L'été pourri de l'économie allemande

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La production industrielle allemande a lourdement chuté en août
La production industrielle allemande a lourdement chuté en août (Crédits : reuters.com)
Le mauvais chiffre de la production industrielle est venu confirmer le ralentissement de l'économie allemande. Le Fonds monétaire international (FMI) ne table plus que sur une croissance de 1,4% du PIB cette année, soit 0,5 point de moins qu'en juillet. Explications.

C'est un chiffre qui inquiète beaucoup sur l'état de l'économie allemande. Ce mardi 7 octobre, l'Office fédéral des Statistiques Destatis a indiqué que la production industrielle sur le mois d'août avait reculé de 4 % par rapport à juillet. Certes, le mois d'août est traditionnellement faible, mais une telle chute mensuelle ne s'était pas vue depuis cinq ans. Elle ramène le niveau de la production industrielle allemande en août à 5,94 % en deçà de son niveau d'août 2013.

Mauvaise nouvelle

Ce chiffre est évidemment une mauvaise nouvelle pour une économie allemande qui dépend beaucoup de l'industrie. D'autant que la catégorie de biens qui décroche le plus, c'est celle des biens d'équipement, le fleuron de l'industrie d'outre-Rhin, dont la production recule de 8,8 % sur un mois. Désormais, il semble que seul un miracle qui prendrait la forme d'une très bonne surprise en septembre pourrait permettre une croissance de l'industrie au troisième trimestre.

Pas de rebond en vue

Or, les carnets de commandes n'incitent guère à l'optimisme. Les carnets de commande dans l'industrie manufacturière ont reculé en mai et en juin. Elles ont connu un rebond en juillet (+4,9 %) qui a été effacé en août par un fort recul de 5,7 %. L'indice des carnets de commandes industriels est inférieur de 1,11 % à celle du mois d'août 2013. Autrement dit, l'avenir de l'industrie allemande semble encore troublé. Ce mardi, encore, le Fonds monétaire international (FMI) a indiqué qu'il ne tablait plus que sur une croissance de 1,4% du PIB cette année, soit 0,5 point de moins qu'en juillet.

Nouvelle récession

Avec ce décrochage industriel, l'Allemagne est menacée d'une nouvelle récession, définie par deux trimestres consécutifs de décroissance. Après un premier trimestre en forte croissance de 0,7 %, l'économie allemande s'était contractée de 0,2 % au deuxième trimestre. Beaucoup alors avaient cru à une simple correction technique s'expliquant par un hiver doux. Puis est venue l'explication de la crise en Ukraine. Mais en réalité, le ralentissement est plus général. Le moteur externe, le seul capable historiquement de porter l'Allemagne vers une croissance robuste, semble montrer quelques signes de faiblesse.

Incertitudes internationales

Certes, l'Ukraine n'y est pas pour rien. Les sanctions contre la Russie, la riposte de Moscou et les incertitudes sur la situation en Ukraine ont ralenti l'activité allemande dans la région. Mais le phénomène est plus large. Depuis 2006, l'Allemagne réalise l'essentiel de sa croissance grâce au développement industriel des pays émergents. Cette manne s'essouffle. Brésil, Turquie, Inde subissent les contrecoups du durcissement monétaire de la Fed, tandis que la Chine réoriente son économie vers les services et, partant, a bien moins besoin des biens d'équipement allemand. Enfin, pour couronner le tout, la zone euro, région qui ne représentait guère une zone de croissance pour l'Allemagne, mais où se trouve encore la majorité de ses clients, peine à se redresser. Certes, le mois de juillet a encore été un record pour les exportations allemandes. Mais une hirondelle ne fait pas le printemps. Les incertitudes sur la demande externe est forte. En août, les commandes industrielles en provenance de l'étranger ont reculé de 8,4 %, effaçant la hausse de 7,5 % de juillet. Elles avaient aussi chuté en mai et juin.

Ralentissement du mouvement d'investissement

Face à cette incertitude, les industriels allemands vont être tentés de freiner leur mouvement de reprise de l'investissement qu'ils ont entamé depuis deux trimestres, après pas moins de sept trimestres consécutifs de désinvestissement. Déjà au deuxième trimestre, les investissements d'équipement n'avaient progressé que de 2,1 % contre 6,9 % au trimestre précédent. Les incertitudes sur le carnet de commande, mais aussi la hausse des salaires négociés et l'entrée en vigueur du salaire minimal unique au 1er janvier 2015 pourraient encore ralentir le phénomène. Dans sa récente note de conjoncture, l'institut IW de Cologne, réputé proche du patronat, a prévenu que le développement des investissements se fera « selon un rythme plus faible » et « avec beaucoup de prudence. » Chez Allianz, on évoque des « incertitudes » qui pourraient freiner les investissements. Si, grâce au bon premier trimestre, les investissements devraient progresser sur l'année, leur évolution trimestrielle est bien plus incertaine.

La consommation s'améliore, mais lentement

L'Allemagne se retrouve donc en cette fin d'année 2014 comme voici un an. Réduite à compter, pour sa croissance, sur la consommation des ménages et sur la construction. Or, en 2013, ces deux moteurs s'étaient révélés tout juste suffisants pour maintenir stable le niveau du PIB allemand. La croissance en 2013 outre-Rhin n'a été que de 0,1 %. Certes, la consommation est en hausse constante depuis 2008 outre-Rhin, tirée par les bons chiffres de l'emploi. Mais, comme le souligne les économistes d'Allianz, « la croissance de la consommation est trop faible. » En 2014, l'assureur l'estime à 1,1 % contre 0,7 % en 2012 et 0,8 % en 2013. Compte tenu de la très forte décrue du chômage outre-Rhin, on peut parler d'un résultat médiocre. Mais c'est aussi le fruit d'une précarisation de l'emploi et d'une modération salariale qui reste la norme. Le salaire réel a reculé, rappelons-le, en 2013 de 0,1 % et sa croissance avait ralenti entre 2012 et 2010 de 1,5 % à 0,5 %. Autrement dit, en Allemagne, plus le chômage baisse, plus la hausse des salaires ralentit...

En 2014, la faiblesse de l'inflation devrait permettre une légère hausse du salaire moyen, mais comme, selon les banques mutualistes, le taux d'épargne est légèrement remonté au premier semestre de 9,2 % à 9 %, il ne faudra pas compter sur une forte impulsion de la consommation. Le chiffre des ventes au détail d'août est néanmoins assez encourageant, avec une progression sur un mois de 2,5 %. Mais en juillet, elles avaient reculé de 1,1 %.

La construction toujours solide

L'Allemagne pourrait-elle alors voir son salut dans la construction ? Malgré une correction au deuxième trimestre, c'est peut-être le seul secteur qui dispose des plus sûres perspectives compte tenu d'une part de la faiblesse des taux réels et de la volonté des Allemands d'investir et, d'autre part, des faibles rendements dans la pierre. En août, le secteur de la construction est le seul secteur industriel à progresser avec l'énergie et sa hausse mensuelle est de 2 %. La banque Helaba estime que la croissance de la construction pourrait atteindre 4 % cette année, Allianz la voit à 3,8 %. Mais IW Cologne considère que ce mouvement pourrait se tarir à 2,75 % en 2015.

Croissance plus faible que prévue en 2014

Au final, le rêve que tous les économistes agitaient en début d'année d'une croissance de 2 % en 2014 semble désormais inatteignable. La plupart des économistes, comme ceux d'Allianz ou de Helaba, prévoit une croissance de 1,5 % cette année. C'est évidemment beaucoup mieux que le reste de la zone euro, mais c'est en réalité une croissance encore bien faible, incapable de véritablement faire de l'Allemagne ce rôle de « locomotive » qu'elle ne cesse de revendiquer. D'autant que les perspectives ne sont guère réjouissantes. La plupart des économistes prédisent, au mieux, le maintien de la même situation en 2015 avec une croissance égale. Allianz prévoit même un léger recul du rythme de croissance l'an prochain à 1,4 %.

Besoin de relance

Deuxième leçon de cette situation : l'Allemagne serait aussi une perdante d'un ralentissement de la zone euro que les économistes ne prennent pas en compte aujourd'hui. Une nouvelle alerte sur la demande extérieure viendrait réduire encore l'investissement. Or, ce ralentissement est en cours, tous les indicateurs avancés en font foi. La République fédérale aurait donc un vrai besoin de relance. Non seulement pour doper les économies des autres pays de la zone euro, mais encore pour la sienne propre. Le sous-investissement public, notamment sur les infrastructures, et privé - le niveau d'équipement de l'économie allemande est le même qu'en 2009, au creux de la crise, permettrait une vraie relance. De même, la faiblesse de la consommation compte tenu de la baisse du chômage pourrait être corrigée. Mais le gouvernement de Berlin continue de baser sa politique sur le seul moteur externe de l'économie. Un pari qui pourrait s'avérer une lourde erreur...

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Commentaires
a écrit le 04/12/2014 à 13:44 :
Essai
a écrit le 10/10/2014 à 21:40 :
Il faut savoir que l'Allemagne est en bien pire état que la France. Que le social est une richesse. La Guerre de 1945 tout comme le Nazi ne sont que la finalité des gens qui pense comme Kazbo : Destruction totale
a écrit le 08/10/2014 à 13:11 :
1) "Autrement dit, en Allemagne, plus le chômage baisse, plus la hausse des salaires ralentit..." : heu, j'ai déjà vu dans plusieurs articles de La Tribune ces derniers mois que le problème semblait être le même en Grande-Bretagne et aux USA (avec les mêmes inquiétudes : pourquoi à votre avis les USA sont "en croissance" mais que la FED ne remonte pas les taux d'intérêts ?!) 2) ouf, çà ne risque pas d'arriver en France de sitôt ... :-) 3) j'avais déjà écrit il y a 2 ans qu'il fallait virer Merkel & Cie, leur obstination (qui n'a d'égal que celles des politiciens français à ne pas réformer) à prôner la réduction des déficits à tout prix, y compris celui de l'austérité, va nous faire plonger dans le grand tourbillon de la déflation, et là ...
a écrit le 08/10/2014 à 13:10 :
Le double effet Kiss Cool des sanctions économiques.
La peau de l'ours (la Russie) coûte cher.
a écrit le 08/10/2014 à 9:50 :
Les memes causes produisent les memes effets. En Allemagne les socialistes du SPD sont arrives au pouvoir et Merckel a leur a cede sur certains points: salaires minium, conges divers, encadrement des loyers, etc... Rien d´etonnant que tout cela se termine par la deprime, comme partout ou les rouges sont au pouvoir, de loin ou de pres.
Réponse de le 09/10/2014 à 14:05 :
Votre anti-socialisme primaire vous fait écrire des énormités... Les très très récents salaires minimum ou les faibles encadrements des loyers sont des facteurs marginaux dans l'économie allemande actuelle. Essayez de dépasser un petit peu votre aveuglement: vos propos gagneraient en crédibilité.
a écrit le 08/10/2014 à 8:20 :
Deux types d’économies « mono-produit » s’affrontent l’Allemagne basée principalement sur l’exportation dont une par importante dans les pays émergents, qui montent en puissance sur le plan industriel donc moins d’importation, la fin d’une consommation européenne par manque de moyens pour une bonne part, avec à la clé une obligation de produire à des prix compétitifs ce qui signifient d’un côté une production robotisée et de l’autre une M. O pas chère donc moins monétisée et une consommation intérieure faible. D’autre part une France basée sur la consommation interne choix politique des années Mitterrand/Chirac mais également des partenaires sociaux Medef/syndicats, avec une baisse constante du pouvoir d’achat d’une grande franche de la population car si les salaires augmentent en masse monétaire ce n’est pas et loin de la, le cas individuel, plus une fiscalité étatique en constante croissance depuis 40 ans, qui ne permet de choisir son mode fiscal, une production sous robotisée, une M.O chère par sa protection sociale alimentée par les « impôtaxes » de droite comme de gauche, conséquence une sous consommation des produits français donc chômage en croissance, une importation massive pour mettre en phase pouvoir d’achat et besoins qui engendrent un déficit commercial abyssal, enfin la classe dite moyenne épargnant en manque de confiance sur l’avenir ce qui bloque involontairement la croissance . On voit bien que les deux systèmes s’affrontent mais que chacun est unijambiste et un grain de sable mais également et surtout un basculement de l’économie mondiale fait que les deux systèmes arrivent à leur terme. Le politique est éphémère de ce fait il souhaite autant chez nos amis allemands mais on peut le dire pour toute l’Europe préserver son bulletin de vote, avec une population très attachée historiquement à son mode de fonctionnement mais également très populiste souvent attisée par le politique qu’il soit dans l’absurde de droite de gauche mode politique sans valeur en dehors de la philo à deux balles ou des extrêmes, avec un modèle trop fonctionnarisé par le haut dans le sens que les décisions prises sont toujours un long chemin pour la mise en application, pas la faute du fonctionnaire de terrain, mais d’un système, lourd, complexe voulu par cette haute administration dans laquelle le politique n’a pas la main. Bruxelles un mélange de politiciens et de hauts fonctionnaires qui gèrent une partie de l’Europe est le type même de cette politico/administration incapable de rapides décisions parfaitement évaluées, Bruxelles se chiffre en années pas en mois. Nous devons fonctionner sur deux jambes un mixte production/ consommation, avec une vue que les pays dits émergents mais le sont ils encore pour certains, lorsque la Chine à environ 300 millions de consommateurs au niveau européen moyen (balance entre prix et produits) un milliard qui chaque jour tape à la porte de la consommation un Brésil qui malgré les favelas à aussi une classe moyenne type européenne…… des pays qui se tournent de plus en plus vers la R&D de demain face à une Europe dont la classe moyenne s’appauvrit des moyens pour la R&D insuffisants un système individualiste basé sur des critères qui ne sont plus en phase avec la mondialisation font que l’Europe dont l’Allemagne et la France en l’occurrence marche à reculons dans un monde qui va de l’avant, car chacune est unijambiste et les politiques attisent la défiance entre les deux pays mais à l’échelle de l’Union cette défiance est nord sud.
Pour que cette Europe change pour sa population sans distinction et sans les politiques actuels, ni leurs descendants les quadras ou quinquas basés sur les mêmes valeurs qui ne sont pas plus réalistes , en mal de vérités économiques qui alimentent une forme de racisme rampant entre européens pour leur besoin personnel, il faudra que la France qui a fini son pain blanc en conso actuelle de pain noir, chômage et dette, mange du sable et que l’Allemagne mange du pain rassis.
a écrit le 08/10/2014 à 8:09 :
Continuer a ne pas acheter allemand. Avec 10% de chômage, on ne peut ms se permettre. Achetez elgydium dentifrice, l'arbre vert lessive, le slip français, mon panier de famille, pétrole hahn, archos téléphone. Etc.
a écrit le 07/10/2014 à 22:55 :
pitié Franzozen, il faut acheter das Auto, nous allemands avons besoin de solidarité des français, nous aller très mal, aimons beaucoup petits français qui achète made in Germany.
a écrit le 07/10/2014 à 21:40 :
Hollande va pouvoir donner des leçons d'économie à Angela en la tançant de mettre en place des mesures structurelles pour restaurer la croissance. Wharf Wharf
a écrit le 07/10/2014 à 21:38 :
Et n'oublions pas que les allemands exploitent des travailleurs pauvres venus de Pologne, Roumanie, Turquie etc, dont certains sont payés 150€ par mois (cas dans l'agriculture notamment).
a écrit le 07/10/2014 à 21:31 :
Ils fabriquent de très mauvaises voitures, comme Audi, Seat, Skoda, BMW etc. qui sont dans les derniers du classement fiabilité d'Autoplus du 10/01/2014, ou encore dans le Reliability Index, ça finit par se savoir, les gens en ont marre de se faire arnaquer par les marques allemandes, (sans oublier VW et les casses répétitives de ses dsg, tdi, tsi etc...) L'illusion est tombée, l'Allemagne va aller de plus en plus mal, dans le même temps l'industrie automobile française redémarre, grâce aux succès de la 308 (voiture de l'année), 2008, Captur, Cactus, C4 Picasso, 508 etc.
Et c'est bon pour nos emplois et nos retraites, car bon nombre de voitures françaises sont fabriquées en France: C3, 308, 2008, 508, DS3, DS4, DS5, C5 etc.
Réponse de le 08/10/2014 à 9:01 :
@Léon +10000000000000000000000000000! Frau merkel s'est gourrée ne laissons saps l'Allemagne prendre le pouvoir et sortons les US infiltrés dans la construction européenne, nous chez nous...
Réponse de le 08/10/2014 à 11:03 :
Dans l'industrie d'en bas, en France au mois de septembre 2014, les chiffres d'affaire et les commandes enregistrées ont chuté 20 %,
et Peugeot a annoncé des réductions de production ...
ce qui nous amène à constater que Léon invente des histoires sombres obscures
De son côté les dernières productions de Renault échouent lamentablement à 3 piteuses étoiles au crash test alors que la moindre Fiat Hyundai Kia Qoros chine obtiennent haut la main 5 étoiles
ce qui vient confirmer que les productions Renault dacia en Turquie au Maroc en Roumanie en Corée en Angleterre et en Espagne sont descendues très très bas en sécurité et en qualité médiocrité
Réponse de le 08/10/2014 à 11:55 :
Chuté en septembre ? Marché automobile +6%, la marque Peugeot +26%. Ok certes toutes les Peugeot ne sont pas made in France, mais de là à affirmer que la production baisse ou va baisser...
a écrit le 07/10/2014 à 21:13 :
La croissance française prévue? 0,4% au mieux.... Alors pas de leçons aux Allemands qui feraient 1,4% (même si c'est pas glorieux je vous l'accorde).
Réponse de le 07/10/2014 à 22:04 :
elle sera vite apprise: l'automne en France sera pourri, car son économie dépend bien plus de l'économie allemande que vice versa. Et l'hiver sera glaciale, car cette peudo-croissance française est acheté par la dette de l'état qui va devoir passer en mode de décroissance pendant des années et cela d'une manière simple: à coup de rabot
a écrit le 07/10/2014 à 18:15 :
achetons français, et soutenons nos entreprises françaises.
a écrit le 07/10/2014 à 18:12 :
Si "on" nous a caché une crise économique mondiale, là, c'est ballot. Franchement... Salut en passant à tous les chomeurs et Mahame l'Hagarde.
a écrit le 07/10/2014 à 17:52 :
l'explication c'est la CHINE:les chiffres de la croissance chinoise sont sans doute bidonnés,et c'était le principal débouché export hors Europe
a écrit le 07/10/2014 à 17:44 :
la crise est mondiale!
pourquoi l allemagne ne serait pas concernee ??
peut etre qu elle revisera ces exigences vis a vis de la france!
a écrit le 07/10/2014 à 16:26 :
Quant il s'agit de la France, on (les media, les allemands) ne lui trouve jamais aucune excuse. Quant il s'agit de l'Allemagne, il y a toujours des milliards de raisons qui expliquent les contre-performances: la Russie, le Moyen-Orient, la météo, les vacances d'été. Comme si ces raisons ne concernaient pas la France de même.
Deuxième remarque: comment les augures des indices PMI (qui voient inlassablement l'Allemagne en forte croissance, y compris en aout donc) n'ont-ils pu rien voir venir à ce point ?
Réponse de le 07/10/2014 à 16:40 :
En France pour expliquer la mauvaise situation économique on a une seule expliquation c'est la faute de la politique de FH !!!
Réponse de le 07/10/2014 à 17:38 :
L'Allemagne affichait une croissance que nous n'avions déjà plus, l'article explique justement que cette croissance disparait. Ca n'a aucun rapport avec des "excuses". Les excuses, c'est tout ce qui reste aux gouvernants quand ils n'arrivent à rien, chez nous on est habitué, en Allemagne peut être vont ils s'y mettre. En tout cas c'est une très mauvaise nouvelle, autant on peut espérer profiter plus ou moins de la croissance de l'Allemagne, autant on ne profitera pas d'une récession de l'Allemagne. La relance par la consommation c'est bidon, tout ce que ca fait c'est augmenter les importations: la relance se fait alors en Chine ou ailleurs mais la dette reste ici.
Réponse de le 07/10/2014 à 17:46 :
Oui mais en attendant l’Allemagne a un budget équilibré et n'a pas besoin de s'endetter pour un puit sans fond comme en France, ne vous en déplaise...
Réponse de le 07/10/2014 à 21:05 :
Vu la natalité allemande, c'est normal que le budget soit équilibré, ça sera par contre bienplus compliqué quand tous les babyboomers seront partis à la retraite.

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