Indépendance de l'Écosse: le "non" l'a emporté

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L'Ecosse continuera à faire partie du Royaume-Uni. Jeudi 18 septembre, les quelque 4,3 millions d'électeurs appelés à se prononcer pour ou contre l'indépendance du pays ont choisi le "non". La Tribune suit heure par heure (française) les résultats du référendum et les réactions qu'ils suscitent.
Dans un entretien à la radio allemande Deutschlandfunk, Martin Schultz déclare: "J'avoue: le résultat me soulage".
Le Premier ministre britannique David Cameron annonce l'octroi de nouveaux pouvoirs à l'Écosse, au Pays de Galles, à l'Irlande du Nord et à l'Angleterre, lors d'une déclaration au 10, Downing Street à Londres. Il appelle le Royaume-Uni à se "rassembler". Il avait soutenu le "non".
Après la publication des résultats quasi définitifs du référendum d'autodétermination montrant que le 'non' l'a emporté, Alex Salmond, chef de file des indépendantistes écossais, concède, lors d'une déclaration publique à Édimbourg, la défaite de son camp:
Après dépouillement de 31 des 32 circonscriptions, le 'non' obtient 1.914.187 votes, au-delà du cap de 1.852.828 votes nécessaires pour remporter le référendum, selon les chiffres officiels diffusés par la BBC.
Le 'non' remporte ainsi le référendum écossais par 55,42% contre 44,58% pour le "oui".
La vice-Premier ministre écossaise et numéro 2 du parti national écossais, Nicola Sturgeon, déclare sur la BBC:
Le "non" est sur le point de remporter le référendum d'indépendance en Ecosse, après le dépouillement de 26 des 32 circonscriptions, affichant une avance de huit points, à 54%, sur le camp du "oui" (46%). "L'Ecosse va voter pour rester au sein du Royaume-Uni en rejetant l'indépendance", affirme la BBC sur son site internet.
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Un total de 1.852.828 votes est nécessaire pour remporter le référendum. Or, "à 5H15 (heure britannique: NDLR), la campagne du non avait plus de 1.397.000 votes, tandis que le oui était juste au-dessus de 1.176.000", indique la BBC.
Le taux de participation s'établit à 84%. Parmi les rares exceptions en-dessous des 80% figure la ville de Glasgow, où la participation s'établit à 75%.
Le "non" est en tête après le dépouillement de plus de la moitié des bulletins. La livre connait une nouvelle hausse, autour de 78,40 pence pour un euro, puis se stabilise.
La livre a atteint alors son plus haut niveau depuis fin juillet 2012 par rapport à la monnaie européenne, à 78,10 pence pour un euro.
Les médias anglophones rapportent qu'à travers toute l'Écosse des compagnies de taxis proposent de transporter gratuitement des personnes allant voter au référendum. La semaine passée, le Guardian avait déjà écrit un article sur une initiative identique lancée par une société de taxis de la ville de Dundee.
Sur Twitter, le directeur général d'Ipsos MORI, cabinet d'études britannique membre du groupe Ipsos, révèle que le dernier sondage en date réalisé pour le London Evening Standard donne le "Non" victorieux à 53%, le "Oui" ne récoltant que 47% des voix.
Selon une note de blog de John Curtice, expert en élections et professeurs en politiques à l'Université de Strathclyde, le verdict final des sondage donne 52% pour le "Non" et 48% pour le "Oui".
Les principales Bourses européennes étaient orientées à la hausse jeudi vers la mi-séance, les investisseurs préférant retenir les nouvelles jugées rassurantes venues de la Réserve fédérale aux inquiétudes sur l'issue du référendum sur l'avenir de l'Ecosse.
À Paris, le CAC 40 prenait 0,64% à 4.459,69 points vers 12h45. À Francfort, le Dax avançait de 0,96% et à Londres, le FTSE gagnait 0,48%. Les indices européens EuroStoxx 50 et FTSEurofirst 300 progressaient respectivement de 0,78% et 0,77%.
Il déclare ainsi sur Twitter :
Les quelque 4,3 millions d'électeurs appelés à se prononcer sur l'indépendance de l'Ecosse par référendum ont commencé à voter ce jeudi 18 septembre au terme d'une campagne très disputée, qui s'est achevée sur une courte avance des partisans du "non" dans les sondages.
Les électeurs doivent répondre par "oui" ou "non" à la question : "L'Ecosse doit-elle être un pays indépendant ?" Un "oui" mettrait fin à 307 années d'union avec l'Angleterre.
Les bureaux de vote installés dans les écoles et les mairies ont ouvert leurs portes à 07h00 (8h, heure française) et fermeront à 22h00 (23h, heure française). En l'absence d'estimations de sortie des urnes, les résultats sont attendus vendredi à l'aube.
Le joueur de tennis britannique Andy Murray s'est exprimé jeudi en faveur de l'indépendance de l'Ecosse. La star écossaise, qui ne vote pas parce qu'elle habite près de Londres, avait auparavant refusé de se prononcer sur le sujet, même si ses propos suggéraient plutôt qu'elle était favorable au maintien de l'Ecosse au sein du Royaume-Uni.
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En juin, le joueur de tennis avait dit ne pas approuver le coup d'éclat du Premier ministre écossais Alex Salmond qui avait brandi le drapeau bleu et blanc écossais après sa victoire à Wimbledon en juillet 2013.
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