Une "patrouille de trolls" sur les réseaux sociaux pour lutter contre l'euroscepticisme

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Le Parlement européen s'attaque aux trolls. Selon le quotidien britannique Daily Telegraph, l'Union européenne a prévu un programme de communication sans précédent avant et pendant les élections européennes, qui auront lieu en mai prochain.
Ces élections, qui peinent à mobiliser les électeurs en France par exemple, pourraient être le théâtre d'une flambée d'euroscepticisme. Pour anticiper le phénomène, le Parlement aurait donc anticipé en dispensant à certains de ses représentants des cours de... "trolling".
Cette pratique consiste à promouvoir une idée, défendre une personnalité ou une cause, sur Internet, par exemple sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter...) ou dans les commentaires d'articles. Pour ce faire, une personne endossera le rôle de troll (un mot dont les origines sémantiques sont soumises à discussion, indique sa page Wikipédia).
Selon l'article du Daily Telegraph, daté de février 2013, l'UE a distribué à ses troupes d'apprentis trolls cet ordre de mission :
Le document confidentiel, que le quotidien britannique a consulté, poursuit. Le troll devra être en mesure :
Un député du parti nationaliste britannique UKIP Paul Nuttall, a dénoncé une proposition qui, selon lui, met à mal neutralité des fonctionnaires européens, en les poussant à devenir une "troll patrol", une patrouille de trolls. Cité par le Daily Telegraph, il explique :
Un document interne, également cité par le Daily Telegraph, souligne un "contraste frappant" entre la perception en pleine croissance "d'un bien-être compromis, d'une insécurité croissante et de l'instabilité financière" d'un côté, et les engagements de l'UE à garantir la "liberté, la sécurité et la justice sociale avec un marché intérieur prospère".
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"Il est évident que l'image de l'UE souffre", poursuit le document. "Afin d'inverser la perception selon laquelle "l'Europe est le problème", nous devons communiquer que la réponse aux défis actuels est "plus d'Europe", pas "moins d'Europe"".
Selon le quotidien britannique, cette proposition fait partie d'un plan d'une nouvelle stratégie pour laquelle l'UE va dépenser plus de 2 millions d'euros supplémentaires.
Si la majorité de cette somme sera reportée depuis d'autres postes de dépense, 955.000 euros devront être levés l'an prochain, en dépit, note-t-il, des appels à ce que les dépenses européennes reflètent les programmes d'austérité en vigueur dans certains pays.
[Edité le 27 février avec précisions du Parlement européen]
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Le Parlement européen a précisé à La Tribune que ce budget supplémentaire, "attribué pour le suivi des médias nouvelle formule", doit couvrir les années 2013 et 2014 et 28 Etats membres. Il conteste par ailleurs le terme de "troll" et la "surveillance" d'internet :
"Il n'existe absolument pas de directive pour lutter contre l'euroscepticisme de la part des autorités du Parlement", indique encore ce dernier.
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