"Beaucoup d'Italiens ont l'impression que la France et l'Allemagne veulent avant tout sauver leurs banques"

 |   |  1475  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : Bloomberg)
L'Italie est en pleine ébullition. Le gouvernement de transition poursuit la restructuration économique et le redressement des finances publiques. Accablé par un lourd endettement, l'Etat cherche les moyens pour réduire les dépenses et augmenter les recettes publiques. Le gouvernement devait adopter vendredi un nouveau plan de réformes. Salvatore Cantale, professeur à l'IMD, analyse les enjeux pour le Temps, notre partenaire suisse.

Le Temps: Etes-vous allé récemment en Italie? Quelle est l'ambiance sur place trois mois après la démission du gouvernement de Silvio Berlusconi et l'installation d'un gouvernement intérimaire à la tête du pays?

Salvatore Cantale: Je suis allé en Sicile pour Noël. J'y suis resté, avec ma famille, pendant deux semaines. Sur place, les gens sont à la fois en colère et résignés. Ils sont préoccupés par ce qui se passe en Italie et savent qu'il va être très difficile de remettre le pays sur les rails. Ils sentent que la récession s'installe. J'ai aussi noté un sentiment, le même que j'ai ressenti récemment en Grèce, d'être abandonnés à leur sort. Mais en même temps, ils attendent que les dirigeants politiques montrent la voie à suivre. Cela ne veut pas dire qu'ils leur font confiance. Ils savent qu'individuellement, ils ne peuvent rien faire. Cette attitude est très différente de celle qui prévaut aux Etats-Unis. Là-bas, les gens se demandent ce qu'ils peuvent faire pour sortir de l'ornière. En Italie, voire en Europe, ils se remettent aux politiques même si ces derniers sont discrédités. En Sicile, un jeune diplômé sur deux est au chômage.

- Quel héritage Silvio Berlusconi a-t-il laissé à l'Italie?

- Tous les indicateurs - croissance, chômage, déficit budgétaire, dette - sont dans un état pire aujourd'hui qu'il y a vingt ans. Nous ne sommes pas plus compétitifs non plus. Les petites et moyennes entreprises, moteur de l'économie italienne, n'ont plus la même vitalité. Le monde des affaires ne s'identifiait plus avec lui. Il se sentait trahi. Lorsqu'il a rejoint la politique, Silvio Berlusconi, qui était à la tête d'un empire immobilier et médiatique, était le modèle du succès. Il mettait fin à des décennies de gouvernements instables. Sur le plan politique en revanche, les années Berlusconi nous ont fait perdre confiance dans la classe politique.

- Dans ces circonstances, Mario Monti, le premier ministre qui dirige le gouvernement en attendant les nouvelles élections générales de 2013, est arrivé comme un sauveur...

- Il donne de l'espoir, c'est certain. Les Italiens pensent que Mario Monti et son gouvernement de professeurs ne sont pas au pouvoir pour tirer des bénéfices personnels. Je l'ai déjà rencontré; c'est une personne qui inspire confiance. Par contre, je crains que l'espoir ne soit déçu. Les Italiens n'imaginent pas encore les souffrances qu'ils vont devoir subir ces trois à cinq prochaines années. La cure d'austérité adoptée par le gouvernement est sans précédent. Son objectif est d'économiser 20 milliards d'euros et d'atteindre l'équilibre budgétaire en 2013. Ce sera difficile, mais si nous voulons mériter notre place au sein du G7 (Groupe des sept pays les plus avancés), cette voie est incontournable.

- Faut-il craindre des crises sociales qui sont inhérentes aux programmes d'austérité?

- Les Italiens devront se serrer la ceinture et faire des sacrifices. Regardez les manifestations de professionnels (chauffeurs de taxi, avocats, notaires) qui résistent à l'ouverture de leur secteur à la concurrence! La libéralisation y ramènera certes plus de monde, mais réduira leurs profits. Lorsqu'il s'agit des principes, ils sont d'accord pour prendre des mesures, mais lorsqu'ils sont touchés personnellement, ils mettent les pieds contre le mur. En Italie, l'Etat et les syndicats ont en tout temps protégé des professions dans des buts électoraux. La crise économique et sociale qui nous frappe est le résultat d'une politique conservatrice vieille de cinquante ans. Le manque de concurrence a tué l'investissement, l'esprit d'entreprise et l'innovation. Beaucoup d'Italiens ont pensé qu'il suffisait de faire partie de l'Union européenne pour être à l'abri de crises économiques et sociales. Mais nous n'avons rien fait pour nous adapter. Par exemple, les Italiens n'ont pas appris les langues. Aujourd'hui, ils ne peuvent pas profiter de l'ouverture du marché du travail au sein de l'UE, mais critiquent ceux qui viennent travailler chez eux. Le travail, comme facteur de production, n'est pas mobile. Les Italiens pensent qu'ils seront toujours au centre au monde.

- De quelle marge de man?uvre dispose le gouvernement de Mario Monti?

- Il a fait voter des lois visant à redresser les finances publiques, notamment en augmentant les impôts et en coupant dans les dépenses. Pour la suite, il propose de libéraliser certaines professions. Il compte aussi privatiser quelques entreprises d'Etat, notamment le service bancaire de la Poste, l'énergie, routes. Personnellement, je pense qu'il ne dispose d'aucune marge de man?uvre par rapport à l'UE. Il n'a aucun pouvoir de négociations auprès d'Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy, qui représentent les deux poids lourds de l'économie européenne. Il demande en vain que l'Allemagne prenne plus d'engagement afin de faire baisser les taux d'intérêt que l'Italie doit payer pour se refinancer sur les marchés. Beaucoup d'Italiens, mais aussi des Grecs, ont l'impression que la France et l'Allemagne veulent avant tout sauver leurs banques qui sont surexposées dans la dette italienne et grecque. Mario Monti aurait pu utiliser ce levier pour pousser l'Allemagne à plus de solidarité. Il aurait dû utiliser le spectre de l'éclatement de la zone euro et pousser les dirigeants européens à agir, par exemple en émettant des euro-obligations, et aider les pays en difficulté. Mario Monti aurait aussi pu demander à l'Allemagne d'assouplir sa position sur le rôle de la Banque centrale européenne dans la crise de la dette. Berlin s'oppose à ce que cette institution achète la dette souveraine des pays de la zone euro. De l'aveu même des dirigeants, l'Europe pouvait se passait de la Grèce, mais pas d'Italie.

- N'y a-t-il pas d'alternative à l'austérité?

- Je ne dis pas que j'approuve toutes les mesures qui obligent la population à se serrer toujours un peu plus la ceinture. Mais il faut de la croissance. Encore faut-il qu'elle soit massive. Un taux de croissance de 2% pour les deux prochaines années ne résout rien. On peut aussi utiliser l'arme inflationniste pour faire baisser l'endettement, mais cette solution est inacceptable pour l'Allemagne. C'est aussi contraire à la mission première de la Banque centrale européenne, qui est la maîtrise de l'inflation. En réalité, je ne vois pas les mesures prises par le gouvernement Monti conduire à donner un coup de fouet à la consommation, à créer des emplois et à relancer l'économie italienne. Et sans croissance, les recettes d'Etat diminuent. Bref, la perspective est celle d'un cercle vicieux. Il est désolant de voir que les remèdes qui sont appliqués à l'Italie ont déjà été essayés en Grèce, mais sans résultat. Nous n'avons tiré aucune leçon de ce qui se passe en Grèce.

- Mario Monti ne peut-il pas attendre de la solidarité européenne pour sortir de l'ornière?

- C'est génial d'avoir un gentleman respecté à la tête du gouvernement. Mais c'est plus important d'avoir un dirigeant qui peut presser sur le bouton si la situation l'exige. Mario Monti n'est pas cette personne. Son souhait est de pouvoir se refinancer à un taux d'intérêt supportable. Ça ne se passe pas ainsi. La semaine dernière, on s'est trop réjoui du fait que l'Italie a pu lever 4 milliards d'euros, mais le taux d'intérêt était de près de 8% par année. A ce taux, les bailleurs de fonds vont se manifester sans problème d'autant plus qu'ils savent que les bons émis sont garantis par l'Etat ou par le Fonds européen de stabilité financière. Nous savons que l'idée même d'un pays comme l'Italie fasse défaut fait trembler les institutions financières européennes. A titre d'exemple, la compagnie d'assurances allemande Allianz détient 28,6 milliards d'euros des créances italiennes.

- Comment l'Italie peut-elle relancer la croissance?

- Nous n'avons pas besoin des investissements qui paient des salaires pour creuser et remplir des trous. Ils doivent être plutôt canalisés dans la production de ce que les consommateurs aiment et demandent. Le climat n'est toutefois pas propice. La bureaucratie a tué l'entrepreneuriat en Italie. Aux Etats-Unis, il faut sept ans à une entreprise pour entrer en bourse. Chez nous, il en faut 40! Il faut des impulsions à la croissance comme en Chine, en Inde et dans les autres pays émergents. Chez nous, lorsqu'un jeune prend l'initiative, mais échoue, tout le monde se moque de lui. Aux Etats-Unis, ce n'est pas une honte de ne pas réussir du premier coup. La culture italienne est insupportable à cet égard.

Retrouvez cet article sur le site du quotidien Le Temps en cliquant ici.

Le Temps © 2012 Le Temps SA

 

 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 11/02/2012 à 7:32 :
Paris et Berlin, par leur Diktat, nous ont mis dans le caca dans lequel nous nous trouvons.
Les traités imposés par l'axe franco-allemand avantagent les économies fortes et étouffent les économies faibles de la Zone Euro.
Les excédents de la balance commerciales réalisés dans la Zone Euro (surtout en Allemagne) sont souvent réinvestis en dehors de celle-ci. Ces excédents obtenus par le biais du surendettement des pays de la Zone Euro, ne sont donc en fait que des faux excédents pour l'ensemble de l'Union Monétaire.
Le chômage des jeunes de 50% en Espagne et Portugal, 30% en Italie, la Grèce n'en parlons pas, et le reste pas brillant, est le résultat de cette fuite légale de capitaux, favorisée d'ailleurs par les traités.
Alors que Paris et Berlin la ferment un peu et laissent faire des vrais Européens dans l'intérêt de l'Europe et non de l'axe franco-allemand.
Réponse de le 11/02/2012 à 9:04 :
Ne vous inquiétez pas pour l'Italie. Quand on regarde la situation de la France, celle-ci est en fait encore plus dégradée que celle de l'Italie. Déficit de la balance des paiements courants, déficits commerciaux sans fond, déficits publics tout aussi abyssaux, en un mot, la France devrait être bien plus attaquée, son économie ayant été sabordée par l'Euro. Et après, des abrutis (car il faut bien appeler un chat, un chat) comme Minc et Attali nous disent qu'il faut plus d'Europe et faire disparaitre les Etats nations européens.... Quand je dis que l'Europe nage en plein délire !
Réponse de le 26/02/2012 à 5:12 :
@ Anti euro,
je pense que nous avons encore le choix entre soit plus d'Europe et moins de franco-allemandisme, soit moins d'Europe et retour à l'ECU.
Mais la situation actuelle ou "Merkosisme" est le pire que l'on puisse faire. Cela ne profite qu'à l'Allemagne.
a écrit le 06/02/2012 à 10:40 :
C'est vrai que Sarko et Merkel empêchent les pays de sortir de la crise. Ils ne voient que le sauvetage des banques françaises et allemandes. Et cela sur le dos des contribuables.
Ou est la solidariré avec les pays du sud ???
Réponse de le 11/02/2012 à 10:15 :
y en a marre de la solidarité vous croyez que dans la situation inverse ils nous aideraient?? Soyons un peu égoiste on ne peut plus faire généreux
a écrit le 23/01/2012 à 22:59 :
Evidemment. Comme lors du "sauvetage" de la Grèce : sauver les banques, et avan ttout empécher le déclenchement des CDS qui ont coulé AIG.
a écrit le 23/01/2012 à 17:47 :
beaucoup d'italiens feraient mieux de se taire et de faire quelque chose de bien pour faire progresser leur pays (on en a vu récemment l'exemple) et pour faire de nouveau partie de l'Histoire. Les italiens ont du génie, on en a besoin mais on n'a pas besoin de fraudeurs ni de magouilleurs ni de gens qui vivent au crochet des autres alors qu'ils s'enrichissent, ni en Italie, ni en France, ni en Grèce, in ailleurs dans l'UEM et dans l'UE.
a écrit le 23/01/2012 à 15:54 :
ben evidemment c'est la debacle europeenne alors chacun pour soi et l'euro pour tous
y zont pas encore compris les italiens et les espagnols et les grecs et les autres
a écrit le 22/01/2012 à 15:45 :
et beaucoup d,Italien continue la dolcé vita comme si de riens n, était !!!jy vais souvent je peut vous dire qu,ils vont trés bien merci pour eux
a écrit le 22/01/2012 à 11:44 :
Il n'y a pas qu'en Italie que l'Etat-providence obèse et ses succursales communistes (dont, entre autres, les syndicats politisés) ont protégé des professions dans des buts purement électoraux, pour acheter les votes, tout en provoquant crises après crises. La France est championne du monde des oligopoles protégés par l'Etat, imposant à la population leurs piètres services à des tarifs de connivence qui ne sont autre chose que des taxes, mais sûrement pas des prix. "La crise économique et sociale qui nous frappe est effectivement le résultat d'une politique conservatrice vieille de cinquante ans. Le manque de concurrence a tué l'investissement, l'esprit d'entreprise et l'innovation." Voilà, tout est dit. Nous sommes déjà trop taxés et trop étatisés.
Réponse de le 22/01/2012 à 14:30 :
encore ?
Réponse de le 22/01/2012 à 18:18 :
Oui, plus que jamais indispensable... TINA !
Réponse de le 22/01/2012 à 20:16 :
Déjà trop taxé : tu ne nous a jamais expliqué comment l'Angleterre de Thatcher a nationalisé ses banques , comment le tigre Irlandais et ses faibles taxes a eu besoin de 10 milliards du FMI, et comment les USA sans services publiques ont une dette de 100% du PIB ... a oui tu vas dire que même ces états "libéraux" ne le sont pas assez ...alors lequel l'est assez ? La Chine ? (qui donne subventionne et qui planifie a 5ans Lol ) Alors lequel ? (et ne dit pas la Suisse, Luxembourg, Monaco et les Iles Caimans )
Réponse de le 22/01/2012 à 23:02 :
Pardon l'Irlande aux faibles taxes a eu besoin de 100 milliards ...
a écrit le 22/01/2012 à 10:29 :
Encore un qui nous vend l'ultra liberalisme comme etant la solution alors meme que c'est cet ultra liberalisme qui a conduit l'europe dans ce trou sans fond....Merci M.Cantale pour vos analyses subjectives. Si ma memoire est bonne sarko et obama avaient declare que les peuples n'etaient pas responsable de la crise et que ce n'etaient pas a eux de payer....Encore des belles paroles.Le probleme ne vient pas plutot de l'argent qui ne circule plus dans l'economie relle. 5% des liquiditees vont dans l'investissement,les 95% restant circulent dans les spheres financieres(Jacques Sapir)
a écrit le 22/01/2012 à 0:50 :
rassurez vous m. Cantale, c'est pareil en France: oui au changement mais sans toucher a mes privileges!
a écrit le 22/01/2012 à 0:27 :
Quand la BCE prete a 1% des milliards d'euros aux banques europeennes, pour qu'elles reprettent ce meme argent a des taux qui asphyxient la Grece et bien d'autre a coup de plans d'austerite qui ne resoudent rien si ce n'est de pousser encore plus de gens dans la misere, on peut effectivement se poser la question. Pourquoi cet argent n'est pas plutot preter directement a ces pays a des taux moindres que le marche pour au moins leur permettre de sortir la tete hors de l'eau et de pouvoir mettre fin a cette spirale sans fin....C'est quand la Grece fera definitivement defaut, qu'alors la les etats (entendez NOUS) devront mettre la main a la poche pour renflouer les banques qui ont prete pour leur eviter de faire faillite...
Réponse de le 22/01/2012 à 11:52 :
Une banque peut subir une faillite mais un pays peut se mettre volontairement en défaut. La BCE prête à court terme, les pays s'endettent à long terme. L'argent immobilisé plus longtemps coûte plus cher. Pour ces deux raisons, une banque centrale ne doit pas prêter directement à un pays, surtout s'il est mal géré depuis plusieurs années, comme la plupart des pays du sud de l'Europe. Il en va de la confiance dans la monnaie.
Réponse de le 24/01/2012 à 8:36 :
Parlez en au Royaume uni, aux USa et a la Chine qui eux ne se privent pas de faire racheter leur dette par leur banque centrale.
a écrit le 21/01/2012 à 17:50 :
Ben oui..
C'est pour cela que Mr Monti a été mis au boulot , non?
Bonjour le fascisme financier!
a écrit le 21/01/2012 à 16:20 :
"L a France et L'Allemagne veulent sauver leurs banques", et c'est pour cela que les Italiens ont écopé de M.Monti. Il ne fera rien contre l'Europe et l' ?uro. Quels gages lui ont donné Merkozy pour sa soumission?
a écrit le 21/01/2012 à 15:58 :
encore un donneur de lecons qui n'a rien compris. C'est accablant. Ce n'est pas avec des gens comme cela que les choses avancent dans le bon sens. Il méconnait complètement le rôle des banques (allemandes et francaises) dans la crise actuelle, qui est avant tout une crise structurelle de surendettement. Et, ... à quel titre, pour quelle raison et avec quel résultat les soi-disant "Riches" paieraient-il pour (les erreurs persitantes) des Pauvres?? Il veut une Europe du Sud de perpetuel assistés? A la manière de l'Italie Nord / Sud?? Qu'il retourne à l'école (ou à la retraite).
Réponse de le 22/01/2012 à 20:25 :
Dette Française avant les subprimes 63% du PIB, dette après les Subprimes 88% du PIB , nouveaux services publiques mis en place par Sarko: aucuns c'est même le contraire avec 1 fonctionnaire sur 2 non remplacé au départ à la retraite. A qui ont profiter les Subprimes lorsqu'ils rapportaient 15% par an ?? aux pauvres ?? non Aux riches !!
Réponse de le 23/01/2012 à 13:22 :
Tard dans la nuit, on ne voit pas plus loin que le bout de son nez...
a écrit le 21/01/2012 à 14:28 :
Les Italiens du Nord sont riches.S'ils ne payent pas il faut s'interroger.
a écrit le 21/01/2012 à 12:51 :
le mot CROISSANCE est complètement décalé : Quand "croissance "est synonyme d' importations comment peut-on sortir du cercle vicieux ? Être créatif , SELECTIONNER des esprits innovants rapportera dans 10 ans au mieux . La formation c'est bien , mais faire des génies avec des cancres ( prétention de notre éducation nationale ) c'est impossible .
a écrit le 21/01/2012 à 12:21 :
Et alors? La vérité est-elle si choquante? Les Italiens comme les Grecs peuvent aller se faire voire, mais leur dette DOIT ETRE PAYE!!!
Réponse de le 22/01/2012 à 0:33 :
est-il pour autant normal/souhaitable que la BCE prete a des taux proches de 0 pour que les banques s'engraisse en repretant cet argent a des pays en difficulte a des taux usuraires? Certes ces pays (y compris la France) doivent mieux gerer leurs finances mais pour les y aider encore faut-il leur donner la possibilite de rembourser, a des taux plus soutenables.
a écrit le 21/01/2012 à 12:01 :
Tout ce que fera le gouvernement eurocrate et eurolâtre de Monti, c'est d'enfoncer davantage l'Italie dans la récession comme cela est en train de se dérouler en Grèce. Les seuls bénéficiaires de cette cure d'austérité européenne seront les investisseurs qui pourront piller allègrement les trésors des pays.
Réponse de le 21/01/2012 à 19:39 :
Sans oublier les bons du trésor, émis avec un coupon de 8% l'an, ainsi que nous le dit cet homme. Moi j'en prendrais bien une louche (vous avez vu les obligations Caisse d'Epargne de chez nous avec un royal 4,2š%...
a écrit le 21/01/2012 à 11:31 :
Si vous devez 1000 euros à votre banque ... c'est votre problème !

si vous devez 100.000.000 d'euros à la banque c'est son problème !
Réponse de le 21/01/2012 à 16:58 :
c'est bien mon avis !! et les banquiers ont actuellement un énorme problème :-))
Réponse de le 21/01/2012 à 23:04 :
Et si les banques s ecroulent, c est a nouveau votre probleme: ne vous leurrer pas, les etats prendront toutes les mesures necessaires pour maintenir les banques a flot car il n y a d autres options possibles!
Réponse de le 22/01/2012 à 0:34 :
Oui et donc nous avons un enorme probleme
Réponse de le 23/01/2012 à 2:37 :
et tout ça va se finir par la faillite, la nationalisation et le dépeçage de plusieurs grandes banques ...
nous avons besoin de banques mais pas forcément des zombies encore en activité
a écrit le 21/01/2012 à 11:08 :
Mais comme chacun ,qui veut donc payer les dettes de son voisin ,d'un membre de sa propre famille pour faire plus simple si l'on veut bien ? Et ,les milliardaires ,millionnaires eux ,sont donc porte monnaies ouverts ?Ne culpabilisons donc pas les autres . Rien que pour leurs poubelles , comment réglent-ils ce probleme ? Alors qu'ils se regardent .
a écrit le 21/01/2012 à 10:42 :
Aucune réforme, aussi intelligente soit-elle, ne pourra faire grand chose tant que l'Italie conservera une monnaie trop forte par rapport à celle de l'Allemagne - son principal concurrent industriel - puisque ces deux pays ont la même monnaie alors que celle de l'Italie devrait être de 25 à 35% moins forte que celle de l'Allemagne. Cela étant donné les écarts de compétitivité. Aucun pays, jamais, nulle part, n'a pu maintenir son économie en adoptant une monnaie trop forte par rapport à ses fondamentaux productifs. Jamais, c'est impossible. Implacablement logique. L'exemple argentin aurait du faire réfléchir les technocrates européens; ces apprentis-sorciers... Mais jamais un technocrate ne se remet en cause, hélas et toujours il préférera couler sa population droit dans ses bottes qu'admettre son incompétence.. Rappelez-vous l'URSS. Si ça échouait, c'est parce qu'il n'y avait "pas assez de Communisme". L'UE, c'est pareil : 20 ans que les faits démentent les promesses, mais c'est bien sûr parce qu'il n'y a "pas assez d'Europe". Ben voyons...
Réponse de le 21/01/2012 à 19:41 :
D'accord 100%
Réponse de le 11/02/2012 à 13:05 :
idiot ! que la monnaie italienne, ET allemande soit surévaluée, c'est un fait; largement favorisé par les USA. Mais, votre projet, d'introduire des différentiels A L'INTERIEUR de la zône Euro n'a aucun sens. le (seul ?) résultat en serait un affaiblissement de l'Allemagne; laquelle pourrait rétorquer ! L'autre avantage serait que les Ferrari seraient moins cher à l'exportation... gros avantage, n'est ce pas. Votre analyse ne tient que si le pays en question EXPORTE MASSIVEMENT (souvent des matières premières). S'il est une monnaie qu'il faut contribuer à dévaluer (ou plutôt) dé"valoriser", c'est l'Euro globalement ! Quand est ce que les extrêmistes de 2 bords vont ils comprendre que l'ère des nations ridiculement naines avec leur 60M d'habitants C'EST FINI ! ? Même, l'Europe, avec 500M (quoique 2 fois plus que les USA) c'est PETIT. Alors l'Italie... (ou la France).
PS il est gentil, l'interviewé; il se paye 2 semaines de vacances en Sicile (loin d'être représentative), et il donne son avis ! sur la crise, parce qu'en matière de solutions...
a écrit le 21/01/2012 à 10:41 :
Mais pas du tout, c'est par pure gentillesse, par amour des Italiens. Merkosy, c'est l'altruisme, l'amour du prochain, le sacrifice dans l'interet des autres. Comme nos amis Italiens sont injustes mechants de voir du mal ou il n'y a que du bien.
Réponse de le 21/01/2012 à 16:59 :
l'amour du prochain, surtout si il est banquier , et le sacrifice des autres dans l'intérêt du même banqueir.
a écrit le 21/01/2012 à 10:21 :
Les européens attendent que l'Italie se bouge enfin les f.... comment en effet les italiens ont ils pu maintenir quelqu'un comme Berlusconi aussi longtemps au pouvoir, c'est un vrai mystère. Mais ce professeur à l'IMD n'aborde les questions centrales de l'Italie, comme en premier lieu le civisme et le respect du fisc italien, ça c'est un défi, une révolution. Par ailleurs, l'autre question est comment l?Italie entend lutter efficacement contre les mafias et autres camorras qui verrouillent une bonne partie de l'économie et probablement des banques du pays. Enfin et dans la même lignée comment les italiens vont s'y prendre pour réduire de façon drastique leur économie souterraine.
Réponse de le 21/01/2012 à 19:46 :
Eh! mon cher: chacun sa mafia... Chez nous, ne serait-ce pas le fisc? Analysez bien tout, vous aurez peut-être d'autres conclusions.
NB: je ne suis en rien Italien, et pas davantage lié à la mafia...au fisc français hélas! oui, comme nous-tous.
Réponse de le 22/01/2012 à 23:07 :
@aiglenoir : si tu ne veux pas de fisc ... faisons comme la Grèce qui justement n'en avait pas ... et on a vu où ça l'a mené !! Et il y a des pays sans impôts ou presque tu peux y aller ... mais attention ils n'auront pas de routes , d'infrastructures, de la corruption (c'est une autre façon de payer les fonctionnaires mais tu dois préférer car tu peux négocier) ... Aller vas y ....
Réponse de le 23/01/2012 à 8:37 :
Et bien, voyez-vous, Ahbon, je persisterai à penser qu'il peut y avoir une juste mesure, qui serait à mi-chemin entre trop de fisc et qui plus est inquisitorial (ça c'est notre chère France telle qu'elle est menée actuellement et depuis longtemps par ses hauts-fonctionnaires) et à l'autre bout la Grèce de la nomenklatura des armateurs et la plèbe des berges-âniers (d'avant l'Europe!). Sans oublier que, outre nos impôts pour entretenir (mal) nos routes il y a 2 ou 3 multinationales, amies du pouvoir, qui gouvernent dans l'ombre.
Réponse de le 11/02/2012 à 13:12 :
intéressant, aiglenoir ! Inquisitoriale; dites vous; est ce que vous leur cacheriez quelque chose ??? dans quel bût ??? Rassurez vous, pour les nantis, il existe des conseillers fiscaux: renseignez vous. Pour ceux qui trouvent normal (ou qui ne peuvent échapper) que TOUT revenu soit imposé, effectivement l'exemple des armateurs est choquant; mais dans l'absolu, ce n'est qu'un "bouclier fiscal"... à 0%. Quant à votre remarque sur les relations entre les dirigeants politiques et les état majors des grands groupes... peut être qu'un jour une enquête (internationale) pourrait être éclairante...
a écrit le 21/01/2012 à 10:14 :
Ce n'est pas une impression mais la réalité ! Les dirigeants se fichent pas mal de la Grèce mais comme leurs banques sont engluées...
a écrit le 21/01/2012 à 10:14 :
Mussolini c'était autre chose ! de la grandeur et de la vraie liberté.
Réponse de le 21/01/2012 à 16:01 :
Ce genre de commentaire stupide vous disqualifie et n'a rien à faire dans le forum d'un journal économique.
Réponse de le 21/01/2012 à 19:48 :
Pour ceux qui demandent un "nettoyage" sérieux anti-mafia, l'Histoire nous enseigne toutefois que ledit Mussolini est bien le seul à avoir réellement conduit cette lutte.
Réponse de le 22/01/2012 à 0:38 :
avec d'autres "nettoyage"
Réponse de le 22/01/2012 à 9:19 :
D'accord fab. Alors, que faut-il souhaiter pour les Italiens? N'y a-t-il comme possibilité que le capitalisme bien-pensant des Lombards et des grands propriétaires terriens du Sud? Ou les Brigades Rouges?
a écrit le 21/01/2012 à 10:01 :
Je fais confiance à Mario Monti pour redresser l'économie italienne qui va faire parler d'elle dans les prochaines années. Déjà, malgré de nombreux carcans (culturels et administratifs), l'industrie italienne a fait plus que résister depuis 10 ans (une vraie prouesse comparée à l'industrie française). Je pense que le vent de réforme peut vraiment booster ce pays. Qui osera le faire en France?
Réponse de le 21/01/2012 à 17:00 :
Mario Monti est avant tout un banquier , les réformes seront avant tout dans l'intérêt de la finance internationale
Réponse de le 21/01/2012 à 19:50 :
Sans être plus désobligeant que de simples faits concrets, cet homme comme son équivalent grec, est un pur laquais de la Commission européenne: un exemple de démocratie que sa NOMINATION

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :