Commission européenne : retour aux vieilles recettes pour choisir le président

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C'est Angela Merkel qui décidera si Jean-Claude Juncker présidera ou pas la commission européenne.
C'est Angela Merkel qui décidera si Jean-Claude Juncker présidera ou pas la commission européenne. (Crédits : Reuters)
Avant le scrutin, il était dit que, selon la logique démocratique, le leader du parti arrivé en tête serait automatiquement désigné comme président de l'exécutif européen, en l’occurrence Jean-Claude Juncker. Finalement, ce sont les chefs d’États et de gouvernements qui vont en décider. Voici comment.

Le Conseil européen a donc décidé de botter en touche et d'apporter un démenti cinglant à toute la propagande électorale des « Spitzenkendidaten » (terme allemand adopté à Bruxelles pour désigner les candidats désignés par les partis européens) et à celle du parlement européen. Non, l'UE n'est pas une démocratie parlementaire et le candidat arrivé en tête n'est pas automatiquement celui qui sera soumis aux votes du nouveau parlement pour devenir président de la Commission européenne. Mardi soir, les chefs d'Etats et de gouvernements ont donc décidé de prendre leur temps et ont confié à Herman van Rompuy, le président du Conseil européen, le soin de « trouver des candidats. »

Pied de nez aux électeurs

C'est un joli pied de nez au slogan officiel de ces élections européennes 2014 : « Cette fois, c'est différent ! » Car en demandant au responsable belge amateur de haïkus de « trouver » des candidats, le Conseil rejette d'un revers de main les six candidats qui ont été mis à leur disposition par les partis européens, et, donc, du moins en théorie, par les électeurs. C'est donc affirmer sa puissance et son pouvoir suprême et rappeler que la nécessité nouvelle d'obtenir la majorité absolue des députés pour le président de la Commission ne change rien à ce fait. Car les monarques de jadis le savaient bien : faire attendre dans une antichambre, c'est faire sentir à celui qui attend toute l'étendue de son pouvoir. Bref, c'est bien le Conseil qui décide.

La force institutionnelle du Conseil

Le traité de Lisbonne dont on a tant vanté les vertus durant cette campagne confirme du reste cette puissance. Non seulement le parlement ne peut choisir lui-même un candidat à la présidence de la Commission, qui doit lui être soumis par le Conseil, mais c'est aussi le Conseil qui, ensuite, doit désigner avec le président de la Commission les commissaires, lesquels ne seront que validés en bloc par le parlement. Autrement dit, les chefs d'États et de gouvernements doivent trouver un président de la Commission qui soit assez docile pour sanctionner leurs choix de commissaires. La meilleure façon d'en obtenir un, c'est de faire en sorte que sa nomination ne dépende pas du parlement, mais bien du conseil. Bref, on le voit, le ver était dans le fruit et la « démocratie européenne » était déjà agonisante dans ses langes. Mais le Conseil est-il vraiment à blâmer ?

Jean-Claude Juncker, perdant du scrutin

Rien n'est simple en effet. En toute logique purement parlementaire, Jean-Claude Juncker devrait être le prochain président de la Commission. Mais nul ne peut dire qu'il a existé un mouvement populaire de fond en faveur de Jean-Claude Juncker. Terne, faible, ennuyeux, l'ancien Premier ministre luxembourgeois incarne l'Europe d'hier, celle que les électeurs ont assez massivement repoussé dimanche (car il n'y a pas que les Eurosceptiques qui ont rejeté le fonctionnement traditionnel de l'UE). Il a aussi subi un revers notable, faisant perdre 61 sièges au PPE, alors que, voici cinq ans, le candidat implicite de ce parti était le bien peu populaire José Manuel Barroso ! Enfin, Jean-Claude Juncker est le candidat de la stratégie Merkel et de l'austérité. C'est le candidat de ce qui a perdu dans les urnes le 25 mai. Sa candidature est donc assez peu légitime malgré son avance en sièges. Certains leaders conservateurs qui ont "gagné" dimanche (en Hongrie ou en Finlande) soulignent ce fait.

La défaite de tous les Spitzenkandidaten

L'ennui, c'est qu'aucun des autres Spitzenkandidaten n'est capable d'incarner une alternative. Tous ont perdu des plumes dans cette élection. Martin Schulz n'a pas été capable de mobiliser contre le candidat PPE sur son nom. Les Sociaux-démocrates ont, eux aussi, subi le revers de l'austérité. Même Guy Verhofstadt, le candidat des Libéraux et des centristes, qui était un recours possible, a subi une défaite puisque le nombre d'élus de son groupe ALDE est en net recul. Même constat pour les Verts. Et le grec Alexis Tsipras, qui n'était pas vraiment une option, doit lui-même reconnaître que, malgré sa victoire en Grèce, son groupe parlementaire reste très faible et sa « victoire » (c'est le seul groupe à progresser en nombre d'élus) bien réduite. Bref, ces élections européennes ont consacré le rejet de tous les Spitzenkandidaten. C'est le désaveu par les urnes du système mis en place par le traité de Lisbonne. Rien de plus logique donc que le Conseil ne reprenne la main en tentant de « trouver » un candidat qui ne sera pas entaché par cette défaite.

Révolte parlementaire ?

Mais les Spitzenkandidaten se sont trop avancés durant la campagne pour accepter le fait accompli. Qu'on se souvienne du débat du 15 mai où tous, sans exception, avaient juré qu'ils ne laisseraient pas le Conseil passer outre le choix des électeurs. « Le parlement n'acceptera pas d'élire un autre candidat que l'un d'entre nous », avait proclamé Martin Schulz. Mardi, les groupes socialistes et conservateurs ont donc logiquement demandé que Jean-Claude Juncker, le candidat du parti arrivé en tête dimanche, soit chargé de former la nouvelle commission. La réponse d'Angela Merkel a cependant été un non doucereux, comme d'habitude, mais catégorique. « J'ai soutenu Jean-Claude Juncker, et je ne l'oublie pas, mais il faut trouver un président qui fasse consensus », a-t-elle déclaré. C'est très clairement une fin de non-recevoir.

Comment Angela Merkel va l'emporter

Tout se passe comme si la chancelière avait utilisé le malheureux Jean-Claude Juncker comme « l'idiot utile » de la démocratie européenne. On se souvient qu'en début d'année, elle rechignait à suivre les pas des socialistes et à nommer un Spitzenkandidat. Mais débordée par la demande et menacée par la candidature d'un Michel Barnier assez incontrôlable, elle s'est résolue le 8 mars à Dublin à adouber le Luxembourgeois. Angela Merkel est trop intelligente pour ne pas s'être rendu compte que cette candidature était peu enthousiasmante. Elle aurait pu la désirer précisément pour cette raison. Car, il faut bien l'avouer, on a peine à croire qu'il existe une levée de boucliers des parlementaires européens et des opinions publiques pour défendre l'ancien chef du gouvernement grand-ducal. Malgré les indignations et les soutiens de principe, il y a fort à parier que socialistes et conservateurs pourraient accepter de le sacrifier pour une personne plus « consensuelle. » Dans ce cas, le nouveau président de la commission devra sa nomination au Conseil et à Angela Merkel en particulier. Il sera docile.

Il ne faut cependant pas croire que la candidature de Jean-Claude Juncker soit totalement écartée. Bien au contraire. Mais en lui faisant faire antichambre. En affirmant d'emblée que sa nomination n'est pas naturelle, on s'assure là aussi de sa docilité face au Conseil en lui rappelant de qui il va tenir son poste. Non pas de sa majorité parlementaire, mais bien des chefs d'Etats et de gouvernements. Jean-Claude Juncker ne sera ainsi pas tenté (l'a-t-il jamais été ?) de se « libérer » de cette tutelle en s'appuyant sur le parlement.

Le parlement, victime quoi qu'il arrive

Au final, la manœuvre est habile et elle fera, quoi qu'il arrive, une seule victime : le parlement européen. Son « pouvoir » acquis par le traité de Lisbonne a, ce soir, été réduit en miettes. Certes, les élus pourront toujours rejeter le candidat proposé par le conseil. Mais le feront-ils réellement si ce candidat est un candidat de « consensus », capable de mettre d'accord les deux principaux camps et de faire oublier à ces mêmes camps leur amère défaite du 25 mai ? Les élus européens s'opposeront-ils aux consignes nationales venus des chefs de gouvernement ? C'est peu crédible. Et s'ils le font et que le Conseil leur soumette un autre candidat de consensus ? Bloqueront-ils les institutions ad aeternam pour sauver l'honneur de Jean-Claude Juncker ? C'est peu probable. Trois jours après le vote, la réalité a rattrapé la fiction démocratique : c'est bien le Conseil qui décide. Cette fois encore, ce ne sera pas différent…

 

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a écrit le 07/06/2014 à 12:59 :
le baiser de judas !!
on veut mettre des carriéristes moins compétents sans tenir compte du vote de ceux qui sont allés voter avec beaucoup d'espoir dans une belle Europe. et qui ont beaucoup chercher le débat des candidats non passe sur les chaines françaises
Veut on encore une montée des europhobes et de l'abstention??
Quelle cruelle deception qui va impacter notre vie considérablement
a écrit le 03/06/2014 à 0:16 :
Pauvre europe, petite Merkel, la fin des rêves se rapproche
a écrit le 30/05/2014 à 8:35 :
l'europe de la dictature et du non respect des peuples
apres avoir vote ces dirigeants ignore les resultats
pour continuer leur magouilles et soutenir la finance
contre l'industrie la speculation contre le travail
a écrit le 29/05/2014 à 12:33 :
Quelle triste société que nous fabriquent ces oligarques. Paupérisation des individus, restrictions alimentaires, sorties et autres finie la culture ! ciné , théatre, quelques jours de vacances.....On ne peut plus se soigner selon ses besoins (lunettes et surtout dents !),On se nourrit souvent mal car pas assez de répondant...L'incivilité déjà, présente redouble à présent, évolue, ainsi que le désespoir de beaucoup, la délinquence gagne, vols ,agressions dus (bien souvent ) au chômage et manque d'argent.....Nous n'avons pas d'avenir, ni pour nous, ni pour nos enfants, tout est bouché, morose, triste, regardez les gens dans les rues...Nous votons, nous ne sommes même pas entendus....Qu'allons nous devenir?...
a écrit le 29/05/2014 à 11:04 :
Pourquoi croire que cette UERSS va appliquer une méthode un peu plus démocratique pour désigner un président de la commission, méthode qui n'est pas dans les traités européens ? Le cerbère Merkel est là, qui veille aux grains et au respect des traités. En tout cas, ce qu'on ne peut lui reprocher, c'est d'être la seule politique qui fait ce qu'elle dit !
Réponse de le 29/05/2014 à 13:00 :
ben, tiens! elle veut garder sa place, comme les autres! intéressée, avec des oeillères! COOL !
Réponse de le 30/05/2014 à 11:19 :
Intéressée ou pas, là n'est pas le problème. Si ce n'est elle, ce sera quelqu'un d'autre qui demandera que les traités soient respectés à la lettre. D'ailleurs, sur ce plan, elle n'est pas la seule dans l'Union, contrairement à ce que veulent bien laisser entendre nos médias. Il ne faut pas signer un traité qui nous engage et venir quémander ensuite qu'il ne s'applique pas, ça fait pas très sérieux ! Pas étonnant que nous soyons la risée de toute l'Europe.
Réponse de le 30/05/2014 à 12:47 :
En 2005 le peuple a dit non à 55% le TCE est illégitime et anti constitutionnel en plus (et c'est un oui-iste repenti qui vous le dit)
a écrit le 29/05/2014 à 10:54 :
Une image qui me reste imprégnée à la mémoire depuis le 13 février 2013, à Nantes, et hante mes jours et mes nuits jusqu'à aujourd'hui, c'est celle de ce chômeur en fin de droits n'aurait pas supporté de voir son dossier rejeté alors qu'il estimait avoir travaillé un nombre d'heures suffisantes. Le lendemain, un compte rendu de presse informait qu'il écrit dans un mail « Aujourd’hui, c’est le grand jour pour moi car je vais me brûler à Pôle emploi. J’ai travaillé 720h et la loi, c’est 610h. Et Pôle emploi a refusé mon dossier ». L'image de cette torche humaine sous mes yeux m'a fait repenser toute ma philosophie de travail et de vie. Que l'âme de ce malheureux puisse être en paix maintenant.
Réponse de le 29/05/2014 à 11:01 :
Par une affreuse méprise j'ai envoyé un commentaire sous une fausse rubrique, je vous prie de ne pas considérer le commentaire ci-dessus et si c'est possible de l'éliminer. Merci.
Réponse de le 29/05/2014 à 12:51 :
Ce n'est peut-être pas vraiment le sujet, mais vous savez, tout est lié, c'est à cause de ces personnages que certaines personnes attentent à leur vie car désespérés!! nous menons une mauvaise vie actuellement, je comprends votre désarroi, j'aurai réagi comme vous Cordialement !
a écrit le 29/05/2014 à 10:36 :
l ue bricole toujours la démocratie comme cela l'arrange !
a écrit le 29/05/2014 à 9:17 :
il est navrant de voir tous ces chefs d Etat au sommet de jeudi dernier demander une autre Europe, qu elle entende le resultat des urnes. Alors meme que cette europe que l on a est le resultat de leur montage foireux depuis 20 ans...
a écrit le 29/05/2014 à 5:35 :
On vous a fait croire que, par l'intermédiaire de votre vote, c'était vous qui élisiez le Président de la commission. La vraie démocratie! Et, une fois ce vote établi, on change les règles et on en revient aux bonnes vieilles magouilles! Ils n'ont donc rien compris! Consternant, voilà qui apporte de l'eau au moulin des euro phones!
Réponse de le 29/05/2014 à 11:05 :
Ce sont les socialistes qui vous ont fait croire que c'était possible. Mais les autres gouvernements, dont celui de Merkel, les rappellent à l'ordre !
Réponse de le 29/05/2014 à 13:15 :
...une, deux, une, deux, une deux...! eh! oui.....comprenne qui pourra !
a écrit le 28/05/2014 à 17:19 :
Et une preuve supplémentaire de l'absence de démocratie en EURSS...
Réponse de le 28/05/2014 à 17:42 :
Moi je suis sûr que vous avez voté pour votre EURSS tout ce temps là. Et que vote toujours pour l'EUSA jusuq'au jour où celle-ci dégringole. Ah l'opportunisme quand tu nous tiens....
a écrit le 28/05/2014 à 17:17 :
Raah c'est beau l'Europe, ça me donne tellement envie de revoter Marine la prochaine fois !
Réponse de le 28/05/2014 à 19:30 :
et de plus en plus !!!
Réponse de le 28/05/2014 à 21:59 :
Marine elle n'était pas, mais après que j'ai voté pour elle le 25 mai, elle est donc devenue ma candidate de choix et je revoterai pour elle tant de fois qu'elle se présente. Tchin-tchin, mes camarades !
Réponse de le 29/05/2014 à 8:03 :
Tchin -Tchin à vous aussi ! VIVE MARINE !!!!
Réponse de le 29/05/2014 à 19:13 :
Tchin-tchin ! VIVE MARINE, Marie !!! au plaisir !!!
a écrit le 28/05/2014 à 16:23 :
Les institutions politiques europeennes, anciennes ou renovees, mais toujours aussi incomprehensibles pour les citoyens europeens, n ont jamais brille par leur caractere democratique. Donc arretons de pointer du doigt vers l allemagne ou Merkel. Les institutions europeennes ont ete largement faconnees par la France, ce qui explique leur incroyable deficit democratique.
a écrit le 28/05/2014 à 15:28 :
Le PM britannique, David Cameron, a déclaré hier que l'UE est "trop grande pour ses bottes" et qu'elle "ingère trop aussi" dans les affaires des Etats. Et cela le lendemain des élections européennes après que le parti d'extrême-droite britannique SKIP avait obtenu 27.5% des votes. Quoique que Cameron n'a jamais été un "européïste" comme ses amis français ou espagnols, il n'a jamais avait tenu des propos autant "explicites" envers l'UE avant ces élections. La reine UE est-elle nue ?...
Réponse de le 28/05/2014 à 17:57 :
Cameron a raison. Je ne comprends pas pourquoi Hollande ne s'associe pas avec lui. C'est la conclusion qui s'impose après ces élections. Peu importe le président de la commission, C'est le conseil européen qui doit reprendre la main. C'est ce que veulent les peuples.
Réponse de le 28/05/2014 à 18:42 :
Pour Hollande s'associer à Cameron signifiera que la France s'associe au Royaume-Uni et par conséquent à sa politique vis-à-vis de l'Europe. Perso je ne pense pas que Hollande en aurait un tel culot, la France en aurait énormement à perdre.
Réponse de le 29/05/2014 à 7:56 :
Que nous reste-t-il à perdre au juste ? Nous n'avons plus d'armée, une diplomatie à la remorque du département d'état US, nous n'avons plus de monnaie, nos gouvernants sont soumis aux banksters, nos jeunes talents partent ...
Réponse de le 29/05/2014 à 8:07 :
vous m'avez oté les lettres de la plume, " que nous reste t-il au juste? c'est clair, notre pays se délite, on a presque plus rien, on brade, on vend, et, les gouvernants s'en battent l'oeil, pour ne pas dire autre chose ! on se meurt lentement.....exagération? je ne crois pas , hélas, sauf : miracle..!
Réponse de le 29/05/2014 à 17:56 :
vous m'avez ôté les plumes d'arrière…. les pensées, les mots perdus. suivez moi, notre pays se délecte, on tout ce qu'il nous reste, le ballon ovale. voui, nos dirigeants se battent à coeur perdu, se rincent les yeux avec les bonnes choses de ce monde…. vous voyez ce que je veux dire ? non mais, sans exagération, la vraie source du bonheur se trouve entre les gouttes, sous nos yeux, pas dans les enseignes néon. allez, bonne pêche !
Réponse de le 30/05/2014 à 10:19 :
...Faut suivre ..! mon gars...
a écrit le 28/05/2014 à 14:20 :
Le baiser d'Angela avec J.C Junker est-ce un baiser à la « Judas » Car la Chancelière préfère Papa Schultz !! Hier j'ai vu sur la RST (ex TSR) le journaliste Darius Rochebin interviewer Viviane Reding vice président de la commission Européenne a déclaré que les Euroseptiques n'étaient que 25 % du parlement et que les loi seront votées par les socialistes, les chrétiens démocrates, les autres ne ferons que du bruit. Pas question de modifier la libre circulation, d'ailleurs aucun pays ne l'a demandé. Elle se base sur son parti (le même que J C Junker) qui est pour une Europe fédérale...Le lUxembourg c'est quoi ? Un pays de Banques, de bureaux de sociétés Offshore
ces entreprises qui ne paient pas d'impôts en France ?
Je doute que nos dirigeants aient compris ces élections
Réponse de le 28/05/2014 à 15:25 :
A la Judas, "il bacio della morte", plutôt.
a écrit le 28/05/2014 à 14:09 :
Merkel, elle a été toujours comme cela, tirer a son profit toutes situations, elle gère l'instant avec sa vision a court terme, jamais je n'ai entendu cette dame évoquer une vision stratégique à long terme pour son pays ou pour l'Europe. L'Europe est dirigé par une épicière !!
Réponse de le 28/05/2014 à 14:37 :
pas faux!
Réponse de le 28/05/2014 à 15:44 :
C'est tout à fait compréhensible que Dame Merkel soit ainsi, somme toute, l'UE qu'elle dirige est une entité aux visions à longue terme toutefois menée par les petites actions dans l'immédiat. En fait, la politique de Merkel n'est pas autre que la politique même de l'UE, ce vaisseau mal bâti à l'origine, qui s'élargit en colmatant mille fuites d'eau, à la sauvette et à coups de propagande. D'autres Etats essaient à se "mimétiser" à sa politique, tant bien que mal.

Il n'est pour rien que Merkel est déjà à son troisième mandat.
Réponse de le 28/05/2014 à 16:57 :
cette fois ci, pourtant, elle a perdu des voix....
Réponse de le 28/05/2014 à 17:44 :
Perdre des voix ça veut pas dire perdre son mandat nest-ce pas ?
Réponse de le 28/05/2014 à 19:32 :
bien sûr que non, mais , les gens réfléchissent......doucement......
Réponse de le 29/05/2014 à 19:32 :
alors réfléchissons nous aussi... doucement...... un jour nous verrons notre MARINE à sa place.... ça viendra.... doucement....
Réponse de le 30/05/2014 à 10:21 :
Quelle mauvaise foi !
a écrit le 28/05/2014 à 13:39 :
Pour ma part, je continue à parier une bouteille de breuvage festif sur le scenario suivant :

1. 25 mai : le PPE "gagne" les européennes en arrivant premier, mais sans majorité absolue au PE
2. jours qui suivent : les libéraux et les socialistes n'arrivent pas à se mettre d'accord pour imposer un candidat alternatif (sachant bien d'ailleurs qu'il risquerait d'être désavoué par le Conseil européen) mais annoncent de concert qu'on ne leur imposera pas celui du PPE (Barnier ou un autre) car le PPE n'a pas de majorité tout seul
3. début juin : faux suspense qui agite tout le monde à Bruxelles, et finalement embête tout le monde ailleurs (avec presse écrivant que comme d'habitude on comprend rien aux trucs européens)
4. mi-juin : dans un contexte d'une certaine lassitude, le Conseil européen fait semblant de respecter la lettre du Traité (il "tient compte du résultat des élections") en considérant qu'il n'y a pas de majorité claire au sein du PE, qu'aucun des candidats des partis ne s'impose et que donc lui Conseil européen garde entier son droit de désigner quelqu'un (CQFD !). Bref, on fait comme d'habitude, un candidat de compromis qui plaît aux uns et ne déplaît pas trop aux autres.
4bis. La France joue un rôle actif dans la décision ci-dessus, afin de ne pas avoir Lagarde dans les pattes et de pouvoir nommer un(e) socialiste.
5. A l'issue d'une nuit plus ou moins courte, l'on adoube un PPE convenable répondant au point 4. Qui ? Tout est possible. Un membre PPE du Conseil européen sortant du bois au dernier moment me paraît le plus plausible : Van Rompuy notamment (surtout s'il laisse son siège de Président du Conseil européen à un socialiste). Cédant, bien sûr, aux "amicales pressions" de ses pairs, avec à la clé des engagements sur les principaux postes de la Commission. Et envoyant un petit message bien clair au Parlement européen qui est que tant qu'il ne sera pas capable de fournir une majorité absolue nette (ce qui est en réalité impossible avec un scrutin à la proportionnelle et 50-60 % d'abstention à l'échelle européenne), la Présidence de la Commission reviendra à un membre du club des gens sérieux, c.à.d. le Conseil européen.
a écrit le 28/05/2014 à 13:06 :
Supprimons la Commission européenne plutôt que revenir à des magouilles politiciennes pour faire élire son président, ce qui ne fera que faire grandir le rejet des institutions européennes. Cela fera faire des économies même si il en restera encore 3 autres: le Conseil de l'Union européenne, Le Conseil européen et surtout le Parlement européen. Pour ce qu'a servi le pétillant M.Barroso président la commission européenne.
a écrit le 28/05/2014 à 12:47 :
Sortons de l'union jamais elle ira dans le bon sens
Réponse de le 28/05/2014 à 17:46 :
L'Allemagne elle va déjà dans le bons sens.... vers l'Eurasie !! :-)
a écrit le 28/05/2014 à 12:45 :
La prochaine fois je vote Fn
Réponse de le 28/05/2014 à 17:33 :
Allez sur le site de Marine, lisez, voyez ses vidéos, ça vous confortera dans votre choix pour les prochaines élections......
a écrit le 28/05/2014 à 12:40 :
Parlons en de l'Allemagne ! ceux ci sont obligés de s'expatrier , s'ils le peuvent pour se faire soigner!! (ce midi sur ARTE), on nous cache ce que pensent vraiment le peuple, faudrait pouvoir interroger les gens de tous bords, ça changerait , un peu l'image de l'Allemagne si pleine de qualités !
a écrit le 28/05/2014 à 12:30 :
Tout n'est que fadaises, gabegies, mensonges, hypocrisie, cupidité......ça n'engage plus du tout à voter, puisqu'ils FONT CE QU'ILS VEULENT !
a écrit le 28/05/2014 à 12:26 :
Comme d'habitude, l'UE fait l'inverse de ce qui a été décidé
L'UE c'est "fait ce que je te dis, ne fais pas ce que je fais" ; en matière de démocratie, on fait facilement mieux ... Après, ils vont pleurer pour que nous allions voter ... pour leur donner un chèque en blanc !!
a écrit le 28/05/2014 à 11:58 :
Voilà que au lendemain des élections européennes, se confirme le gros mensonge de chacun des candidats qui expliquaient qu'ils désigneraient le Président,
c'est un gros mensonge,
et c'est aussi un énorme camouflet aux candidats.
a écrit le 28/05/2014 à 11:36 :
siderant , les traités disaient pas le retour aux vieux principes .. pire cela conforte ceux qui ont voté démagogues et extrêmes et cela sera pire encore dans les prochaines consultations , merci pour cela pour nous faire détester ces méthodes de déni de démocratie , l'autocratie éclairée continue de donner des leçons et de mener ses affaires au détriment de la colère qui gronde .. bientôt le réveil sera douloureux
a écrit le 28/05/2014 à 11:27 :
D'après ce que l'on peut lire ici ou sur d'autres journaux européens, c'est Cameron qui fait blocage à Juncker. Il essaye de constituer une minorité de blocage avec notamment d'autres dirigeants appartenant au PPE (curieux!)... Mme Merkel, même si il est notoire qu'elle n'était pas chaude à l'idée de l'émancipation de la Commission et du Parlement, est avant tout Allemande, est habituée au respect du Parlement, sacré chez eux. On peut relever que Cameron qui ne cesse de dire (à juste titre) qu'il y a un déficit de démocratie dans l'UE, n'hésite pas à s’asseoir sur une des rares avancées. Clair que Juncker n'est pas mon dada, mais je préfère respecter le choix des électeurs que d'hériter d'un nouveau Barroso, Van Rompuy ou Ashton, fades et insipides car assujetti au Conseil. Je le regrette à de nombreux égards, mais l'Angleterre doit sortir de son ambiguïté, à la fois dedans et dehors à la fois ,et prendre le large une bonne fois. A noter qu'il me semble que c'est la France et l'Allemagne, qui au gré de leurs intérêts recherche toujours à les arranger. Pour donner raison un peu à Mr Godin, sur ce sujet il semble que ce soit Mme Merkel qui cherche une solution de compromis avec Mister Cameron (laminé aux éléection européennes)

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