Indépendance de l'Écosse : le "non" l'a emporté

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Les bureaux de vote installés dans les écoles et les mairies ont ouvert leurs portes jeudi 18 septembre à 07h00 (8h, heure française) et fermé à 22h00 (23h, heure française).
Les bureaux de vote installés dans les écoles et les mairies ont ouvert leurs portes jeudi 18 septembre à 07h00 (8h, heure française) et fermé à 22h00 (23h, heure française). (Crédits : reuters.com)
Les Écossais ont décidé jeudi 18 septembre du sort de leur pays. Le "non" à l'indépendance l'a emporté. La Tribune suit les résultats et les commentaires de ce scrutin historique.

L'Ecosse continuera à faire partie du Royaume-Uni. Jeudi 18 septembre, les quelque 4,3 millions d'électeurs appelés à se prononcer pour ou contre l'indépendance du pays ont choisi le "non". La Tribune suit heure par heure (française) les résultats du référendum et les réactions qu'ils suscitent.

Vendredi 19 septembre

8h20: le président du Parlement européen se dit soulagé

Dans un entretien à la radio allemande Deutschlandfunk, Martin Schultz déclare: "J'avoue: le résultat me soulage".

8h: David Cameron promet de nouveaux pouvoirs aux quatre nations constitutives du Royaume-Uni

Le Premier ministre britannique David Cameron annonce l'octroi de nouveaux pouvoirs à l'Écosse, au Pays de Galles, à l'Irlande du Nord et à l'Angleterre, lors d'une déclaration au 10, Downing Street à Londres. Il appelle le Royaume-Uni à se "rassembler". Il avait soutenu le "non".

07h31: le leader des indépendantistes Alex Salmond concède la défaite

Après la publication des résultats quasi définitifs du référendum d'autodétermination montrant que le 'non' l'a emporté, Alex Salmond, chef de file des indépendantistes écossais, concède, lors d'une déclaration publique à Édimbourg, la défaite de son camp:

"L'Ecosse a décidé, à la majorité, de ne pas devenir un pays indépendant", reconnaît-il.

07h20: le "non" l'emporte

Après dépouillement de 31 des 32 circonscriptions, le 'non' obtient 1.914.187 votes, au-delà du cap de 1.852.828 votes nécessaires pour remporter le référendum, selon les chiffres officiels diffusés par la BBC.

Le 'non' remporte ainsi le référendum écossais par 55,42% contre 44,58% pour le "oui".

06h46: la n°2 deux du camp du "oui" admet la défaite probable des partisans de l'indépendance

La vice-Premier ministre écossaise et numéro 2 du parti national écossais, Nicola Sturgeon, déclare sur la BBC:

"Il semble que nous n'allons pas obtenir le oui que nous espérions".

Il y a "une réelle déception face au fait que nous avons échoué de justesse à obtenir un vote oui" victorieux, ajoute-t-elle.

06h27: le "non" en passe de l'emporter

Le "non" est sur le point de remporter le référendum d'indépendance en Ecosse, après le dépouillement de 26 des 32 circonscriptions, affichant une avance de huit points, à 54%, sur le camp du "oui" (46%). "L'Ecosse va voter pour rester au sein du Royaume-Uni en rejetant l'indépendance", affirme la BBC sur son site internet.

Un total de 1.852.828 votes est nécessaire pour remporter le référendum. Or, "à 5H15 (heure britannique: NDLR), la campagne du non avait plus de 1.397.000 votes, tandis que le oui était juste au-dessus de 1.176.000", indique la BBC.

Le taux de participation s'établit à 84%. Parmi les rares exceptions en-dessous des 80% figure la ville de Glasgow, où la participation s'établit à 75%.

5h30: la livre se maintient en hausse dans des proportions moindres

Le "non" est en tête après le dépouillement de plus de la moitié des bulletins. La livre connait une nouvelle hausse, autour de 78,40 pence pour un euro, puis se stabilise.

1h40: la livre atteint son plus haut niveau depuis juillet

La livre a atteint alors son plus haut niveau depuis fin juillet 2012 par rapport à la monnaie européenne, à 78,10 pence pour un euro.

Jeudi 18 septembre

16h30 : transport en taxi gratuit pour aller voter

Les médias anglophones rapportent qu'à travers toute l'Écosse des compagnies de taxis proposent de transporter gratuitement des personnes allant voter au référendum. La semaine passée, le Guardian avait déjà écrit un article sur une initiative identique lancée par une société de taxis de la ville de Dundee.

16h: Le dernier sondage donne le "Non" victorieux

Sur Twitter, le directeur général d'Ipsos MORI, cabinet d'études britannique membre du groupe Ipsos, révèle que le dernier sondage en date réalisé pour le London Evening Standard donne le "Non" victorieux à 53%, le "Oui" ne récoltant que 47% des voix.

Selon une note de blog de John Curtice, expert en élections et professeurs en politiques à l'Université de Strathclyde, le verdict final des sondage donne 52% pour le "Non" et 48% pour le "Oui".

12h : La réaction des marchés

Les principales Bourses européennes étaient orientées à la hausse jeudi vers la mi-séance, les investisseurs préférant retenir les nouvelles jugées rassurantes venues de la Réserve fédérale aux inquiétudes sur l'issue du référendum sur l'avenir de l'Ecosse.

À Paris, le CAC 40 prenait 0,64% à 4.459,69 points vers 12h45. À Francfort, le Dax avançait de 0,96% et à Londres, le FTSE gagnait 0,48%. Les indices européens EuroStoxx 50 et FTSEurofirst 300 progressaient respectivement de 0,78% et 0,77%.

10h46 : L'homme d'affaires Richard Branson appelle à voter non

Il déclare ainsi sur Twitter :

"Je suis habituellement Monsieur Oui. Mais pour aujourd'hui seulement, je suis Monsieur Non!"

I'm usually Dr Yes - for today only I'm Dr No! http://t.co/XCceQquFMa #IndyRef #StayTogether pic.twitter.com/f23vFkzZsA

— Richard Branson (@richardbranson) September 18, 2014

7h : ouverture des bureaux de vote en Ecosse

Les quelque 4,3 millions d'électeurs appelés à se prononcer sur l'indépendance de l'Ecosse par référendum ont commencé à voter ce jeudi 18 septembre au terme d'une campagne très disputée, qui s'est achevée sur une courte avance des partisans du "non" dans les sondages.

Les électeurs doivent répondre par "oui" ou "non" à la question : "L'Ecosse doit-elle être un pays indépendant ?" Un "oui" mettrait fin à 307 années d'union avec l'Angleterre.

Les bureaux de vote installés dans les écoles et les mairies ont ouvert leurs portes à 07h00 (8h, heure française) et fermeront à 22h00 (23h, heure française). En l'absence d'estimations de sortie des urnes, les résultats sont attendus vendredi à l'aube.

2h Le tennisman Andy Murray se dit favorable à l'indépendance de l'Ecosse sur Twitter

Le joueur de tennis britannique Andy Murray s'est exprimé jeudi en faveur de l'indépendance de l'Ecosse. La star écossaise, qui ne vote pas parce qu'elle habite près de Londres, avait auparavant refusé de se prononcer sur le sujet, même si ses propos suggéraient plutôt qu'elle était favorable au maintien de l'Ecosse au sein du Royaume-Uni.

"Jour immense pour l'Ecosse aujourd'hui !", écrit-il sur son compte Twitter. "Rien de ce qui a pu être dit de négatif ces derniers jours n'a pu influencer mon opinion. Très impatient de voir le résultat. Faisons-le !"

 En juin, le joueur de tennis avait dit ne pas approuver le coup d'éclat du Premier ministre écossais Alex Salmond qui avait brandi le drapeau bleu et blanc écossais après sa victoire à Wimbledon en juillet 2013.

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Commentaires
a écrit le 19/09/2014 à 23:30 :
Finalement, les écossais ont loupé une chance historique de sortir de l’UE et d’être vraiment indépendant! D’un côté, ils conservent la nation, mais de l’autre ils restent sous le joug de Bruxelles. Une dernière chance, c’est le référendum pour sortir de l’UE, de l’euro et de l’Otan par l’article 50 du Tue comme le préconise François Asselineau de l’UPR. Que va décider David Cameron ?
a écrit le 19/09/2014 à 14:11 :
La question du vote était surtout: Etat-Nation versus balkanisation européene

Ou, céde-t-on au diviser pour mieux régner ? C'est une victoire anti-européene surtout
a écrit le 19/09/2014 à 11:27 :
Les Écossais sont majeurs et vaccinés! Ils ont librement choisi de rester unis à la famille britannique à laquelle ils appartiennent depuis trois siècles. La campagne électorale a été très intense et ils ont eu tous les arguments pour choisir. Ils ont préféré le meilleur des deux monde, l'autonomie mais l'union du Royaume Uni. Vu la participation et l'avance du NON, la victoire des partisans de l'union est sans appel!
a écrit le 19/09/2014 à 9:56 :
L'unité du Royaume prévaut pour sa survie ! Les partisans du OUI étaient juste plus bruyants... Et que dire de ce sondage qui les donnaient gagnants, grosse blague. Dans leurs propos, on croyait avoir une Ecosse à l'unisson contre le grand-tout-puissant Londres !!! mais en réalité il n'en est rien... Peut être cela coupera t'il l'herbe sous le pied des Catalans (dont l'indépendance sera plus en leur défaveur) ! Parce que malgré l'Union Européenne et ses règles (certaines) très stupides, il y a une chose pour que ces pays avancent (Italie, RU, Espagne, France, Allemagne etc....) : c'est grâce à l'unité !
a écrit le 19/09/2014 à 9:35 :
Ce vote est gagnant/gagnant pour tous les écossais. Les unionistes restent dans le RU et les indépendantistes avec leurs 45% vont encore gagner en autonomie au niveau de leur parlement en arrivant en force pour les négociations face à Cameron.
a écrit le 19/09/2014 à 9:04 :
Les Écossais sont plutôt pro-européens cela aurait été toujours moins de voix pour le maintien dans l’UE de UK au référendum de 2014 .
Faciliter le OUI pour que les Anglais quittent UE.
a écrit le 19/09/2014 à 8:28 :
Une belle victoire de la démocratie. Que d'aucuns voulaient détourner pour se construire un petit sultanat pétrolier.
a écrit le 19/09/2014 à 8:11 :
Comme on s'attendait, London City n'allait jamais permettre que tous les fonds et investissements écossais qui se trouvent à Londres passent à Edinburgh. Encore une fois les bourses et banques donnent les cartes au grand détriment de la volonté d'indépendance des populations. Jusqu'à quand ?
Réponse de le 19/09/2014 à 16:00 :
C'est justement la volonté du peuple que de refuser l'indépendance. Ce référendum le prouve, et votre amour pour la dictature n'y changera rien.
a écrit le 19/09/2014 à 7:59 :
Le pays des Ecossais, c'est le Royaume Uni. Le Royaume Uni est indépendant.
a écrit le 19/09/2014 à 7:51 :
Ben ça alors, Neuilly, Auteuil et Passy doivent donc abandonner tout espoir de devenir indépendantes un jour ? C'est trop dur...
a écrit le 19/09/2014 à 6:07 :
Visiblement le NON l'emporte largement. Les Ecossais ont mis fin à cette blague. Ils sont fiers de leur identité mais aussi attaché au Royaume Uni. Ils ont construit avec lui le plus grand empire du monde. Une gifle pour les micro nationalismes et Bruxelles qui cherche à diviser les Etats pour mieux régner.
a écrit le 18/09/2014 à 21:57 :
je vote oui, pour l'Europe des nations. Et, en tant que bon Français si cela affaiblie l'Angleterre c'est une bonne chose. Dernière argument, BHL ne veux pas de l'indépendance de l’écosse.
Réponse de le 18/09/2014 à 22:37 :
donc vous etes partants pour la guerre civile en europe, entre toutes les régions et nations, comme en ex yougoslavie ? on verra ça quand la mort touchera votre famille.
Réponse de le 18/09/2014 à 22:37 :
Mon oeil : il y 3 fautes grossières de conjugaison !
Réponse de le 19/09/2014 à 2:00 :
@anonyme

Agiter le chiffon de la peur n'est pas un argument valable contre l'autodétermination.
a écrit le 18/09/2014 à 21:26 :
Comme le disait si bien M.Raffarin :"Win the yes, needs the know to win against the no."
Réponse de le 19/09/2014 à 8:13 :
Le "yes" ne gagne que quand il s'agit de faire passer encore une embrouille "made in Brussels" aux pays de l'UE. Alors là il le stablishment recommende de voter "Oui". Autrement, c'est NON.
a écrit le 18/09/2014 à 21:17 :
Après la défaite de 1945 , celle-ci arrive : la France est moribonde , la Russie est attaquée de toutes parts , et la déliquescence du royaume uni est en route : les usa s'en sortent bien pour l'instant !
a écrit le 18/09/2014 à 17:14 :
La Traduction...
"Je suis habituellement Monsieur Oui. Mais pour aujourd'hui seulement, je suis Monsieur Non!" ==> Pas Monsieur, Dr = Docteur même en Anglais !!!
Réponse de le 18/09/2014 à 19:43 :
Justement,ce n'est pas une traduction littérale, mais contextuelle.
Réponse de le 19/09/2014 à 2:03 :
@Chirac89

Contextuellement Docteur No fait référence à James Bond donc la traduction est mauvaise.
a écrit le 18/09/2014 à 16:30 :
L'angletterre prend l'écosse pour une pompe à fric, 90 % des réserves d'hydrocarbure sont en écosse, en cas d'indépendance les écossais garderont ces revenus rien que pour eux.
Réponse de le 18/09/2014 à 22:39 :
l'argent du pétrole écossais ne va pas dans l'écosse mais dans les poches des milliardaires internationaux ! les riches n'ont pas de nationalité ni de pays !
a écrit le 18/09/2014 à 16:02 :
Que les Ecossais votent "oui" à l'indépendance et que plein d'autres états fassent de même, un bon moyen de sortir de cette Europe qui fustige les états membres qui n'arrivent pas à l'équilibre mais qui permet à des multinationales comme Apple de ne pas payer d'impôts sur les bénéfices.

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