Pourquoi Manuel Valls peut satisfaire Bruxelles avec son plan d'austérité

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Les 50 millirds d'euros d'économies vont permettent à la France de rentrer dans les clous européens
Les 50 millirds d'euros d'économies vont permettent à la France de rentrer dans les clous européens (Crédits : reuters.com)
Manuel Valls a présenté son plan de réduction des dépenses de 50 milliards. Parmi les raisons avancées, une est rarement évoquée: à défaut de parvenir à limiter à 3% son déficit public fin 2015, la France doit montrer à l'Europe qu'elle a diminué son déficit structurel de 0,8 point. Ce que permettent ces 50 milliards.

Cette fois, on y est. Le gouvernement décrète un véritable plan d'austérité pour diminuer de 50 milliards d'euros le rythme des dépenses publiques entre 2015 et 2017, soit, tout de même, l'équivalent de… 2,5 points de PIB. Ce n'est pas rien, en cette période de faible croissance. En effet, le PIB devrait progresser de 1% au mieux cette année et de 1,7% en 2015. Des données qui ont sérieusement compliqué la donne pour le gouvernement, parfaitement conscient qu'un plan d'austérité très contraignant pourrait venir contrarier cette progression du PIB - déjà faible - attendue, selon la théorie des effets multiplicateurs chère aux keynésiens.

Le Pacte de responsabilité devait être financé par une diminution des dépenses

Il fallait donc ajuster au mieux. Mais les choix étaient limités dès lors que le président de la République avait annoncé en janvier que le pacte de responsabilité (20 milliards d'euros pour le CICE et 10 milliards d'euros supplémentaires d'allègements des cotisations patronales) ne serait pas financé par des hausses d'impôts pesant sur les ménages. Autre donnée contrariante, la France est tenue de revenir dans les clous de ses engagements européens à la fin 2015 en limitant ses déficits à 3% du PIB. Elle a déjà obtenu un délai supplémentaire de deux ans l'an passé. Et les autorités de Bruxelles on clairement fait comprendre au ministre des Finances Michel Sapin que l'Hexagone s'exposait à des sanctions s'il ne tenait pas ses engagements. Or, ce déficit était de 4,3% à la fin 2013 et il devrait être de 4% à la fin de cette année.

D'où ce plan à 50 milliards d'euros sur trois ans. D'autant plus, autre argument avancé, que la dette française ne cesse d'augmenter, passant de 50% du PIB à la fin 2002, à 65% en 2007, puis à 90% en 2012 à la fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy et à 93,9% fin 2013.

Le plan de 50 milliards d'euros, selon Manuel Valls, nécessite des efforts, « équitablement répartis ». C'est quasi exact… Sauf que les entreprises ne sont absolument pas concernées, puisqu' elles sont protégées par la « nouvelle politique de l'offre » chère au président de la République. Les salariés également passent entre les gouttes. Mais ils ont beaucoup donné les années précédentes. Le Premier ministre a ainsi pris soin de souligner que le Smic ne serait pas remis en cause.

Un coup rude pour les fonctionnaires

En revanche, pour les quelque 5 millions de fonctionnaires, le coup est rude. Manuel Valls a annoncé, une nouvelle fois, le gel de la valeur du point. C'est la quatrième année consécutive depuis 2010 sous François Fillon. Pis, Manuel Valls s'est bien garder de dire qu'il s'agissait de la dernière année. Donc quid de 2015 ?

Il faut dire que pour l'Etat, prié de faire 18 milliards d'économies, la rémunération des fonctionnaires constitue une très bonne variable d'ajustement. Chaque hausse du point d'indice de 1% augmente de 800 millions la masse salariale des agents de l'Etat et de 1,8 milliard d'euros celle des l'ensemble des administrations publiques. Or, selon la Cour des comptes, cette masse salariale représente 13,6% du PIB et, à elle seule, la masse salariale des fonctionnaires d'Etat atteints 80 milliards d'euros, soit 4 points de PIB.

Et ce n'est peut-être pas fini pour la fonction publique. Certes, le Premier ministre a confirmé l'engagement de campagne de François Hollande : le recrutement de 60.000 fonctionnaires dans l'Education nationale est maintenu et va se poursuivre. Idem pour les recrutements de magistrats et de policiers. Mais pour les autres ministères, Manuel Valls veut baisser les effectifs. Dans quel ordre de grandeur ? va-t-on revenir à la règle Sarkozienne du non remplacement d'un départ à la retraite sur deux ?

Du côté des collectivités territoriales, priées d'économiser 11 milliards en trois ans, ça va faire mal également. Les départements et régions vont freiner leurs dépenses d'équipements. « Les entreprises du BTP vont se prendre en pleine figure la baisse des investissements des collectivités » analyse Eric Heyer, économiste à L'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

Gel des prestations sociales jusqu'en octobre 2015

Pour leur part, la protection sociale et la santé vont être amputées de 21 milliards d'euros, dont 11 milliards concerneront les prestations sociales. Manuel Valls a été très clair : aucune prestation sociale ne sera revalorisée avant octobre 2015. A l'exception toutefois des minima sociaux (RSA, ASS, Minimum vieillesse). Une mesure qui rappelle « les commissions de la hache » du gouvernement (SFIO) de Paul Ramadier de 1946 quand il avait fallu opérer des coupes drastiques dans les finances publiques.

Très concrètement, ce gel des pensions - qui va permettre une économie dépassant les 3 milliards d'euros - sera autant d'argent en moins dans la poche des retraités notamment. Il sera intéressant de mesurer son impact sur la consommation, et donc sur la demande intérieure.

Quand Manuel Valls empiète sur le domaine des partenaires sociaux

Manuel Valls a même inclus dans ce gel les retraites complémentaires (Arrco pour les salariés et Agirc pour les cadres). Une intrusion étonnante dans un domaine réservé aux partenaires sociaux. Ce sont en effet le patronat et les syndicats qui sont gestionnaires des régimes complémentaires et seuls décisionnaires sur l'évolution des pensions. Or, justement, en 2013, patronat et syndicats ont conclu un accord douloureux, rendu nécessaire par l'état financier des régimes : ils avaient décidé de désindexer partiellement la revalorisation des pensions par rapport à l'inflation en appliquant pour 2014 et 2015 la règle de la revalorisation moins un point par rapport à l'inflation ou au moins la hausse des prix si elle est inférieure à 1 %.

Les partenaires sociaux doivent se revoir fin 2014 pour négocier la suite. « Manuel Valls préempte cette négociation, explique Philippe Pilhet, responsable des retraites à FO. Il nous met la pression pour que nous allions jusqu'à une non revalorisation totale. Et le Patronat va certainement appuyer cette demande ». Étrange pour un gouvernement que se revendique social-démocrate et donc partisan de la codécision des partenaires sociaux ?

La même réflexion prévaut pour l'assurance chômage. Manuel Valls demande que l'Unedic soit dans le « vert » à la fin 2017. Or, actuellement, l'assurance chômage perd environ 4 milliards d'euros par an du fait du taux élevé de chômage. Et la nouvelle convention qui va s'appliquer à compter du 1er juillet permet, pour l'instant, de n'économiser « que » 400 millions par an. Le Premier ministre met donc la pression sur les partenaires sociaux pour aller beaucoup plus loin.

 La vraie raison du plan: éviter des sanction de l'Europe à l'encontre de la France

Mais pourquoi ce programme au pas de charge ? On l'a dit, d'abord pour financer en partie le pacte de responsabilité, puis pour freiner nos dépenses publiques. Mais il y a une autre raison, fondamentale, liée encore une fois à l'Europe.

En 2013, la Commission européenne avait autorisé la France à ne revenir qu'à la fin 2015 à un déficit public limité à 3% du PIB. La France avait reçu l'injonction d'y parvenir. Cette année, on sait que Bruxelles a refusé un nouveau délai à Michel Sapin et Arnaud Montebourg. Le respect des « 3% » est donc impératif, sous peine de sanction…

Sauf que, en 2013, la France et la Commission européenne avaient prévu un « plan B ». Si la France ne parvenait pas aux fameux « 3% » - et avec ce plan d'économies de 50 milliards elle devrait plutôt se situer au mieux entre 3,3% et 3,7% -, pour échapper aux sanctions, la Commission regarderait alors si la France avait au moins réussi à réduire son déficit structurel à hauteur de 0,8 point de PIB en 2014 et en 2015. Or, avec son plan à 50 milliards d'euros, soit 16,33 milliards par an, la France sera dans les clous à la fin 2015.

Reste que le pari est risqué. Car en freinant la demande intérieure avec un tel plan, il n'y a plus qu'à espérer que le pacte de responsabilité réunisse à stimuler la compétitivité des entreprises françaises ce qui devrait favoriser la demande extérieure… Sinon, on sombre dans une spirale infernale.

  

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Commentaires
a écrit le 25/04/2014 à 13:36 :
cire-pompe !!
a écrit le 22/04/2014 à 14:26 :
Tous les retraités devraient bloquer les transports publics (SNCF,RATP) Tout le monde sur les voies On a travaillé toute notre vie maintenant à notre tour de jouer les trublions.
a écrit le 22/04/2014 à 11:35 :
La dernière phrase implique qu'il n'y ait pas d'alignement à la baisse chez nos concurrents ; qui peut y croire ?
a écrit le 21/04/2014 à 23:22 :
Ah, les joies et plaisir de gouverner ! Le fonctionnaire est le petit soldat de l’État ! A trop lui taper dessus, il peut se retourner contre ses "maitres". Ne vous en faites pas : le GVT le sait et ne tapera que sur les doigts des petits ... donc les économies à réaliser seront d 'autant faibles que ne l'est leur salaire en dépit de leur nombre ! Non, le réel questionnement se déporte sur la question du rôle de la France au sein de cette Europe : un pouvoir sans force (militaire) nous dépèce de la pire façon, la France se prostitue et se fait dépouiller tous les soirs des quelques subsides qu'elle en tire, et lorsqu’elle ne "ramène" pas assez, elle est punie par son mac, pardon, par Bruxelles ! Ce qui m'étonne, c'est que mes compatriotes sont devenus des "bande-mous intellectuels" au point de se laisser faire sans réagir et comprendre ! Ce pouvoir là sert l'argent, pas le Peuple ! Qu'il se drape de rose, de rouge, de brun ou d'un arbre sans fruit... ne change rien à ses réelles ambitions : détruire la France et en faire une pièce esclave du puzzle européen ! Commencez déjà par taxer tout ce qui est société secrète et Franc Maçonnerie et tout ce qui brasse du pognon à gogo !
a écrit le 21/04/2014 à 16:31 :
Les retraites représentent pas loin d'un quart de la dépense publique (plus de 250 milliards d'euros)... vu l'ampleur des déficits, il est inévitable d'en passer (un peu) par là.
a écrit le 21/04/2014 à 13:56 :
sakosi nous fait beaucoup marche dans les manifs ,? ILS Y A 14MILLIONS DE RETAITES SI ON REPREND LES MARCHES IL VA Y AVOIR DU MONDE DANS LES RUES FRANCAISSE ???
a écrit le 20/04/2014 à 8:01 :
Toujours pas de réforme structurelle dans l'immédiat .Il est vrai qu'il est tellement plus aisé d'utiliser essentiellement les retraites du privé pour financer ce plan .Ces gens au pouvoir ne connaissent qu'une chose tout mettre en oeuvre pour profiter du système au maximum et le plus longtemps possible .S'accorder des droits ,des privilèges .Il s'agit d'un abus de pouvoir . Allons nous descendre dans la rue ?
a écrit le 17/04/2014 à 14:50 :
un fonctionnaire qui consomme c'est aussi un citoyen qui paiera des impôts d'où rentrées fiscales pour son employeur , c'est mieux qu'un chômeur qui coûte car il faut l'aider !
se borner à supprimer des fonctionnaires est il la meilleure chose ? ça se discute...
Réponse de le 17/04/2014 à 16:13 :
Sauf qu on est indémnisé par Pôle Emploi selon ses cotisations, c'est un système d'assurance (pas "d'assistés" donc) après avoir été rémunéré par une entreprise privée. Un fonctionnaire voit son salaire et sa retraite prélevée sur nos impôts. Pour réduire la dépense publique il faut donc agir sur la masse salariale de ces derniers, soit leur nombre ou bien leur revenu.

J'en profite en passant pour dénoncer cet espèce de mensonge prétendant que le point d'indice gelé revient àau gel de leur salaire. C'est faux car il reste le GVT, pour faire simple, leur avancement à l'ancienneté qui est bien plus coûteux. Sans parler bien sûr du coup de pouce traditionnel d'avant retraite ni de l absence de stress ou de menace de licenciement qui justifie, de mon point de vue la faiblesse relative de leurs émoluments
Réponse de le 17/04/2014 à 17:27 :
" ... se borner à supprimer des fonctionnaires est il la meilleure chose ? ..." Oui, c'est la meilleure car la plus efficiente et donc la moins coûteuse. Beaucoup de fonctionnaires sont à plus de 40 jours de congé annuel et ne dépassent pas les 30 heures de travail hebdomadaire. L'absentéisme dans le public est sans comparaison comparé au privé. Certains fonctionnaires profitent d'ailleurs de ce "temps libre" pour avoir une double activité légale ou pas (conseil, enseignement, ...). Les fonctionnaires sont payés, en partie, pour une inactivité. Diminuer le nombre de fonctionnaires est donc la solution. Les classes moyennes et populaires, dont les impôts des premières ne font qu'augmenter et les prestations des secondes viennent de diminuer, en sont très conscients aujourd'hui.
a écrit le 17/04/2014 à 14:42 :
Pour une plus grande justice sociale, il faut retirer l'abattement fiscal aux retraités, égaliser les régimes retraite en supprimant les régimes spéciaux, et harmoniser le public sur le privé.

Les français tireront alors dans le même sens.
a écrit le 17/04/2014 à 9:12 :
A ne toujours pas couloirs former l'Etat on en appauvrit ses agents...

Qui osera j'en réforme structurelle ? Enfin ?
a écrit le 17/04/2014 à 8:19 :
Le titre est surréaliste ...si Bruxelles accepte le plan de Valls ,ca serait une insulte aux pays qui se serrent la ceinture pour faire des réformes structurelles ...! pourquoi la France aurait elle le droit ?? de dépenser l'argent quelle n'a pas... sur le compte des autres...?
Réponse de le 17/04/2014 à 14:47 :
trop serrer la ceinture des citoyens freine la reprise et la croissance et donc des recettes fiscales de tva ! ce choix !n'est pas la meilleure solution peut être la pire ! par contre diminuer le nombre de régions ou de députés seraient une bonne ..cf
a écrit le 16/04/2014 à 23:48 :
on s'illusionne sur la fameux pacte de responsabilité et on ne fait pas le vrai job....... mille feuille territorial, dégonfler le nombre de norme, revisiter l'efficacité des services publiques..... orienter la formation des adultes impérativement vers les chômeurs.......

et dégonfler la sphère publique de toutes ces commission et comité qui ne servent qu'à recaser les copains.......

ah oui, j'oubliais, concernant les caisse de retraite......fusion obligatoire et degonflage du nombre d'administrateurs.......
Réponse de le 17/04/2014 à 14:54 :
à quand la rigueur pour les hts fonctionnaires et parlementaires ? ils doivent être aussi concernés avec la réduction de leur nombre et le regroupement des régions ..
Réponse de le 19/04/2014 à 20:54 :
vous rêvez !
a écrit le 16/04/2014 à 23:00 :
A quoi sert le modérateur sur ce site ???
Le niveau général est déjà particulière affligeant.
De là à laisser passer les propos injurieux de "Mr Angelier" ...
a écrit le 16/04/2014 à 22:44 :
Il ne fait que continuer à appliquer ce qui existe depuis Fillon. Sauf pour les retraites (il devrait d'ailleurs s'appliquer la meme regle !)
Chers journalistes soyez plus objectifs en informant les lecteurs sur les faits réels et non pas sur un discours ponctuel qui prend tous les français pour des imbéciles
a écrit le 16/04/2014 à 21:34 :
La baisse des prestations pour tous et le gel des salaires c'est pour tout de suite. mais la réforme du mille feuille administratif, avec la réduction du nombre d'élus c'est pour 2017 ou 2019... Belle révélation des priorités...
a écrit le 16/04/2014 à 20:49 :
Sortons de l'Europe et de l'Euro. Rendons la souveraineté au peuple français.
L'Europe est finie, un système qui fait des millions de chômeurs, de pauvres et qui tue ses entreprises est à bannir!
Réponse de le 16/04/2014 à 21:32 :
le pb n'est pas l'Euro et l'Europe mais nos politiciens qui ont voulu faire plaisir tout d'abord à eux avec toutes les largesses que nous connaissons puis aux veaux, comme disait de Gaulle, citoyens qui croit depuis des décennies à notre maffia politique qui elle trouve assez "cons" les électeurs qui se déplacent pour aller voter pour leur baratin réellement bien vendu pour certains qui en redemandent tous les 5 ans. Conclusion ce n'est ni l'Europe ni le politique les fautifs mais les citoyens eux mêmes.
Réponse de le 17/04/2014 à 8:54 :
Oui c'est vrai c'est notre faute mais ce que l'on a fait, on peut encore le défaire et nous en avons l'occasion aux européennes!
Réponse de le 18/04/2014 à 18:28 :
Vous avez raison on va leur mettre une déculottée.
a écrit le 16/04/2014 à 19:57 :
L’Europe libérale a définitivement pris le pouvoir dans notre pays. On maintien la tête des plus pauvres hors de l’eau afin qu’ils aient encore un petit peu à perdre et qu’ils ne se révoltent pas, et on soigne les plus riches. Les grands perdants sont une fois de plus : les classes moyennes. Les politiques peuvent arrêter leur cinéma. Ils n’ont pas, ou ne veulent pas d’alternative à la pensée unique libérale et se couchent lamentablement devant les ordres donnés par une Europe qui se développe contre les peuples.
L’UMP est cramée, le PS vient de se cramer, le début de la catharsis va se faire jour à l’occasion des élections européennes. Entre le FN et le Front de Gauche : choisis ton camps Camarade !
Maigre consolation pour les classes moyennes qui, pour ceux qui ont quelques notions d’Histoire, ont toujours été à l’origine des révolutions. Cette classe moyenne qui aspire à s’élever socialement (l’ascenseur social) se sent de plus en plus aspirée par le bas. « La haine du peuple envers le bourgeois vient de l’envie d’être bourgeois à sa place » Emile Zola-Germinal.
Ainsi va le monde, et comme en 89, 14 ou 39 -entre autre- l’algorithme de la spirale infernale va fonctionner.
Alea jacta est
Réponse de le 16/04/2014 à 23:59 :
Endetter les jeunes dès la naissance est asocial. Pour se payer le fameux modèle social français et même améliorer ses performances à long terme il va bien falloir injecter un peu de libéralisme car tout le reste a déjà été tenté sans aucun succès. Inciter les gens à entreprendre, encourager la prise risques, considérer la concurrence comme un moyen efficace pour augmenter le pouvoir d'achat et les avancées technologiques de toute la société française, être responsable de ses actes et enfin dégonfler légèrement le coût de l'état Français plus cher que partout ailleurs peu au bout de cinq ans être bénéfique pour tous. Plus de travail, plus de richesse, moins de dettes. Les accords européens ont été portés et signés par la France, ils ne sont pas si nuls que ça. Essayons donc, investissons dans le long terme, le reste à échoué depuis trente ans.
Réponse de le 17/04/2014 à 8:58 :
@Pat Hales : "entre le FN et le FG choisis ton camp, camarade" Eh bien, non, on ne choisis pas entre deux partis qui proclament qu'ils veulent une autre Europe mais qui sont bien incapables de nous dire comment ils vont la faire cette autre Europe quand on sait qu'il faut l'unanimité des 28 pays de l'UE pour modifier les traités. Heureusement, l'alternative existe, elle s'appelle l'UPR. Moi, j'irai voter pour l'UPR car c'est le seul parti politique qui propose la sortie de l'UE, de l'Euro et de l'OTAN. Si nous voulons retrouver notre liberté de choisir notre avenir, il n'y a que cette option.
a écrit le 16/04/2014 à 19:27 :
La véritable question est: pourquoi faire? Si c'est pour continuer à vivre à genou, où est l’intérêt?
Réponse de le 16/04/2014 à 19:39 :
une sortie de l’Europe ... ce serait sur les rotules ... bien que je n'aime pas la politique européenne !
a écrit le 16/04/2014 à 19:20 :
a t'on le choix ?!
Réponse de le 16/04/2014 à 19:30 :
Je crois que c'est la question qui résume bien la situation.
Réponse de le 16/04/2014 à 19:34 :
Oui, sortir de l'Euro et pour cela, il faut sortir de l'UE par l'article 50 du TUE sans plus attendre. Nos dirigeants vont devoir s'inquiéter s'ils poursuivent dans cette voie, les Français ne sont pas les Grecs, ils ne se laisseront pas faire.
Réponse de le 16/04/2014 à 19:43 :
.... la pauvreté assurée !
Réponse de le 16/04/2014 à 22:30 :
@ 19:43 = Ah bon, parce que nous avions le franc nous étions dans la pauvreté ?
a écrit le 16/04/2014 à 19:10 :
que pense BRUXELLES ? cocorico dans le peloton de l europe mais au niveau bas !!!
a écrit le 16/04/2014 à 19:05 :
Après l'état de droit ... nous passons à l'état de devoir ! il était temps !!!!!!!!!!!!
a écrit le 16/04/2014 à 19:05 :
Manolo pèse les 6% de sympathisants socialistes qui ont voté pour lui à la primaire, soit autant dire : rien ! Manolo n'est rien, il ne fera rien et repartira dans le rien ...
Réponse de le 16/04/2014 à 19:11 :
Et que pèse la gauche de la gauche avec Mélanchon, rien du tout. Faut croire que le peuple est prêt à faire des efforts pour arrêter de vivre à crédit sur le dos de nos enfants!
Réponse de le 16/04/2014 à 19:49 :
Ce n'est pas une question de gauche ou de droite ... mais de crédibilité .... nous sommes tous dans la même barque !!!!!!!!! n'en déplaise à chacun !!!!!
Réponse de le 22/04/2014 à 9:01 :
Moi je vous laisse votre barque commune je ne m'occupe que de mon bateau personnel.
a écrit le 16/04/2014 à 18:54 :
La baisse des prestations est équivalente à un prélèvement d'impôts de ceux qui touchent ces prestations (allocations diverses – salaires - retraites etc...).
Or les augmentations d'impôts réalisées jusqu'ici n'ont eu pratiquement aucun effet sur les comptes Publics.
Car, elles ont entraîné une baisse de la consommation, une hausse de l'épargne de précaution et ont fait augmenter le chômage par baisse de la croissance entraînant une baisse très importante des recettes de l'Etat annulant la baisse initiale des dépenses.
L'effet a été nul.
Mêmes causes, mêmes effets.
La leçon n'a pas été apprise.
Ce gouvernement doit comprendre qu'il faut rétablir les comptes Publics par des réformes structurelles d'efficacité et non par une destruction facile de la demande.
Réponse de le 16/04/2014 à 19:02 :
Je ne partage pas votre avis ... nous sommes un pays, où partie de la population fait des enfants pour de l'argent (ce qui à terme ne dure pas ... et ensuite maltraitance de ces mêmes enfants) .... il est grand temps de mettre les choses à l'ordre .... la droite ne la pas fait ... peut être la gauche !
Réponse de le 18/04/2014 à 18:24 :
Vos propos sont abjectes, vous pensez que toutes les familles maltraitent leurs enfants, où est la censure de la Tribune. Je ne vous confirais pas mes enfants vous avez des propos qui prêtent à confusion. C'est ça la gauche des enfants pour les aides vous parlez de vous.
a écrit le 16/04/2014 à 18:47 :
Arrêtez avec l Europe, elle n a rien a voir a notre addiction à la dépense publique. Tel des drogues la période de sevrage va être dur mais c est vraiment que le début! 2000milliards dettes, stop!! Il va falloir être vigilant sur nos impôts locaux et que tous les élus arrêtent la gabegie.
Réponse de le 16/04/2014 à 19:06 :
Vous êtes peut être en état d'addiction forcée par le système financier qui est devenu un casino ...
a écrit le 16/04/2014 à 18:45 :
Il était temps de revenir à la raison, on est dans un monde globaliser, cela exige de faire preuve d'intelligence. Il ne s'agit pas de ne plus être endetté, seulement de ne pas être endetté à 120%...
Réponse de le 16/04/2014 à 19:06 :
Votre orthographe, elle semble assez "globale" aussi ...
a écrit le 16/04/2014 à 18:43 :
pas le choix.... "La vraie raison du plan: éviter des sanctions de l'Europe à l'encontre de la France" !.... fifi et nini l'argent facile !
Réponse de le 16/04/2014 à 19:07 :
Qu'aller vous devenir quand vous ne recevrez plus notre bon pognon ?
Réponse de le 16/04/2014 à 19:58 :
je ne suis pas d'état loin delà uniquement chef d'entreprise"s" !
Réponse de le 16/04/2014 à 22:51 :
Vos entreprises, ça consiste à poster sur internet ?
a écrit le 16/04/2014 à 18:27 :
DUR DUR MAIS ON NA PAS LE CHOIX ? SINON IL FALAIS VOTEZ MELENCHON???
Réponse de le 16/04/2014 à 18:45 :
Ha ? Reblochon a une planche à billets ?????
a écrit le 16/04/2014 à 18:27 :
QU ILS BAISSENT LEURS SALAIRES QUE NOUS LEURS PAYONS: TROP CHERS!!!!!!! CAPITALISTESSSSSSSSSSSSSSS..........
Réponse de le 16/04/2014 à 18:47 :
Heuuu non ce n'est pas du capital ... mais des impôts ! nuance !!!!!!!!!!!!!
a écrit le 16/04/2014 à 18:25 :
Manuel Valls le laquais de Bruxelles vient de faire un immense cadeau aux partis s'opposant à une Europe ultra libérale : Front de gauche et FN vont se réjouir le 25 mai !!
Les abstentionnistes de gauche cocus de 2012 vont pulluler aussi .
Le PS aura perdu son électorat : c'est un suicide programmé du PS !! Bravo le couple Valls Hollande pour ce Hara kiri !!!
a écrit le 16/04/2014 à 18:09 :
Si le plan d’austérité de Valls (ou plan d’économie) est mis en œuvre comme prévu, il aura un impact à la baisse sur la croissance et à la hausse pour le chômage, comme dans toute bonne dévaluation interne dans la zone euro qui se respecte. Si de surcroit il permet de diminuer de déficit courant de la France en agissant à la baisse sur la demande interne, c’est l’excédent courant de la zone euro actuellement à 3% du PIB grâce aux efforts PIGS qui va être encore plus important, ce qui devrait faire s’apprécier l’euro encore plus. On peut d’ores et déjà annoncer que ce plan d’austérité ne permettra pas de sortir la France de l’ornière. Au contraire, elle va aggraver son cas. Mais nos dirigeants sont obligés d’être idiots puisqu’ils sont obligés de rester dans le cadre institutionnel de l’euro.
a écrit le 16/04/2014 à 17:35 :
La pilule est amère : 50 Mds . Ouf , Sarkozy n'a pas été élu : c'eût été 130 Mds ...
Réponse de le 17/04/2014 à 10:05 :
Essayez de vivre indéfiniment à crédit pour voir. Quand les huissiers débarquent ça ne fait jamais du bien, il vaut mieux réétudier son train de vie avant.

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