• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieUnion européenne

L'Europe du populisme (1/3) : les pays "périphériques" minés par des systèmes politiques en lambeaux

Photo de Romaric Godin

Romaric Godin

Publié le 18 octobre 2013 à 04:54 - Mis à jour le 18 octobre 2013 à 16:28

Le Quotidien Numérique

21 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 2

    Petites lignes : Ferromobile teste sa navette autonome près de Bordeaux pour la mettre sur les rails dès 2028

  • 3

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 4

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 5

    Au-delà de la vente d’énergie, Alger veut faire de Berlin un tremplin industriel

  • 6

    Fibre Excellence : l'offre de Matthieu Pigasse jugée « crédible » par un rapport d'expertise

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Les élections européennes de 2014 vont probablement encore accentuer le rejet des partis traditionnels. Premier volet de notre tour du Vieux continent : la situation chez nos principaux voisins touchés de plein fouet par la crise de la zone euro.

L'Europe fait-elle face à la montée des « populismes » ? Il peut être assez délicat de répondre à une telle question, tant le terme de « populisme » lui-même est sujet à débats. Si l'on prend comme critère de ce mouvement la remise en cause des élites et des partis traditionnellement dominants, sans préjuger par ailleurs des solutions proposées, on doit reconnaître qu'il existe un véritable mouvement de fond sur le vieux continent. Un mouvement qui, souvent, s'appuie sur le rejet de l'euro, conçu comme un instrument imposé par l'establishment. Mais on doit aussi constater que la nature et les causes de ces « populismes » sont aussi diverses que l'Europe elle-même.

Portugal : le système politique traditionnel résiste

Dans un Portugal en crise, le populisme a peu de prise dans le paysage politique. Le rejet de la politique d'austérité du gouvernement de centre-droit du premier ministre Pedro Passos Coelho prend plutôt la forme d'un mouvement de retour au principal parti d'opposition, le parti socialiste (PS), pourtant initiateur de la politique d'austérité en 2010. Les dernières élections municipales du 29 septembre l'ont montré.

Les deux partis d'extrême-gauche : la Coalition unitaire démocratique (CDU) qui regroupe le Parti communiste et les Verts et le Bloc des gauches (BE), regroupement d'anciens partis maoïstes et trotskistes, profitent certes de la situation et représentent, selon les sondages 15 à 20 % de l'électorat. Mais ils pesaient déjà ensemble 12 % en 2011 et les élections municipales du 29 septembre ont été un échec flagrant pour ces formations qui peinent donc à profiter réellement de la situation. En revanche, l'extrême-droite ne perce pas dans un pays qui se souvient encore de « l'Estado Novo » la dictature issue du régime de Salazar qui a duré de 1928 à 1974.

Espagne : les deux grands partis  reculent

En Espagne, l'austérité et la récession qui l'accompagne provoquent une poussée assez modérée du populisme. Il existe clairement un mouvement de rejet des élites traditionnelles. Les deux partis dominants depuis 1982, le PP du premier ministre et le PSOE, ne regrouperaient ainsi plus que 59 % des intentions de vote, contre 75 % des voix glanées en 2011. La Gauche Unie (Izquierda Unida, IU), coalition formée autour du Parti communiste, est le principal gagnant de ce mouvement.

Les sondages prédisent un doublement de ses voix de 6 à 13 %. Également en hausse, le parti Union, Progrès et Démocratie (UyPD) qui pourrait aussi doubler ses voix de 5 à 10 %. Ce parti n'est pas extrémiste, il défend les libertés individuelles et l'Europe fédérale, mais autour d'un projet plus participatif. Son discours rejette la division « droite-gauche » et les partis traditionnels.

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune

Cette poussée se retrouve également au niveau régional avec la percée des républicains catalans de l'ERC lors des élections de 2012 et celle des indépendantistes basques. De fait, PP et PSOE risquent d'avoir des difficultés à constituer un gouvernement uniforme.

Italie : les Grillistes et les Berlusconiens en pointe

En Italie, le gouvernement technique de Mario Monti (novembre 2011- avril 2012) a donné naissance, avec sa politique d'austérité sévère, à un mouvement de rejet des élites traditionnelles qui se retrouve principalement dans le Mouvement 5 Etoiles du blogueur et ex-comique Beppe Grillo. Très anti-européen et anti-austérité, ce parti est aussi très hétérogène et défend une plus grande participation des citoyens aux décisions tout en se montrant parfois proche d'un discours anti-immigrés et de la thématique antifiscale et antiétatique du libertarianisme américain. Aux élections de février 2012, il a glané 25,55 % des voix aux élections à la chambre.

Cette montée du mouvement de Beppe Grillo s'est accompagné par ailleurs d'une « radicalisation » du parti de Silvio Berlusconi, le Peuple de la Liberté (PdL). Dans la foulée de sa condamnation pour fraude fiscale, le « Cavaliere » a repris ses habits de défenseur des « petits » contre les « élites » qu'il avait déjà vêtu dans les années 1990. Durant la campagne électorale de février, il avait déjà développé une rhétorique anti-européenne et anti-élites en visant notamment violemment Mario Monti.

La défaite du Cavaliere au Sénat début octobre est le fruit de la division interne entre l'élément « populiste » pro-berlusconien du PdL et l'élément plus centriste qui souhaitait le maintien du gouvernement Letta. Reste à savoir si le PdL survivra politiquement à la défaite de Silvio Berlusconi.

Grèce : la poussée populiste se manifeste à gauche... et à droite

La Grèce est le pays qui a le plus souffert des « ajustements », mais aussi de son bipartisme. Pasok et Nouvelle Démocratie (ND) qui ont, durant des années, creusé les déficits, organisé le clientélisme et caché ces mêmes déficits. C'est donc logique que ce pays connaisse un des plus forts rejets des partis traditionnels en Europe. ND et Pasok ne pèsent plus désormais que 25 % des intentions de vote.

Le grand gagnant de cette dérive, c'est Syriza, l'alliance de la gauche radicale, issue de la fusion de partis d'extrême-gauche et d'écologistes. Elle est au coude-à-coude dans les sondages avec la ND à plus de 20 % des intentions de vote. Ce parti s'est progressivement modéré, mais il rejette toujours le système politique et économique traditionnel issu de la chute des Colonels en 1994. Il demande une réforme fiscale, l'arrêt de l'austérité, une politique de relance et une annulation des dettes. Autant d'éléments que les deux anciens « grands partis » et l'UE jugent incompatibles avec le maintien du pays dans la zone euro. Mais Syriza ne veut officiellement abandonner ni l'UE, ni l'euro. 

A droite, les Grecs Indépendants sont issus d'une scission de ND et réclament à la fois la sortie de l'austérité, une politique migratoire plus stricte et l'abandon de l'euro. Leur succès est cependant assez faibles (7,5 % en juin 2012, 5 % selon les derniers sondages).

Aube Dorée, parti qui s'inspire assez ouvertement du régime des colonels, et, dans certains cas de l'idéologie fasciste ou national-socialiste, a obtenu près de 7 % des voix en juin 2012. Il est monté dans les sondages à 15 % d'intentions de vote. Son discours violent contre les élites, les immigrés, la gauche et l'Europe ainsi que l'aide organisée aux victimes de l'austérité en ont fait un parti populaire. Le récent assassinat d'un musicien proche du parti communiste (KKE), qui a conduit à une vigoureuse réaction de l'Etat, a terni son image. Mais il reste, selon les derniers sondages, en troisième position avec 7 % des intentions de vote.

En réalité, le rejet du système bipartisan a surtout conduit à une atomisation du paysage politique grec qui s'articule aujourd'hui autour de partis pesant entre 4 et 5 % des voix.

Irlande  : la montée du Sinn Fein

L'Irlande est considérée comme le pays « modèle » de la stratégie européenne de dévaluation interne. Une stratégie qui a eu des effets parfois violents sur la population et les services publics. Le système politique traditionnel, centré autour de l'opposition entre deux partis de centre-droit, Fine Gael et Fianna Fail, montre des signes de faiblesses avec la montée en puissance du Sinn Fein, donné entre 20 et 23 % des intentions de vote dans l'île verte.

À lire également

  • Brignoles, Marseille ... la montée du ras-le-bol de l'élite parisienne
  • Brignoles, la rupture est proche
  • Allemagne : le parti anti-euro a ratissé large
  • Pays-Bas : pourquoi les populistes anti-européens ont échoué

Le parti « républicain », bras politique de l'ex-IRA, est très eurosceptique et a toujours appelé à voter contre les choix pro-européens dans les référendums irlandais. Ses positions politiques sont très proches des partis communistes et des partis de gauche non sociaux-démocrates européens : il s'oppose donc très fortement à la politique d'austérité et de baisse des coûts salariaux défendus par les élites irlandaises traditionnelles.

Romaric Godin

Sur le même sujet

Après X et Temu, AliExpress est frappé par une amende record de 550 millions d'euros de l'UE pour non-conformité au DSA.

Produits illégaux et contrefaçons : l'UE inflige une amende record de 550 millions d'euros à AliExpress

Le système de modération d'AliExpress est jugé « dramatiquement sous-dimensionné » par la Commission européenne, qui lui inflige 550 millions d'euros d'amende. La plateforme dispose de trois mois pour corriger ses failles face aux produits illégaux.

Premium
Consommation
De gauche à droite, Charles Kloboukoff, François Perrodo et Octave Klaba.

Le goût de l'excellence : quand les entrepreneurs se livrent à leur passion

LES PATRONS, CÔTÉ JARDIN (1/5). Derrière les empires entrepreneuriaux se cachent des passions insoupçonnées. De la voile à la chasse, en passant par le sport ou la musique, ces bâtisseurs de succès abordent leurs loisirs avec la même exigence. La Tribune raconte les passions d'entrepreneurs à succès.

Premium
Économie
La maison de composition de parfums familiale basée à Allauch, Technicoflor, a racheté l'entreprise grassoise Azur Fragrances.

Parfum : la croissance externe comme ancrage territorial, le pari de TechnicoFlor

En faisant l’acquisition d’Azur Fragrances, le spécialiste de la création parfumée récupère des implantations à Grasse et en Allemagne, deux territoires jusqu’alors non explorés. Une stratégie qui consolide encore un peu plus l’expansion à l’international et ouvre la perspective de nouvelles expertises.

Premium
Économie
Avec des retards de paiement déjà à 13-14 jours, la généralisation de la facturation électronique dès 2026 est un défi majeur. Cette réforme, bien que vertueuse à long terme, pourrait temporairement accentuer les tensions sur les trésoreries, notamment...

La réforme de la facturation électronique va bouleverser les délais de paiement des entreprises

La facturation électronique, généralisée dès le 1er septembre, promet de réduire les retards de paiement. Mais la transition risque d'aggraver la situation à court terme, fragilisant les trésoreries des TPE/PME déjà sous pression.

Premium
Économie
Au 1er septembre, toutes les entreprises devront être capables de recevoir leurs factures grâce à une plateforme agréée par l’État, et les plus grandes devront aussi les émettre de cette façon.

Facturation électronique : les entreprises ne seront pas toutes prêtes au 1er septembre et Bercy le sait

À partir du 1er septembre, l’ensemble des 11 millions d’entreprises françaises devront pouvoir recevoir leurs factures par voie électronique. Moins d’une sur cinq est prête.

Premium
Économie
Au 10 Downing Street, la transition politique s'opère sur fond d'une économie britannique d'une extrême fragilité. Le nouveau Premier ministre, Andy Burnham, hérite d'une conjoncture complexe, entre croissance atone, inflation persistante et marges de...

Andy Burnham, Premier ministre : le pari du « roi du Nord » sur une ligne de crête économique

Officiellement installé au 10 Downing Street ce lundi 20 juillet, le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham hérite d’une croissance mensuelle atone à 0,1 % en mai. Un sursaut technique qui cache la paralysie de l'appareil productif, pris en étau entre un conflit persistant au Moyen-Orient et l'absence totale de marge de manœuvre budgétaire.

Politique internationale
Erkki Keldo, ministre de l'Économie et de l'Industrie de l'Estonie.

Défense : « Nous soutiendrons le "Made in Europe"», Erkki Keldo, ministre de l'Économie de l'Estonie

ENTRETIEN - Longtemps méfiante vis-à-vis des préférences industrielles européennes, l’Estonie nuance aujourd'hui sa position à La Tribune. L'État balte, frontalier de la Russie, est désormais prêt à soutenir le « Made in Europe », « sans tomber dans une logique d'isolement », et à la condition que l'Union européenne tienne ses objectifs.

Premium
Politique internationale
L'Iran a annoncé dimanche avoir stoppé quatre navires tentant de franchir le détroit sans son autorisation, en immobilisant deux d'entre eux.

Guerre au Moyen-Orient : ce qu'il faut retenir de ce dimanche

Le conflit entre Washington et Téhéran franchit un nouveau seuil d'intensité. Nouvelles frappes américaines, représailles iraniennes contre les alliés des États-Unis dans le Golfe, attaque d'un site nucléaire en construction et trafic toujours perturbé dans le détroit d'Ormuz : retour sur les principaux développements de ce dimanche.

Politique internationale