

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Commentaires
a écrit le 22/02/2015 à 17:46 :
KANE = la paix par la force
a écrit le 16/02/2015 à 3:35 :
Les petits français iront-ils au front, mais lequel?
a écrit le 16/02/2015 à 1:29 :
IMPRESSIONNANT !!
Quel que soit le sujet touchant a l'Ukraine on as droit aux mêmes copiés-collés avec les mêmes titres :
-Poutine FSB un jour, FSB toujours
-Les mensonges perpétuels de Poutine
-Poutine l'envahisseur nucléariste
-Poutine sur les traces de Mussolini
-xavier-marc
Utilisez le moteur de recherche avec ces titres : Vous verrez !!
A chaque fois ces commentaires son démontés et remis en cause (les rares fois ou la modération laisse passer "l'autre" version) mais, leurs auteurs les reposent sans même se poser la moindre question !
Du coups on fini par -nous- se poser des questions.
a écrit le 15/02/2015 à 14:25 :
Poutine serait en train de perdre des amis. La cause de cet isolement : sa politique ukrainienne. En persistant dans son soutien de la rébellion pro-russe et dans son refus d'aller au compromis avec l'Occident, le président aurait fini par irriter ses amis les plus riches, c'est-à-dire les hommes d'affaires qui lui doivent leur fortune, mais se retrouvent actuellement durement frappés par les sanctions occidentales et la crise économique. Alors que le gouvernement prévoit désormais une chute de 3% du produit intérieur brut en 2015, ainsi qu'une inflation de 12% sur la même période et une fuite des capitaux de nouveau soutenue après le record de 2014 (150 milliards de dollars contre 115 prévus cette année), certains se montreraient de plus en plus critiques vis-à-vis des décisions présidentielles. Mais en privé ; même s'ils ne veulent pas payer les frais de ses ambitions personnelles, ils ne sont pas prêts à défier Vladimir Poutine ouvertement. Ils restent trop dépendants de lui. La défiance est réciproque. Le numéro 1 russe aurait pris ses distances avec ceux qui, en Russie, plaident pour des concessions et une résolution rapide de la crise ukrainienne. Selon les experts, son cercle rapproché s'est réduit à une poignée d'hommes de confiance, presque tous issus des services secrets. Il s'agit de jusqu'au-boutistes, partisans des séparatistes du Donbass et d'une ligne dure dans les relations avec Kiev et les Occidentaux.
a écrit le 15/02/2015 à 14:20 :
Le 4 mars 2014 Poutine indiquait devant les députés russes qu'il n'avait pas l'intention d'annexer la Crimée… Et le 18 mars il l'annexait. Le plan de cessez-le-feu a été signé le 12 février. Mais, le vendredi 13, il y avait déjà une déclaration du Kremlin indiquant que «n'étant pas partie prenante dans le conflit en Ukraine, la Fédération de Russie n'était pas tenue de mettre en œuvre les accords de Minsk.» On se demande bien pourquoi Poutine était présent au moment de la signature des accords… Kiev veut conserver l'intégrité de son territoire et de ses frontières, et ne veut pas entendre parler de fédéralisme, même si l'Ukraine est prête à accorder un statut de plus large autonomie aux régions de l'Est. Les séparatistes, eux, préfèrent, avec le fédéralisme, le plan que le Kremlin a concocté et qu'il propose depuis des années.
Réponse de le 16/02/2015 à 1:38 :
"On se demande bien pourquoi Poutine était présent au moment de la signature des accords… "

Mauvaise foi patentée : Si Poutine était la c'est parce-que Porochenko as catégoriquement refusé de traiter en direct avec les présidents des républiques de Donetsk et Lougansk !!!
Réponse de le 16/02/2015 à 1:39 :
"On se demande bien pourquoi Poutine était présent au moment de la signature des accords… "

Mauvaise foi patentée : Si Poutine était la c'est parce-que Porochenko as catégoriquement refusé de traiter en direct avec les présidents des républiques de Donetsk et Lougansk !!!
Réponse de le 16/02/2015 à 1:48 :
"On se demande bien pourquoi Poutine était présent au moment de la signature des accords… "

Mauvaise foi ou ignorance ?? : Si Poutine était la c'est parce-que Porochenko as catégoriquement refusé de traiter en direct avec les présidents des républiques de Donetsk et Lougansk !
a écrit le 15/02/2015 à 12:01 :
Cet homme est incroyable ! Capable de tout. Une source sure, croisée dans la rue, m'a révélé que Poutine était capable de jouer du banjo de ses trois bras. Une photo, non révélée, révèle que Poutine adore faire sauter les crêpes tout en y jetant du sucre et de la manger avant qu'elle ne retombe sur le sol. Une vidéo, certes de mauvaise qualité, nous montre Poutine déguisé en Conchita Wurtz, tentant de rentrer incognito, dans un club échangiste. On aperçoit le nom de l'établissement "Carlt...". Un bulot, rencontré lors d'un documentaire animalier, nous raconte avoir vu Poutine chevaucher le kraken, lancé à la poursuite d'une sirène qu'il voulait dévorer. Au moment ou ça se passe, ma batterie a laché... Mdr !
a écrit le 15/02/2015 à 11:52 :
J'espère que les stratèges en chambre qui ont écrit les inepties ci-dessous sont bien payés pour leurs services de propagande sur les forums. Sinon, c'est vraiment triste de répéter à l'infini les c...neries des médias.
On est un peu comme en 1914 : on se dit qu'on va avoir un petit conflit limité, et que ce sera bon pour les affaires. Surtout celles des USA, qui voient d'un très mauvais oeil l'Europe, et l'Euro.
N'oubliez pas que l'Otan servait à nous défendre contre le Pacte de Varsovie, et que ce dernier a été dissous. Si nous en avions fait autant de notre côté, il n'y aurait pas tout ce délire belliciste.
a écrit le 15/02/2015 à 11:19 :
Washington aurait intercepté un texte d'un général russe appelant à exercer une frappe nucléaire tactique préventive contre l'Ukraine, en cas d'invitation à entrer dans l'Otan. N'excluant pas une fuite délibérée, visant à intimider, les services américains notent toutefois que de tels messages reflètent l'imprévisibilité d'une Russie prête à tout «pour garder l'Ukraine». Les Américains s'inquiètent aussi grandement du déploiement d'armes nucléaires tactiques en Crimée et de la modernisation de l'arsenal atomique russe… Pour les experts avertis, pas de doute: Poutine «fait monter les enchères, pour que des choses qui semblaient il y a peu inacceptables puissent être mises sur la table», note le vice-président de l'Atlantic Council, Damon Wilson. Le chef du Kremlin, note le stratège Walter Russell Mead, «pense que l'engagement de l'Amérique en Europe est tellement faible que les États-Unis ne réagiront pas à temps ou avec suffisamment d'efficacité, alors que la Russie s'efforce de changer l'ordre européen». «Nous pouvons prouver qu'il a tort, estime-t-il, mais il va falloir augmenter notre mise. Les décideurs américains vont devoir repivoter vers un engagement en Europe.»
a écrit le 15/02/2015 à 11:17 :
En fait, la Russie ne cherche pas seulement à stopper l’expansion de l’UE et de l’Otan mais à affaiblir ces organisations de l’intérieur. « Corruption, manipulation des approvisionnements énergétiques, soutien financier à des organisations populistes et pro-russes type FN… le Kremlin cherche à encourager la désunion entre les États de l’Union européenne et l’opposition à l’intégration euro-atlantique. Il développe des techniques de guerre hybride et des pressions plus conventionnelles pour mettre la pression sur les membres de l’Otan. Il cherche à semer la dissension entre les États qui sont en première ligne et ceux, y compris les États-Unis, qui porte le poids des garanties de sécurité collective. Moscou mène des activités de guerre hybride visant les frontières d’États en première ligne de l’Otan, particulièrement les États baltes : Lituanie, Lettonie et Estonie. Cela inclut des attaques cybernétiques, la manipulation des approvisionnements en hydrocarbures, des campagnes de désinformation à travers les médias, l’encouragement à la subversion politique avec des pots-de-vin versés à des mouvements, partis et ONG pro-russes. Il y a aussi des exercices militaires agressifs menés le long de la frontière occidentale russe, la violation des espaces aériens et la menace d’incursions par des forces russes non identifiables ( « les petits hommes verts »), comme en Crimée ». Mais si elle était mieux armée, elle pourrait faire peser un risque tel sur les forces d’invasion que le Kremlin y regarderait à deux fois. Aussi, dès lors que les USA ne veulent pas – à juste titre – s’engager directement dans un conflit militaire sur l’Ukraine, armer les forces de ce pays est le plus sûr moyen de presser la Russie à limiter son intervention. De nombreux officiels russes semblent reconnaitre que leur pays s’est placé de lui-même dans un coin, renforçant l’unité transatlantique et le nationalisme ukrainien tout en endurant des dégâts économiques et d’image. Si les États-Unis et leurs alliés maintiennent un front commun, s’assurent que l’Ukraine ne deviendra pas un État failli, et convainquent la Russie qu’elle ne pourra gagner dans une confrontation, alors, ils seront mieux placés pour négocier une issue favorable, c’est-à-dire un accord qui maximise la souveraineté et le territoire de l’Ukraine et qui réduise l’intervention de la Russie dans le pays.
a écrit le 15/02/2015 à 11:14 :
En l'espace de onze mois, les pays membres de l'OTAN, mais aussi la Suède et la Finlande, ont recensé une cinquantaine d'incidents d'intensité variable impliquant des avions militaires russes. Un moyen de mettre la pression aux Occidentaux dans un contexte de relent de guerre froide. Test des capacités, dissuasion, intimidation : ces multiples manœuvres sont un peu tout cela, mais également un moyen de gonfler le moral des militaires russes, qui font face à un adversaire plus avancé technologiquement.
a écrit le 15/02/2015 à 11:13 :
Poutine se comporte comme un roi belliciste du 19ème siècle, il montre ses bombardiers porteurs d'ogives nucléaires près de nos côtes, alors qu'à côté il raconte qu'il n'aide pas les rebelles ni n'a de troupes en Ukraine. Cela n'a pas de sens. La Russie avait pourtant signé un document comme quoi elle garantissait son intégrité territoriale, il n'en a eu cure. Et même si l'Ukraine entrait dans l'OTAN, ou pas, et qu'on y envoyait des troupes pour mater les rebelles, en quoi cela regarderait-il Moscou qui a fait tuer 1/2 million de tchétchènes ? Il n'y a jamais eu de document signé qui interdisait à l'Ukraine de se rapprocher de l'Europe. La Russie sans l'europe n'est rien, et Poutine le sait, en 10 ans d'injections massives d'investissements, l'économie russe n'est jamais repartie, et dépend entièrement des prix des hydrocarbures que nous achetons à crédit, avec notre dette, la vie en russie (avec ses archi-milliardaires maffieux pour la plupart) ne fait pas rêver, mais la voie de la Pologne oui, Poutine veut détruire la construction européenne (et il envoie ses trolls sur les forums), éjecter les américains du continent, et prendre leur place, on voit comment il s'est comporté avec l'Ukraine dès que son vassal (qu'il a humilié en le traitant de fillette car il ne savait pas réprimer dans le sang une manif) s'est enfuit après avoir fait tirer sur la foule( des généraux allaient l'arrêter pour cela).
Le monde a évolué, la planète est unifiée par internet, les satellites, les ondes, les transports, les langues majeures de communication, les gens se sont déplacés, mélangés, l'humanité s'unifie, et c'est très bien, la prochaine étape est l'espace, et non pas quelques arpents de terre au donbass( microscopique par rapport à l'univers), et pour cela il voudrait tuer des dizaines de millions de gens avec ses armes nucléaires ? il est fou, il n'a plus le sens des proportions, ce n'est plus un doute, on voit ce qui se passe quand un type fait trop de mandats à la suite( comme nos barons régionaux).
Réponse de le 15/02/2015 à 13:54 :
C'est vrai que les vertueux américains respectent le droit international, les droits de l'homme, l'intangibilité des frontières.
Il n'y a qu'à regarder les formidables interventions américaines qui en fait du Moyen Orient un havre de prospérité et liberté démocratique, la mise en place en Europe avec l'aide de certains pays d'un système de tortures en accord avec les droits de l'homme quand les américains torturent c'est au nom du bien et cela change tout n'est ce pas.
Trêve de plaisanterie revenez sur Terre, ici il ne s'agit que de Realpolitik les Yankees veulent arracher l'Ukraine à l'orbite russe et provoquer une scission par la même occasion entre l'Europe et la Russie pour éviter tout rapprochement et constitution d'une Europe allant de l'Atlantique à Vladivostok, marginalisant de fait les américains,
qui se trouvent également dépasser en Asie par la Chine.
Reliser "Le grand échiquier" de Brzezinski, si une guerre éclate, ce livre sera le pendant du "Mein Kampf" d'un certains Adolph H. qui avait décrit tout ce qui allait se passer.
a écrit le 15/02/2015 à 11:09 :
Avant l'an dernier, il n'y avait pas de conflit ethnique dans l'histoire de l'Est de l'Ukraine. Des «séparatistes», militairement très bien équipés, n'ont surgi sur la scène que lorsque le président russe, Vladimir Poutine, leur a donné l'ordre de s'y rendre. La «guerre civile» qui s'en est suivie est un conflit artificiel, orchestrée par les services de sécurité russes et exacerbée par une campagne de désinformation pan-européenne des plus travaillées. Un conflit qui durera aussi longtemps que le voudront les Russes. Le lieutenant général Ben Hodges, commandant des forces terrestres de l'OTAN, a ainsi déclaré dans les colonnes du Wall Street Journal que les Russes avaient déployé leurs systèmes de défense aérienne et de guerre électronique les plus sophistiqués, un équipement «bien au-delà» de tout ce qu'une armée insurrectionnelle pouvait rêver.La logique de préservation du poutinisme : Le but de cette guerre n'est pas la victoire, mais d'éviter l'émergence de tout ce qui pourrait ressembler à une Ukraine prospère et européenne, vu qu'un tel État serait une menace idéologique au poutinisme. En suivant cette logique, même un cessez-le-feu négocié lors du sommet de Minsk n'aurait pas la «paix» comme conséquence, mais bien un conflit gelé, et ce conformément à une bonne vieille technique du KGB: il y a eu la Transnistrie en Moldavie, l’Ossétie du Sud en Géorgie, il y a maintenant la Novorossia en Ukraine. Une fois cette Novorossia opérationnelle, la Russie pourra y implanter une nouvelle police secrète, y créer de nouvelles bases pour l'armée russe et peut-être même y entraîner des cellules terroristes. De mystérieuses bombes ont d'ores et déjà explosé à Kiev et à Kharkiv. En décembre, ce sont pas moins de six bombes qui ont explosé à Odessa. Ce qui peut arriver très vite, en l'espace de quelques semaines ou même de quelques jours, d'où le contresens quasi complet du débat sur «l'armement de l'Ukraine». Oui, au final, il faudrait que l'armée ukrainienne soit renforcée: cela pourrait contenir l'avancée territoriale du nouveau pantin russe. Mais, même en provenance des États-Unis, les livraisons d'armes ne seront pas assez rapides pour que soit chassé rapidement d'Ukraine un équipement militaire russe aussi sophistiqué.
a écrit le 15/02/2015 à 11:05 :
Avant la guerre de 1914-18 il y avait une rivalité entre la Russie et l'empire d'Autriche-Hongrie. Aujourd'hui, c'est la rivalité entre la Russie et l'Europe. La Russie profite de ce que le projet européen a perdu de son magnétisme, à cause de la crise, pour enfoncer des coins en Europe. Elle le fait avec la Grèce de Syriza on l'a vu, mais aussi en Autriche, où elle est proche de l'extrême-droite, ou encore en France, où elle finance le parti le plus anti-européen, le Front national.
a écrit le 15/02/2015 à 10:58 :
L’indépendance du Kosovo a été reconnue en 2008 par une grande partie de la communauté internationale, dont la France sous la présidence Sarkozy, après des décennies de lutte, pacifique puis armée, de la population de cette région contrôlée par la Serbie. Après l’intervention de l’Otan contre la Serbie de Milosevic, qui avait supprimé en 1989 l’autonomie du Kosovo et de la population à majorité d’origine albanaise, il a fallu près de près de dix ans de négociations internationales, auxquelles la Russie a été partie prenante, avant que l’indépendance apparaisse comme la seule solution. Rien avoir avec le «hold-up» perpétré par les Russes en Crimée.
a écrit le 15/02/2015 à 10:37 :
Encore une combinaison géniale des grands stratèges américains : l'Ukraine sert de prétexte à une guerre Otan contre Russie. Un conflit limité qui ruine l'Europe sans que les USA y perdent grand chose.
Bref, le summum du grand classique, et, surtout : la fin de l'Euro, qui concurrence le roi-dollar.
a écrit le 15/02/2015 à 10:14 :
Encore une combinaison géniale des grands stratèges américains : l'Ukraine sert de prétexte à une guerre Otan contre Russie. Un conflit limité qui ruine l'Europe sans que les USA y perdent grand chose.
Bref, le summum du grand classique, et, surtout : la fin de l'Euro, qui concurrence le roi-dollar.
a écrit le 15/02/2015 à 7:00 :
Après une guerre civile comme c'est le cas, le vivre ensemble est impossible. La partition de l'Ukraine devrait être la seule solution d'avenir.
Réponse de le 15/02/2015 à 8:04 :
Allo Houston ici la terre !!
Les russes en Russie et les ukrainiens chez eux. Vous parlez de guerre civile?
C'est une invasion des russes point barre
Réponse de le 15/02/2015 à 13:29 :
@Ben: Allo, Ben, ici Captain Obvious. Il y a plein des russes vivant en Ukraine depuis des siècles, il y a une différence assez importante entre les ukrainiens d'Est et d'Ouest (éthnique, culturelle, traditionnelle, même linguistique), bien plus importante que entre les premiers et les russes. Le conflit est avant tout régional et idéologique, pas vraiment ethnique: il y a plein d'ukrainiens ethniques parmi les rebelles et plein des russes parmi les loyalistes de Kiev.
Réponse de le 16/02/2015 à 1:20 :
@Ben : "C'est une invasion des russes point barre"
Des preuves ??
AUCUNES !
On nous ressert la soupe des armes de Saddam, des gazs d'Assad, j'en passe et des meilleures ..
a écrit le 15/02/2015 à 3:31 :
Le cesser le feu, s'il est respecté... sera rompu, les milices du Secteur Droit ont fait savoir qu’ils ne reconnaissaient pas les accords de Minsk et qu’ils continueraient les combats. Et dire que Washington veut entrainer ces gens là et leur fournir des armes de pointe.
Notre président et Mme Merkel se sont précipités chez Poutine non sans avoir prix les consignes à la maison blanche.
Et oui il y urgence, des mercenaires de l’OTAN sont pris dans la nasse de Debaltseve, ça marque mal.
La guerre continuera, les séparatistes n’ont pas été invité aux négociations, les « faucons atlantistes » veulent leur base en Ukraine, remarquez que cela n’a pas fait partie des discussions.
Bref le chaos contrôlé est à l’oeuvre, et pour longtemps, les Etats unis ne pouvant pas ressusciter leur économie moribonde, ils préfèrent entrainer le monde dans la destruction et la misère, personne ne doit remettre en cause leur hégémonie. En grattant un peu, attardez vous sur les acquisitions méthodiques des grands groupes de presse.
Trouver de l’information qui ne soit pas sous influence est une gageure. Cela n’augure rien de bon.
Messieurs les journalistes, plus que jamais il est temps de montrer que vous en avez…
Vous portez une lourde responsabilité sur les conséquences de cette guerre silencieuse !
a écrit le 15/02/2015 à 2:42 :
Ces accords servent simplement aux soldats russes en Ukraine à se réarmer et se réapprovisionner avant de prendre plus de territoire.
a écrit le 14/02/2015 à 20:12 :
Quelqu'un attendait quelque chose différente? Surtout en sachant que le destin des quelques milliers des troupes ukrainiens encerclés à Debaltsevo n'est pas déterminé.
a écrit le 14/02/2015 à 19:32 :
Il faut armer armer Kiev avec du matériel neuf pour que la paix soit conservée . Quand on est faible les choses se passent sans vous .
Réponse de le 14/02/2015 à 19:39 :
C'est clair une bonne guerre en Europe, ça au moins cela fera redémarrer l'économie, vous êtes une génie
Réponse de le 14/02/2015 à 21:35 :
Du sang frais avec ces armes neuves, "business is business" et les usa sont des pros pour créer des guerres loin de chez eux pour faire bénéficier leur industrie militaire. Avec la fin de leur présence en Afghanistan et Irak faut bien que les ricains trouvent de nouveaux débouchés export pour leur business de la fausse démocratie
a écrit le 14/02/2015 à 19:28 :
Les bataillons néo-nazis d'Azov et les autres milices d'extrême droite ukrainiennes ont déclaré qu'ils ne respecteraient pas les accords de Minsk 2 et le cessez-le feu, et continueraient à se battre.
Question : on fait quoi avec ce ramassis d'énergumènes, on continue de dire que c'est de la faute des Russes ?
a écrit le 14/02/2015 à 18:44 :
On voit bien que c'est mal parti, les Ukrainiens pro occident vont devoir se faire une raison l'est est pro russe.....Et l'Europe par son président et sa ministre des affaires étrangères n'étaient pas à Minsk, où étaient-ils? C'est Poutine qui doit rire de notre faiblesse, d'ailleurs clairement F.H. faisait tapisserie avec Merkel à Minsk à quémander la paix..
a écrit le 14/02/2015 à 17:23 :
Mais elle fait quoi l'armée ukrainienne ? Elle se bat ou recule ? Elle reconquiert le peu de pays perdu ? Elle jette de l'huile sur le feu et fait semblant de contenir une énorme puissance impérialiste étrangère en espérant que les occidentaux vont venir faire son travail et que ses dirigeants vont pouvoir vivre des "fournitures de guerre" ? C'est quoi ce pays étranger qui retient davantage notre attention que nos chômeurs ?
Réponse de le 14/02/2015 à 19:57 :
Si c'était notre pays à la place de l'Ukraine que croyez vous que notre armée pourrais faire contre l'armée Russe? C'est comme l'histoire de la cigale contre les fourmis sauf que la il n'y a qu'une fourmis Ukrainienne face à plusieurs milliers de cigales.
Réponse de le 15/02/2015 à 8:44 :
Si l'armée russe avait vraiment voulu envahir l'Ukraine, en quelques heures cela aurait été terminé. Ne nous laissons pas abuser par des comédiens qui veulent que les autres se battent à leur place et ont sciemment provoqué une guerre civile. Quant à la force devenue pathétique de notre armée française, il ne tient qu'à nous de la reconstruire si un jour on ne veut pas appeler "maman" (pardon : les Américains ou les Chinois...) à l'aide. Un pays a toujours une armée stationnée sur son territoire : soit c'est la sienne, soit c'est celle de son voisin. Et là les Ukrainiens commencent singulièrement à manquer de courage : peut-être parce qu'ils tirent sur leur propre peuple...
a écrit le 14/02/2015 à 14:59 :
Il y a t'il une réelle volonté de l'Ukraine à défendre leur territoire ? Pourquoi ne pas envoyer toutes leurs troupes sur le front ?
Réponse de le 14/02/2015 à 16:48 :
l'armée Ukie est en déroute , la tentative de mobilisation a été un échec , les jeunes ukrainiens ne veulent surtout pas participer à cette guerre.
mais les USA veulent la guerre à tout prix en Europe.
Réponse de le 14/02/2015 à 19:29 :
Ils ont du vieux matériel, mais en face, les séparatistes ont du matériel récent en abondance (y a des arrivées de Russie), des chars modernes, des systèmes de brouillage, tout ce qu'il faut pour vaincre.
Réponse de le 16/02/2015 à 1:35 :
@Photo73 "les séparatistes ont du matériel récent en abondance (y a des arrivées de Russie), des chars modernes"

Des preuves ?
Niveau matériels je maitrise le sujet, je suis ce conflit de prés et n'ai pas vu la trace du moindre "matériel récent venant de Russie" .
a écrit le 14/02/2015 à 14:16 :
Les imprécations américaines comme celles du G7 préfigurent en général une débandade militaire. Les américano-européïstes font la guerre pour des raisons qu'ils semblent eux même ignorer. Ailleurs, ils violent les règles qu'ils voudraient voire appliquer en Ukraine. Ils veulent étendre leur influence en annexant des pays pour dire ensuite "Joignez-nous en adoptant nos lois et en admettant notre supériorité sinon nous vous isolerons et vous serez morts économiquement" Les russes adressent l'Ukraine et la Moldavie, puisque leurs opposants ont pris la Pologne, les pays baltes, la Roumanie et s'apprêtent à intégrer la Bulgarie, en usant de nervis militarisés pour aboutir, et les pays de Bosnie. Une position modeste et légitime dans ce type de partage qui lui ne l'est pas forcément, mais, puisqu'il existe... Pour le moment la Russie a récupéré 600 000 réfugiés principalement non russes mais loyaux, elle vise un axe entre les villes de Kharkov et ZaporoÏa comme fixant cette première étape à 20% du territoire du pays qui hors Crimée compte plus de 500 000 km2. Depuis les incidents criminels de la place Maïdan qui a vu Porochenko prendre illégalement la tête du pays, le respect des russes et des population de l'Ukraine n'a plus cours. Les européïstes dont la France ont provoqué la mort de 5000 personnes pour des ambitions dont ils savent par avance qu'elles ne pourront aboutir. Au reste une seconde guerre civile semble s'organiser avec Arseni Iatseniouk qui a remporté les législatives en octobre. Est-il nécessaire de poursuivre cette folie totalitaire européïste. On pensait les russes endormis, ils ne l'étaient pas. On pensait les dépouiller sans peine, ils s'y opposent. Désormais même, ils exigent leur part et il convient selon les pratiques internationales de la leur donner. de faire la paix. C'est ainsi.
Réponse de le 14/02/2015 à 15:06 :
merci pour cette analyse.
Réponse de le 14/02/2015 à 17:51 :
merci pour le commentaire de Corso. Pour suivre l'actualité ukrainienne, je suis obligé de m'informer auprès de la presse étrangère, même la presse américaine est plus objective que la presse française ( de gauche ou de droite ) qui ne prend ses sources qu' à Kiev.
Réponse de le 14/02/2015 à 18:19 :
@Corso: Désolé, mais votre analyse contient beaucoup trop d'erreurs. 1. L'influence russe en Ukraine était pas énorme et avait une tendance de diminuer. Tout le monde oublie qu'Ianoukovich n'était pas en réalité un président pro-russe , il suffit de rappeler les guerres gazières de son époque. Aucun rapport avec la Moldavie, la Transnistrie existe depuis bien longtemps, les relations avec la Russie n'étaient pas toujours roses, surtout avec les autorités actuelles de la Transnistrie. Son problème qui n'ont personne d'autre pour les aider. 2. La Russie ne vise rien depuis la Crimée, sinon elle aurait aidé aux rebelles à l'Est dès le début, aurait aidé de construire un système de gestion étatique dans les républiques au lieu de desorganiser l'existant, n'aurait pas aidé l'Ukraine avec l'énergie, les finances et les armes, n'aurait pas signé les accords de Minsk 1 qui étaient salvateurs pour l'Ukraine et catastrophiques pour les rebelles etc. 3. La Russie a récupéré pas 600.000 réfigiés, mais au dessus de 1mln. Certains disent que ce chiffre est compté en millions. Le vrai nombre des morts à l'Est est compté par des dizaines de milliers. Recemment les services spéciaux allmands ont donné leur estimation de 50.000 tués. 4. Minsk 2 signifie que la stupide politique de la Russie en Ukraine continue.
a écrit le 14/02/2015 à 14:04 :
Au 19ème siècle les choses étaient plus simple. Quand deux Etats se faisaient la guerre, le vainqueur imposait par un traité de paix de nouvelles frontières et tout rentrait dans l'ordre. Maintenant c'est le bazar. Les puissances sous traitent leur guerres à des "séparatistes" ou des groupes armées qu'il est difficile de contrôler.
Réponse de le 14/02/2015 à 20:00 :
Parce que vous croyez que les armées durant les guerres étaient contrôlées? C'est surement pour ça que lors des libérations des villes "nos alliés" libérateurs n'ont pas violer, pillés...

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