Europe : la nef des fous ?

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Le radeau de la Méduse, de Guillemet et Ronjat, copie du tableau de Géricault. Copyright Reuters
Le radeau de la Méduse, de Guillemet et Ronjat, copie du tableau de Géricault. Copyright Reuters
Les discours des dirigeants européens semblent de moins en moins cohérents avec la réalité. Aucune prise de conscience de la situation de la croissance européenne ne semble d'actualité.

Les dirigeants européens sont-ils embarqués dans une «nef des fous» digne de ce que Sebastien Brant décrivait au 15e siècle dans un des premiers romans européens? On ne serait pas loin de le croire si l'on prend la peine d'observer la situation. Ainsi, Mario Monti a bombé le torse lundi en affirmant que l'Italie a «contribué à mettre en place des politiques de croissance en Europe». Mettre en place des politiques de croissance! Celui-là même qui, par sa politique, a cassé le peu de croissance qui restait à l'Italie. Et alors que l'on venait d'apprendre que son propre gouvernement avait révisé à la baisse sa prévision de contraction du PIB de la péninsule de 1,2 à 2,4%! Mais sans doute n'y a-t-il là aucune contradiction puisque l'OCDE qui tenait la conférence où s'exprimait le président du conseil italien a appelé à «poursuivre les réformes du gouvernement italien» qui, précisément, ont plongé le pays dans la crise.

Croissance et austérité ensemble

Mais de ce côté-ci des Alpes, la schizophrénie n'est pas moindre. Ce mardi matin sur France Inter, le ministre français des Affaires européennes n'avait que la «réorientation de la politique européenne vers la croissance» à la bouche. Et pour entamer cette réorientation, Bernard Cazeneuve n'avait pas mieux à proposer que le vote du pacte budgétaire qui va peser sur l'activité de ces 5 prochaines années et va surtout, par son lien avec le MES, confirmer l'étranglement des pays en difficulté. Non, il avait également une autre proposition à formuler: le maintien de l'objectif d'un déficit public à 3% du PIB l'an prochain, manière la plus certaine de plonger la France dans le cercle vicieux de la dépression.

Plus d'efforts

Faut-il un ultime exemple de ce délire pathologique? La chancelière Angela Merkel a jugé que l'Europe va devoir «faire des efforts» pour «sortir plus forte» de la crise. Par «efforts», la chancelière entendait des «douloureuses réformes» et des «politiques budgétaires plus responsables». Autrement dit, l'Europe doit encore aller plus loin dans l'austérité. C'est du reste ce que vise précisément le pacte budgétaire tant vanté par le gouvernement français. Or, cette politique «d'efforts» que mène la chancelière en Europe depuis 2010 a contribué à plonger l'Europe à nouveau dans la récession. Lundi, le très mauvais indice Ifo montrait que l'économie allemande est à son tour frappée par la vague issue de cette politique. Mais peu importe.

La dérive dépressive européenne

Le bateau Europe va à vau-l'eau. Il se dirige droit vers les récifs de la dépression. Mardi, Standard & Poor's promettait un recul du PIB de la zone euro de 0,8 % cette année. Et les moteurs de croissance de la région sont désormais tous éteints. Tout se passe comme si la Grèce, loin d'être le cas isolé et «exotique» que l'on nous a présenté depuis deux ans, était en fait le précurseur de ce qui menaçait l'Europe. La BCE, qui a pourtant déclenché avec ses annonces du début du mois de septembre cette euphorie des dirigeants européens, ne semble rien pouvoir faire. Baisser ses taux serait inutile, ils sont déjà vainement à un niveau historiquement bas. Quant à sa politique de rachat de titres souverains, elle est soumise à des conditions déflationnistes qui n'auront certes pas d'effets positifs sur la croissance. Reste évidemment le «pacte de croissance» et ses fameux 120 milliards d'euros dont se vantent tant les dirigeants français. Son effet est évidemment nul. Passons même sur ses effets concrets, les révisions à la baisse de toutes les prévisions pour 2013 prouvent assez l'inefficacité de cet amas de mesures hétéroclites et recyclées. Le pire est encore ailleurs: nul n'a pris ce plan au sérieux, le choc de confiance si nécessaire pour les plans de relance n'a pas eu lieu. Et c'est pourtant au nom de ce plan que l'on entend imposer l'austérité généralisée.

Position morale

Mais si la position des dirigeants européens n'est pas cohérente, c'est qu'en réalité, elle est plus morale qu'économique. Elle est basée sur l'idée d'une pseudo faute budgétaire des Européens qui devra être réparée par la souffrance. Et elle se dissimule derrière le vieil argument europhile: quiconque se place en opposition aux dirigeants européens est «populiste» et, partant, discrédité. Ce qui est commode et permet d'avancer l'absence d'alternative à cette politique. C'est pourquoi, ceux qui tentent de s'opposer au pacte budgétaire ou au MES sont immédiatement discrédités, comme l'ont été en 2005 ceux qui se plaçaient dans le camp du «non» à la constitution. Bernard Cazeneuve qui, ce matin, prétendait qu'il n'y a pas de «non fondateur» doit certainement s'en souvenir: il faisait alors partie des chefs de file des «nonistes».

On connaît la chanson

80 ans après les effets dramatiques de la politique de déflation salariale et budgétaire des gouvernements européens, leurs successeurs sont aujourd'hui en passe de faire les mêmes erreurs. Du reste, les années 1930 sont tellement à la mode que les chefs de gouvernement européens n'hésitent pas à remettre au goût du jour le fameux succès de Ray Ventura de 1935: «tout va très bien, madame la marquise»...

 

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Commentaires
a écrit le 02/10/2012 à 22:20 :
Les serviteurs du système anglo-saxon ferez mieux de balayer devant leurs portes. Eux qui vivent en parasiyes sur le dos du monde et dont le système est en faillite depuis 2008.
a écrit le 27/09/2012 à 22:42 :
A lire le nombre de conneries écrites par l'incompétent et dangereux journaliste de ces lignes, j'ai décidé d'arrêter mon abonnement à La Tribune. Cela fait plusieurs mois que j'hésite à le faire parce que je voulais soutenir le concurrent des Echos. Mais non, décidément, ce ne sera pas La Tribune, La Tribune n'est pas à la hauteur.
En principe les journalistes ont le droit d'avoir une opinion, mais ils doivent avoir la compétence nécessaire pour élever un débat lancé au comptoir du KF du commerce. Ici, nous en sommes loin. Le sujet est complexe et demande beaucoup d'humilité, pas de populisme, surtout de la part d'un journaliste.
Réponse de le 28/09/2012 à 0:56 :
C'est intéressant de voir comment l'incompétence et la dangerosité sont relatives. Pour une fois qu'on a des articles critiques dans La Tribune, évidemment ça peut choquer... On a plutôt l'habitude de papiers bien orthodoxes et un peu benoîts (la complexité est aussi relative apparemment) qui ne dépassent pas, le doigt sur la couture de la pensée ultra-libérale ambiante. Alors du coup, le retour dans le monde réel et complexe est toujours difficile. Merci donc à Romaric Godin qui me donne envie de m'abonner.
a écrit le 27/09/2012 à 13:31 :
Les déficits des Etats doivent se résoudre. Cela conduit à la réduction massive du niveau de vie de la population. Alors à quoi sert-il de travailler si le politique démolit ce que la population construit? Comment tolérer le laxisme des comptes et la croissance à crédit? C'est une oeuvre diabolique qui s'attaque à l'humanité. Ne parlons pas de la suppression de la liberté du travail!
a écrit le 26/09/2012 à 22:25 :
Ajout. La seule preuve d'intelligence eût été de lâcher les banques d'investissements avec lesquelles les politiques nous avaient un baiser vénéneux et mortels. La rue s'en chargera bientôt.
a écrit le 26/09/2012 à 20:29 :
Diagnostic un peu plus cinglant que d'habitude, sur la crise de 'gouvernance' (beau terme sensé protéger coupables et responsables)... Réchauffé néanmoins, puisque les solutions existent, ont toujours existé, et ne se dérfinissent pas que dans le cadre européen, atlantique, atlantique VS chine, etc. Cette mondialisation est en faillite car organiquement financière, anti-industrielle et anti-recherches fondamentales (avec les conséquences terroristes et belliqueuses que l'on constate actuellement, avec raison mais sans détermination à les éviter).
Dans les années 30, il y a eu Roosevelt et le Glass-Stegall Act, pour assécher la 'pompe à phynances' des Pères Ubus des banques d'affaires. A la Libération, il y avait le CNR en France pour exiger la même chose. Depuis 1973, tout cela a été évacué, balayé, mutilé. La fuite en avant guerrière ayant déjà commencée, est-ce la peine d'attendre pour se réveiller que l'envahisseur soit chez nous? (d'autant que NOUS sommes aujourd'hui l'envahisseur - bien qu'à la remorque des Anglo-saxons, tête pensante de la mondialisation financière). Les conséquences morales, géostratégiques et socio-économiques en seraient cataclysmiques.
Donc plus la peine d'en appeler à une raison utopique ou en une vertu civique chimérique, le simple instinct de survie exige la régulation drastique et la réformation (parlons même de Réforme) des milieux bancaires internationaux. Avec séparation des banques de dépôt, d'affaire et des assurances; rétablissement des pouvoirs d'émission monétaire des Etats (contre son piratage effectué par le lobbying privé et enterriné en Europe depuis Maastricht et à chaque nouvelle étape d'une Europe sans patries ni projets); réorientation des flux d'investissement massifs dans la production, l'éducation et la réalisation de grands travaux d'intérêt mutuel (eau, énergie, communication), à l'opposé des fadaises néo-malthusiennes d'extrêmistes écologistes aussi peu représentatifs des intérêts réels de l'humanité, que les fondamentalistes le sont de la masse des croyants des trois monothéismes.
Les marchés n'ont pas besoin de 'confiance' - ils ne l'utilisent que pour l'achter, la vendre et la trahir - mais les citoyens ont besoin d'une conscience ACTIVE, ou au moins REACTIVE; non pas INDIGNEE mais DIGNE. Sinon ces dirigeants, ou d'autres avec les mêmes oeillères, continueront à couler le bateau-monde. Bizarre que J. Cheminade aient dénoncé ses oeillères depuis 1995, et aux dernières présidentielles, et que les journalistes et électeurs l'aient écouté aussi peu que nos dirigeants semblent les écouter, eux, aujourd'hui... Et pas la peine d'invoquer le 'sulfureux' Larouche, quiconque est capable de lire peut trouver qu'il disait la même chose depuis plus ongtemps encore, contre l'intérêt des milieux les plus informés, et les plus désinformateurs, qui soient!
Il n'est pas trop tard pour faire mieux: http://www.appel-glass-steagall.fr/
a écrit le 26/09/2012 à 17:17 :
Bien sur il y a eu les subprimes,bien sur il y a le probleme des banques et de la finance,bien sur il y a les dettes souveraines cependant il eut été interressant de faire une projection a aujourd'hui (gains et pertes) à compter d'un Yuan réévalué au minimum de 30 à 40% (à savoir sa valeur réélle) et ce depuis une bonne dizaine d'années.On verrait que la situation serait toute autre.L'OMC n'a pas seulement délaissé les problemes liés au dumping mais a été trop vite et trop fort avec la dérégulatisation sur un sujet aussi crucial et complexe qu'est le commerce avec ses composantes nationales (productives,sociales,indépendance,monnaie etc..).
On continue à fermer les yeux.......
a écrit le 26/09/2012 à 16:08 :
Perso lorsque je commencerais à voir ces charlots, , lorsqu'ils sont dans leur réunion de G machin, dormir dans des 3 étoiles bien modestes et se restaurer dans de simples petits restos sans prétention et donner des coûts de ciseaux dans leurs émoluments et bien là seulement je commencerais à leur donner du crédit !! "il faut faire des efforts !!! " bah bien sûr, commencer donc par les faire vous même les gars !!! mdr !!!
a écrit le 26/09/2012 à 16:08 :
Perso lorsque je commencerais à voir ces charlots, , lorsqu'ils sont dans leur réunion de G machin, dormir dans des 3 étoiles bien modestes et se restaurer dans de simples petits restos sans prétention et donner des coûts de ciseaux dans leurs émoluments et bien là seulement je commencerais à leur donner du crédit !! "il faut faire des efforts !!! " bah bien sûr, commencer donc par les faire vous même les gars !!! mdr !!!
a écrit le 26/09/2012 à 13:14 :
On ne peut qu'approuver votre point de vue, quand on dépense plus que l'on gagne, on vit mieux.
a écrit le 26/09/2012 à 12:58 :
Toute politique de relance consiste a racheter des dettes pourries aupres des banques contre de nouvelles cautionnees par le contribuable...Un des plus gros vol mondial au profit d une minorite avec l appui des politiques parmi lesquels on trouvent des imbeciles manipules par des corrompus...Cela donne une nef des fous mais derriere le rideau de la scene se trouve les enjeux....on amuse le peuple avec des guignols
a écrit le 26/09/2012 à 12:51 :
La disparité des compétitivités à l'intérieur de l'Union Monétaire est surtout due à des facteurs naturels et immuables (taille du marché intérieur, position géographique, topographie, climat, ressources et richesse naturelles (matières premières), taille du pays, etc, etc.)
S'il est vrai que la France et l'Allemagne pourraient arriver à une compétitivité comparable il n'en est pas de même pour d'autres pays de la zone Euro.
Des pays aussi peu industrialisés que le Portugal, la Grèce et autres ont donc peu de chance d'arriver à la même compétitivité que l'Allemagne (à moins de devenir des paradis fiscaux).
Leur demander d'augmenter leur compétitivité par le dumping social et par le dumping des salaires et illusoire. Des pays comme la Chine, l'Inde et autres pays asiatiques ne peuvent être égalés en ce qui concerne le dumping social.
Seule solution, les accords doivent être modifiés de façon à permettre aux pays ainsi désavantagés de développer et de protéger leur économie contre des économies plus fortes afin d'arriver au sein de l'Union Monétaire à une plus grande convergence des économies.
Il est aussi important d'arriver à un partage horizontal du travail pour éviter l'exil de jeunes souvent hautement qualifiés dans les pays périphériques (Portugal, Espagne, Grèce 50% de chômage des jeunes).
Il faut tenir compte de la réalité, l'Allemagne étant le pays économiquement le plus fort de la Zone Euro a pu profiter de l'endettement des autres pays pour développer son industrie aux dépens des autres économies de la Zone Euro.
L'exemple allemand restera espérons le une exception, il nous faut maintenant trouver un remède au mal et aux préjudices causés aux autres économies de l'Union Monétaire Européenne par des traités avantageux surtout pour les économies fortes!
Réponse de le 26/09/2012 à 14:32 :
Votre démonstration oublie un volet de protection à mettre en place comme le font les pays émergents en subventionnant leurs exportations, en taxant fortement les importations,en manipulant leur monnaie comme les USA et la Chine, comme l'Amérique du Sud qui oblige à fabriquer les produits importés à l'intérieur de leurs frontières, ah oui j'oubliais des gouvernants européens et une commission ultra libérale....
a écrit le 26/09/2012 à 11:30 :
Vous écrivez de "la position des dirigeants européens" qu'elle est "basée sur l'idée d'une pseudo faute budgétaire des Européens qui devra être réparée par la souffrance."
C'est probablement juste, mais de nombreux journalistes sont aussi responsables de la popularité de cette soi-disant analyse.

http://lapenseejournalistique.com/articles/la-schlague-comme-experience-interieure,32.html
a écrit le 26/09/2012 à 10:42 :
ILS...? Qui sont ces "ils" mais les boys de Goldman and Sachs, bien sur

La mort de l'Europe pour des dettes contractées par ses politiques, employés à temps plein d'un système qu'ils ne pilotent plus.
a écrit le 26/09/2012 à 10:38 :
Excellent article de M. Godin.
La vérité, une autre victime de la crise !
a écrit le 26/09/2012 à 10:14 :
"Drôle" d'article, qui pour moi n'est pas du tout en phase avec la réalité. L'endettement des pays Européens est tel que tout nouvel ? de dette censé créer de la croissance ne résultera qu'en plus de dette, qu'on ne saura jamais rembourser! L'article semble suggérer qu'il faudrait faire de la relance par de l'investissement étatique, et donc plus de dette publique. Ceci ne ferait qu'accélerer la chute! Seuls les pays émergents qui connaissent des croissances annuelles > 5% peuvent faire fonctionner ce genre de politique car leur croissance permet de rembourser les dettes. Il est temps d'ouvrir les yeux: oui, ça va être très douloureux mais c'est inéluctable, nombre de pays européens, dont la France, vont connaitre une récession durable avec chomage élevé, ... et vont faire défaut sur les dettes qu'ils ont accumulées depuis ces 30 dernières années!
a écrit le 26/09/2012 à 10:10 :
http://www.urtikan.net/dessin-du-jour/mecanisme-europeen-de-stabilite-le-provisoire-devient-definitif/
a écrit le 26/09/2012 à 9:33 :
Enfin quelqu'un qui a le courage d'exprimer une vision réaliste (bien qu'un peu excessive) de la situation réelle !! Le vent commencerait-il à tourner ?!
Réponse de le 26/09/2012 à 10:17 :
qu'elle vision réaliste? il y en a encore qui croit qu'en créant de la dette supplémentaire pour soit disant relancer la croissance l'économie repartira??? Pour cela il faudrait que chaque euro investi rapporte plus que sa valeur, et ceci suppose une économie "en forme", pas une économie qui est déjà en plein marasme. Il faudra accepter la réalité... la récession durable est inévitable
Réponse de le 26/09/2012 à 13:06 :
@@Photoscope : paradoxalement, je suis en parti d'accord avec vous. Le fait de créer de la dette supplémentaire ne pourra, au mieux (et c'est pas gagné), que donner un petit coup de pouce provisoire (et à rembourser par la suite) à la relance de l'économie (voir les USA). Cependant, les politiques d'austérité sans discernement préconisées par Merkel et appliquées bêtement par l'Europe, loin de résoudre le problème de la Dette, vont nous plonger tout droit au fond du trou ! Et après, quand à la fin de 2013 la plupart des pays n'atteindra pas les objectifs du Pacte de Stabilité Budgétaire et qu'il n'y aura plus de ressources, on fera quoi ?? Et tout à fait d'accord, probablement dans un cas comme dans l'autre, "Il faudra accepter la réalité... la récession durable est inévitable".
a écrit le 26/09/2012 à 9:29 :
Le problème provient du fait que les états privilégient la fiscalité aux réformes de structure et à la réduction des dépenses publiques, en pârticulier en France: 30 milliards d'impôts en plus et aucune économie gagée sur des réformes de structure donc pérènes. Rien n'est donc fait pour rétablir la compétitivité de l'économie pourqu'elle reparte plus vite quand la crise sera passée. Nous restons avec notre fardeau de dépenses publiques de 56% du PIB et notre croissance sera deux fois moindre que nos concurrants comme ces dernières années.
Réponse de le 26/09/2012 à 10:20 :
exactement! la situation s'aggrave même. Notre gouvernement a dépensé plus (d'argent qu'on a pas!) au premier semestre 2012 qu'au premier semestre 2011. Comme vous l'écrivez, lever plus d'impôts sans réforme de fond sur le fonctionnement et les dépenses de l'état ne contribura qu'à asphyxier plus vite l'économie, et a rapprocher plus vite l'instant où la France ira rejoindre la Grèce.
Réponse de le 26/09/2012 à 10:27 :
@libéral le problème vient surtout du fait que les instances européennes sont des adeptes du dogme Libéral du TINA There Is No Alterantive qui renie l'interventionnisme des états. Pour les prétendus libéraux dès que l'on conteste leur point de vue on est taxé de bolchévique. Si l'on analyse bien le point de vue des libéraux qui eux aussi ne tolèrent aucun autre point de vue on tombe dans l'autre extrême: le fascisme. il suffit de regarder de l'autre coté de l'Atlantique les memebres des Tea parties pour en avoir l'illustration parfaite. Dans TOUS les domaines la solution est toujours dans le compromis et pas dans le dogmatisme qu'il soit de droite ou de gauche.
Réponse de le 26/09/2012 à 10:45 :
LIBERAL : J'ai voté contre Sarkozy et depuis le choix de la banque Lazard par Moscovici je sais que les amis de N.S font la politique de la France. Mais votre analyse ne résiste pas au bon sens paysan. N.S c'est 600 Milliards de dette en 5 ans, c'est 250 Milliards de fraude fiscale en 5 ans, c'est 120 Milliards de fraude fiscales des entreprises( rapport TIAN) , c'est 30 milliards de fraude sur la TVA, c'est une imposition de 6% de Mme BETTENCOURT sur l'ensemble de ses revenus (on lui à même rendu de l'argent), c'est une imposition de 10% de B.ARNAULT sur l'ensemble de ses revenus, alors s'il vous plait regarder votre feuille d?impôt et arrêter d'agonir vos compatriotes, la crise qui arrive va vous faire prendre conscience de vos erreurs. UN COMPATRIOTE qui paiera ses cotisations chômages quand vous en aurez besoin !!!
a écrit le 26/09/2012 à 9:25 :
Cela fait du bien de lire ce genre d'article c'est dommage qu'il n'y ai pas l'ombre d'une solution.
Solution qui nous est donnée par des prix Nobel d'économie (excusez du peu) je cite Joseph Stiglitz "Ce sont les premiers pays qui quitteront l'Euro qui s'en sortiront le mieux."
Vous pouvez trouver aussi toutes les analyses de François Asselineau qui vont dans ce sens.
a écrit le 26/09/2012 à 7:47 :
ras le bol de ces politiques qui cumulent les mandats et les rémunérations qui vont avec , embauchent leurs femmes ou leurs fils, refusent de s'appliquer à eux-même ce qu'ils imposent aux citoyens lambda ! Une réforme en profondeur est nécessaire pour mettre fin à ces privilèges .
a écrit le 26/09/2012 à 7:13 :
Commentaires hallucinants du type : "L'Euro vit ses derniers jours" !!! A mourir de rire... Nous traversons une crise, c'est tout. Avez-vous vous-même déjà été malade ? Oui, alors, on se soigne, on suit éventuellement une diète, et cela passe !

Don't worry, be happy !
Réponse de le 26/09/2012 à 7:33 :
Il est vrai que l'euro est une monnaie tellement adaptée à l'Europe du Sud que l'on peut croire encore à un avenir brillant pour cette monnaie.
Réponse de le 26/09/2012 à 9:35 :
@TARTARIN : sauf que quand la diète est trop sévère et qu'elle empêche de travailler, çà se transforme en jeun forcé et çà conduit ... à la mort !
a écrit le 26/09/2012 à 5:24 :
l'europe est nulle!la croissance est nulle:le chomage est trop nul.la météo et françois hollande sont nuls.fleur pellerin et sylvia pinel sont nulles.les programmes télé sont nuls.tout ce pays est nul.je crois que ma vie est nulle......
Réponse de le 26/09/2012 à 6:20 :
Sans déflorer l'avenir qui nous guette, il est clair qu'une génération se fera sucer jusqu'à la moelle.
Réponse de le 26/09/2012 à 9:13 :
ce sera encore plus dure pour ceux qui prenent de l'age et ont les jambes plus raides que le restes et ne pourront plus rien faire
a écrit le 26/09/2012 à 1:20 :
????Il est bien ce journaliste, et je me demande comment il est entré à la Tribune, où ce genre d'analyse est plutôt loin des ses standards habituels...Il a bien compris qu'on va dans le mur, et il est tout près de penser que le système est mort.
a écrit le 26/09/2012 à 0:12 :
Belle tirade toute vide. Qui ne dit rien hors les imprecations. Excessif donc insignifiant. Baudruche pleine de vent.
Réponse de le 26/09/2012 à 0:46 :
Un peu comme votre témoignage en fait...
Réponse de le 26/09/2012 à 1:37 :
facile et sans intérêt non plus Lutner... retournez à vos lectures ou allez troller ailleurs
Réponse de le 26/09/2012 à 6:44 :
Belle tirade toute vide. Qui ne dit rien hors les imprécations. Excessif donc insignifiant. Baudruche pleine de vent.
a écrit le 25/09/2012 à 23:12 :
On commence a comprendre apres avoir jeté en France 500 milliards d'euros par la fenetre, que la relance et le new deal n'ont eu aucun effet sur la crise e 29, mais que c'est la guerre qui une dizaine d'années plus tard a relancé la machine economique.La relance, n'a jamais fonctionné mais de toute facon, la crise actuelle est un mix de manque de competitivité et de deficit structurel, il ne sagit pas de faire de l'austerité morale comme vous le pretendez mais de retablir les equilibres dans ces deux domaines, faute de quoi nous coulerons.Il n'y a donc pas de nefs de fous, mais un cap à tenir entre deux ideologie de folie, la gabegie dépensière et la morale recessioniste.
a écrit le 25/09/2012 à 23:02 :
cet article est un délire idéologique, on emprunte pour investir, devenir plus riche,afin de vivre mieux et rembourser en même temps. Emprunter pour vivre et soit disant consommer, ne relance rien, on s'appauvrit a grande vitesse et on finit criblé de dettes à la merci de ses créanciers. Si il y a un dosage a trouver, la fin du deficit structurel reste incontournable. Le nier, c'est s'imaginer que le reste du monde va nous financer notre niveau de vie supérieur au sien.Un rêve dont on va sortir d'autant plus brutalement qu'on tardera à se réveiller. Ceux que vous appelez des politiques inconscients essaient de nous eviter le pire que nous ont preparé leur collègues au pouvoir depuis 40 ans. En France, on rêve encore pour quelques mois.
Réponse de le 26/09/2012 à 0:16 :
À votre image, quel est il votre rêve, Réaliste?
Réponse de le 26/09/2012 à 0:24 :
Ça part dans tous les sens votre témoignage... Visiblement vous n'etes pas content, mais contre quoi au juste?
a écrit le 25/09/2012 à 22:56 :
C'est fou et très heureux que nous puissions lire un tel article dans un journal financier.

Romaric Godin à beaucoup de courage et n'a pas peur de se faire licencier.

Il dépasse dans l'hérésie deux autres journalistes écos tout aussi intéressants : jean marc vittori des échos et françois lenglet qu'on ne présente plus.
a écrit le 25/09/2012 à 22:29 :
Pour un éclairage objectif et lucide sur l'économie en Europe et les erreurs de nos dirigeants, je vous invite vous rendre sur :
http://leblogalupus.com/
http://www.jpchevallier.com/

Laurent
http://www.immobilier-finance-gestion.com/
Réponse de le 25/09/2012 à 22:50 :
N'oubliez pas celui de Paul Jorion... Une approche et un décryptage de la crise pour ceux et celles qui veulent comprendre ce qui est en train de se passer et vers quoi nous allons tous...
Réponse de le 26/09/2012 à 9:00 :
Ainsi que le blog de Frédéric Lordon, la tribune d'Olivier Delamarche le mardi sur BFM, le blog d'Olivier Berruyer et d'autres car il y en a d'autres pour porter la contradiction et c'est cela qui est important. Mais pour une fois la Tribune fait un effort.
a écrit le 25/09/2012 à 22:27 :
L'Europe n'a de sens que pour les hommes politiques qui se sont créés de la richesse sur le dos des contribuables. Vivement la chute de ce mammouth !!!!
a écrit le 25/09/2012 à 22:15 :
Merci Aymeric Godin pour cet article dissonant et en phase avec le réel.
a écrit le 25/09/2012 à 21:06 :
Tnt qu' on aura pas compris que compte tenu de l' énormité des dettes publics, la seule solution est de modifier le mandat de la BCE afin par création monétaire et donc inflation de rembourser ces dettes "en monnaie de singe", on ne s en sortira pas !
Le seul choix est entre tuer la rente ou tuer l' actvité, pour l' instant c 'est l' activité économique qui trinque mais les peuples européens ne vont pas encore l' accepter éternellement .
Bentot un printemps européen ?
Réponse de le 25/09/2012 à 21:36 :
Vous ne semblez pas bien percevoir le fait que la création monétaire est encore pire car elle créée une dépréciation de la monnaie et donc réduit les capacités d'investissement par la perte de valeur. Il faut relancer l'investissement en permettant aux entreprises un accès facilité au crédit, mais aussi en financant des grands travaux utiles à notre économie et pas juste des infrastructures comme des routes ou des ponts. le problème est que les politiciens (qui n'ont jamais travaillé dans leur vie dans le privé) aiment les grandes mesures sensées solutionner d'un coup les problèmes, mais cela ne marche pas et aujourd'hui il faut mettre des moyens et faire de cas par cas pour aider/redresser une par une les entreprises en difficulté. Oui, mais cela est difficile et cela demande aussi des compétences, que les énarques n'ont pas ...
a écrit le 25/09/2012 à 21:05 :
Vu les commentaires, en effet, la propagande fonctionne vachement bien.
a écrit le 25/09/2012 à 20:47 :
TOINETTE: ...De quoi dit-il que vous êtes malade?

ARGAN: Il dit que c'est du foie, et d'autres disent que c'est de la rate.

TOINETTE: Ce sont tous des ignorants: c'est du poumon que vous êtes malade.

ARGAN: Du poumon?

TOINETTE: Oui. Que sentez-vous?

ARGAN: Je sens de temps en temps des douleurs de tête.

TOINETTE: Justement, le poumon.

ARGAN: Il me semble parfois que j'ai un voile devant les yeux.

TOINETTE: Le poumon.

ARGAN: J'ai quelquefois des maux de c?ur.

TOINETTE: Le poumon.

ARGAN: Je sens parfois des lassitudes par tous les membres.

TOINETTE: Le poumon.

ARGAN: Et quelquefois il me prend des douleurs dans le ventre, comme si c'était des coliques.

TOINETTE: Le poumon. Vous avez appétit à ce que vous mangez?

ARGAN: Oui, Monsieur.

TOINETTE: Le poumon. Vous aimez à boire un peu de vin?

ARGAN: Oui, Monsieur.

TOINETTE: Le poumon. Il vous prend un petit sommeil après le repas, et vous êtes bien aise de dormir?

ARGAN: Oui, Monsieur.

TOINETTE: Le poumon, le poumon, vous dis-je. Que vous ordonne votre médecin pour votre nourriture?

ARGAN: Il m'ordonne du potage.

TOINETTE: Ignorant.

ARGAN: De la volaille.

TOINETTE: Ignorant.

ARGAN: Du veau.

TOINETTE: Ignorant.

ARGAN: Des bouillons.

TOINETTE: Ignorant.

ARGAN: Des ?ufs frais.

TOINETTE: Ignorant.

ARGAN: Et le soir de petits pruneaux pour lâcher le ventre.

TOINETTE: Ignorant.

ARGAN: Et surtout de boire mon vin fort trempé.

TOINETTE: Ignorantus, ignoranta, ignorantum. Il faut boire votre vin pur; et pour épaissir votre sang, qui est trop subtil, il faut manger de bon gros b?uf, de bon gros porc, de bon fromage de Hollande, du gruau et du riz, et des marrons et des oublies, pour coller et conglutiner. Votre médecin est une bête. Je veux vous en envoyer un de ma main, et je viendrai vous voir de temps en temps, tandis que je serai en cette ville.

ARGAN: Vous m'obligez beaucoup.

TOINETTE: Que diantre faites-vous de ce bras-là?

ARGAN: Comment?

TOINETTE: Voilà un bras que je me ferais couper tout à l'heure, si j'étais que de vous.

ARGAN: Et pourquoi?

TOINETTE: Ne voyez-vous pas qu'il tire à soi toute la nourriture, et qu'il empêche ce côté-là de profiter?

ARGAN: Oui; mais j'ai besoin de mon bras.

TOINETTE: Vous avez là aussi un ?il droit que je me ferais crever, si j'étais en votre place.

ARGAN: Crever un ?il?

TOINETTE: Ne voyez-vous pas qu'il incommode l'autre, et lui dérobe sa nourriture? Croyez-moi, faites-vous-le crever au plus tôt, vous en verrez plus clair de l'?il gauche.
Réponse de le 26/09/2012 à 9:48 :
magnifique tirade du "Malade imaginaire" félicitations si c est du par coeur !!! Décidement Moliére n a pas pris une ride et finalement les temps changent mais la politiques et les hommes restent les mêmes
a écrit le 25/09/2012 à 20:42 :
Il pourrait y avoir encore 30 milliards de déficits annuel chez les grecs!!Les hommes politiques grecs se sont bien foutu de nous, les chiffres sont toujours aussi fantaisistes et les réformes n'on guère touché que les salariés des classes intermédiaires. le radeau grec va plus tenir longtemps, à moins d'une perfusion a fonds perdus.
Réponse de le 25/09/2012 à 21:33 :
Ils ont bons dos les Grecs! Bref... Trouvez plutôt l'origine du mal plutôt que ses conséquences. Pensez vous une minute que la Grèce est la main que l'on ampute pour stopper la gangrène alors que la presque totalité du corps est infectée? La Grèce n'est entrée dans l'UE que grâce à la bienveillance coupable de certains membres dont la France et l'Allemagne sans oublier le maquillage de ses finances de l'époque par Goldman Sach... Les mêmes qui sont en train de la pressurer aujourd'hui.
Réponse de le 26/09/2012 à 10:49 :
D'accord avec toi Lutner. Mais ces arrangement entre" amis" n'enlève rien a la responsabilité des politiques grecs qui on piloté se radeau jusqu'au récifs. Et surtout ils avaient 4 ans pour reprendre la barre. A part presser comme des citrons la classe moyenne, ils n'on mis en oeuvre aucunes solutions efficaces (Taxes/ armateurs et église, cadastre, rotation des biens immobilier avec prélèvement, écrêtement des retraites, privatisations,etc...)
a écrit le 25/09/2012 à 20:09 :
Eh bien, moi, j'ai plutôt l'impression que la nef des fous, c'est La Tribune, qui tantôt dit blanc, tantôt dit noir, tantôt dit qu'il faut assainir les finances, tantôt dit qu'il est nécessaire de relancer la croissance !!! Messieurs, après les orgies : la diète !!! Il faut que le malade se remette debout et arrête de boire. Tant pis si l'assainissement des finances publiques passe par une récession. Après l'inspiration, l'expiration. L'économie respire, la respiration à sens unque n'existe nulle part.

Vous devriez faire preuve de davantage de réflexion et de maturité.
Réponse de le 25/09/2012 à 20:34 :
Ce que vous appelez "la nef des fous" à propos de la Tribune, cela s'appelle tout simplement le pluralisme. Mais les européistes sont tellement défoncés à la pensée unique que la moindre pensée déviante, voire pensée tout court, les déroute et les panique.
En tout cas, bravo à La Tribune, la bien nommée, pour cette tribune lucide et courageuse, dans une tonalité bien différente des autres médias "main stream".
L'euro vit des derniers jours, tout le monde le sait. mais la Tribune lui survivra: pari tenu?
http://www.causeur.fr/leuro-cest-fini,19219
Réponse de le 25/09/2012 à 20:42 :
L'économie, un cadavre qui respire?
a écrit le 25/09/2012 à 20:02 :
La décroissance, c 'est bien ça permet de découvrir ou de redécouvrir ce qui compte vraiment dans la vie et on s'aperçoit que c'est pas les biens de consommation, ni les prestations de services . L'essentiel dans la vie, c'est les relations humaines et l'esprit de révolte. Et l'esprit de révolte lui est en pleine crossance !!!!
a écrit le 25/09/2012 à 19:48 :
tout le travail de super Mario n'a servit à rien ! C'est dramatique !
a écrit le 25/09/2012 à 19:47 :
Voyons, l'EU c'est 27 états "indépendants" qui veulent garder leur souveraineté mais voudraient tout de même être considérés comme une puissance unique...et pour ajouter une dose , au sein de cette union européenne qui n'a riend 'unie, une union de 17 états plus ou moins intégrés continuent à se demander si ils doivent aller vers la fédération pour sauver ce qui peut encore être sauvé...bref, nous sommes pitoyables. Enfin, il y a tout de même une lueure d'espoir....certains hommes politiques, mme Merkel en têtre, proposent le saut fédéral... mais la France , comme toujours, reste silencieuse pétrie dans ses contradictions.....Ah la Grande Nation!!!! Mais bon, qui sait, avec une autre bonne crise, les européens des 17 finiront pas comprendre leur intérêt qui passe vers la fédération.... et la fin de l'UE telle que nous la connaissons...
Réponse de le 25/09/2012 à 22:10 :
C'est touchant une telle candeur. Le saut fédéral de Merkel, mais voyez vous au moins de quoi il s'agit sinon que mettre tous les pays à sa botte ? D'ailleurs, je place volontiers les fédéralistes dans cette nef des fous.
Réponse de le 26/09/2012 à 9:58 :
L Europe n est pas fichue d avoir une politique internationale cohérente et parlant d une seule voix , pas de politique fiscale commune , pas ou peu de defense commune , pas de politique économique clairement et unaniment reconnue et décidée et vous nous parlez de fédéralisme???? Soyons sérieux deux secondes c est un beau rêve mais c est tout ce que c est :un rêve Ca ne sera surement pas une réalité avant des dizaines d années sauf si les pays y sont contraint ....Vous croyez deux secondes que les populations l accepteraient?
Réponse de le 28/09/2012 à 23:28 :
@ Eurofederal: Quand on veut aller trop vite, on casse la machine. c'est bel et bien ce que l'euro, instrument d'intégration accéléré, sera parvenu à faire.
a écrit le 25/09/2012 à 19:24 :
enfin un article qui a des idées. Cependant, ce ne peut être mon analyse, car la vie et la croissance financées à crédit....je ne sais pas, il me semble que cela équivaut à une catastrophe programmée. Je préfère l'assainissement des budgets et une monnaie stable à une inflation sans bornes, la disparition de l'épargne et une dette démésurée sur la tête de nos enfants.
a écrit le 25/09/2012 à 19:21 :
Merci pour cet article, cela change de la propagande ....
a écrit le 25/09/2012 à 19:16 :
Un grand bravo à l'auteur de cet article
a écrit le 25/09/2012 à 19:14 :
LA NEF DES FOUS....voilà qui leurs sied à merveille.

Mais dans quelle galère sommes-nous donc embarqués ?
a écrit le 25/09/2012 à 19:00 :
enfin un article intelligent: ceux qui pensaient qu'il fallait la rigueur sont en train de vioder la cruche la veuve
Il faudrait qu'ils relisent PASINETI et KALECKI, mais encore faut il les avoir lus.
a écrit le 25/09/2012 à 18:56 :
Ce que tous les dirigeants nationaux et européens souhaitent avant tout c'est conserver leur belle situation. Ils racontent tout et son contraire. Ils sont issus du même moule et n'ont que mépris pour le peuple étant issus de la haute bourgeoisie.
a écrit le 25/09/2012 à 18:55 :
Trop de dépenses publiques de fonctionnement, financées par de la dette, ne peuvent que conduire à une "cellule de dégrisement". Quand la gestion publique sera sortie de l'ornière où tous les politiques d'une majorité de pays européens l'ont conduit, alors, le peuple reprendra un peu espoir et fera, par ses décisions d'investissement, repartir l'économie. Mais, auparavant, il faudra avoir viré tous les beaux parleurs accrochés au gateau public que ces colonnes numériques citent à refus.
a écrit le 25/09/2012 à 18:55 :
il est clair que la crise n'est qu'Européenne... D'ailleurs, les subprimes n'ont même pas été inventés par les US car ces derniers n'ont même pas une bulle immobilière qui a éclaté mais ont par contre le plein emploi. Quelle propagande ridicule.
Réponse de le 25/09/2012 à 21:37 :
C est sur. D ailleurs "subprime" n est pas un mot americain.
a écrit le 25/09/2012 à 18:55 :
je me suis arrete au premier paragraphe:
"avait révisé à la baisse sa prévision de contraction du PIB de la péninsule de 1,2 à 2,4%!"
Si c'est une prevision de contraction, elle a ete revisee a la hausse. Une prevision de croissance de -1,2% a -2,4% aurait, elle, ete revisee a la baisse.
Je suis sidere de l'inaptitude des journalistes en matiere de finance et d'economie en general.
(fautes d'orthographe au credit d'un clavier configure pour une langue etrangere).
Réponse de le 25/09/2012 à 19:19 :
Concentrez vous sur le contenu, plutot que de couper les cheveux en 4. Quand on sera dans le mur, vous aurez tout le temps de compter les lentilles une par une ...
a écrit le 25/09/2012 à 18:48 :
Merci pour cet article objectif qui dit ce que beaucoup d'europeens pensent et ce que constate les europeens chaques jours dans leur quotidient ou celui de ses voisins.
Cette europe la va droit dans le mur,les dirigeants ne veulent que sauver leur situation d'opulence en demndant dans le meme temps aux citoyens de vivre dans la pauperisation.Ils vivent dans une tour d'ivoire qui implosera par leur propre choix en nous emportant avec eux....
Réponse de le 25/09/2012 à 19:26 :
Vous remarquerez que tous ceux qui demandent des efforts (banquiers, politiques de hauts niveau, technocrates) sont des gens pour qui la crise n'existe quand dans les journaux. Quand on gagne 10 000 euros par mois et beaucoup plus pour certain, c'est assez facile d'exiger de se serrer la ceinture. Aucun de ces responsables ne sait ce que c'est que de finir le mois avec quelques dizaines d'euros sur son compte.
Réponse de le 25/09/2012 à 21:42 :
Détrompez vous Jeff, ces "technocrates" ou "banquiers" puisque vous les denomez ainsi, sont en train de creuser leurs propres tombes. L'austérité, la croissance en panne pour longtemps font qu'il n'y a plus grand chose à grignoter. Les bourses sont l'ombre d'elles mêmes, il n'y a guère que la spéculation sur la chute des uns et des autres pour se faire encore (un peu) d'argent.
a écrit le 25/09/2012 à 18:47 :
Plus l'ajustement sera rapide, plus vite le rebond sera là. Tous les pays Européens ont vécu au dessus de leurs moyens depuis les années 80. Les politiques d'austérité visent à remettre les pays au train de vie qu'ils auraient toujours du avoir et la récession ramène le niveau de richesse que nous aurions du avoir si nous n'avions pas vécu à crédit. Repousser l'austérité, c'est prendre 15 ans de récession molle, ce qui sera bien pire que 3 ans de récession sévère.
Réponse de le 25/09/2012 à 19:23 :
Personne ne parle de dépenser à tout va. Mais peut être que l'on va trop vite dans le rythme de désendettement, sans laisser le temps au corps malade de souffler un peu
Réponse de le 25/09/2012 à 20:21 :
2 ans de répis pour la Grèce c'est 15 milliards d'Euros à trouver en plus pour financer leur déficit (dixit le ministre grec des finances aujourd'hui). 15 milliards de fichus de plus par la fenêtre donc... et ce serait ça une politique de croissance durable ?
Réponse de le 28/09/2012 à 23:33 :
@ Poivreblanc: Plus la crise dure, plus la reprise sera forte. On le sent dans la capacité de certaines valeurs cycliques à rebondir brutalement à chaque nouvel espoir de fin de crise. C'est très sensible dans les minières et les sidérurgiques. On assiste à des doublement de valeur très rapide. La crise dure, mais les infrastructures s'usent, les véhicules s'usent, les esprits se lassent, les investisseurs piaffent. Tout a une fin, même la crise actuelle.
a écrit le 25/09/2012 à 18:47 :
Plus l'ajustement sera rapide, plus vite le rebond sera là. Tous les pays Européens ont vécu au dessus de leurs moyens depuis les années 80. Les politiques d'austérité visent à remettre les pays au train de vie qu'ils auraient toujours du avoir et la récession ramène le niveau de richesse que nous aurions du avoir si nous n'avions pas vécu à crédit. Repousser l'austérité, c'est prendre 15 ans de récession molle, ce qui sera bien pire que 3 ans de récession sévère.
a écrit le 25/09/2012 à 18:38 :
et pour le journaliste aussi, il a dépassé le stade de la dépression le pauvre ...
a écrit le 25/09/2012 à 18:36 :
ce monsieur oublie deux trucs: 1/ un traite de croissance europeenne a ete vote en 2002 ( le traite de lisbonne), et tt le monde s'est poliment assis dessus, a commencer par les francais 2/ oui, monti a mis en place des reformes structurelles, vu qu'il a participe au rapport attali dont sarkozy n'a rien voulu appliquer, alors c'est l'italie qui va recolter les fruits, ca va prendre encore 2 ans ............ proposer de jeter l'argent par la fenetre, on connait, ca ft 30 ans que ca dure, on voit ou ca mene...

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