Budget 2015 : Bruxelles demande des comptes à Rome

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Rome négocierait en coulisses un compromis sur l'effort structurel entre 0,25% et 0,3% (au lieu des 0,1% annoncés), selon la presse italienne.
Rome négocierait en coulisses un compromis sur l'effort structurel entre 0,25% et 0,3% (au lieu des 0,1% annoncés), selon la presse italienne. (Crédits : reuters.com)
Le projet de budget soumis à Bruxelles présente un "écart significatif" par rapport à l'objectif de l'Italie d'arriver à un budget équilibré en termes structurels, selon une lettre écrite par le commissaire à l'Emploi et à la Croissance, Jyrki Katainen.

Rome a un problème de pacte. La Commission européenne a demandé à l'Italie d'expliquer les raisons qui ont conduit le pays à ne pas respecter les objectifs de réduction des déficits dans son projet de budget 2015. Dans une lettre envoyée le 22 octobre au ministre de l'Économie, Pier Carlo Padoan, et rendue publique par l'Italie jeudi 23 octobre, le commissaire à l'Emploi et à la Croissance, Jyrki Katainen, s'explique :

"Je vous écris pour vous demander les raisons qui ont conduit à ce que l'Italie prévoit de ne pas se conformer au Pacte de stabilité et de croissance en 2015."

Jyrki Katainen, qui fait partie de la nouvelle Commission européenne approuvée mercredi 22 octobre par le Parlement européen, dit rechercher "un dialogue constructif avec l'Italie en vue de parvenir à une évaluation définitive" et demande une réponse à ses questions d'ici vendredi soir, 24 octobre. Outre l'Italie, quatre autres pays de la zone euro ont reçu des courriers de Bruxelles: la France, l'Autriche, la Slovénie et Malte. Seule l'Italie a rendu public le document.

Équilibre du budget repoussé à 2017

Selon ce document, le projet de budget soumis à Bruxelles présente un "écart significatif" par rapport à l'objectif de l'Italie d'arriver à un budget équilibré en termes structurels.

"Je voudrais également savoir comment l'Italie pourrait respecter ses objectifs relatifs au Pacte de stabilité et de croissance en 2015", interroge le commissaire européen.

Le projet de budget, approuvé la semaine dernière par le gouvernement italien, repousse à 2017 l'équilibre du budget en termes structurels, le président du Conseil, Matteo Renzi, voulant relancer la croissance via des baisses d'impôts. Toutefois, contrairement à la France, le projet de budget italien prévoit un déficit sous la barre des 3%.

Rome négocierait en coulisses un compromis sur l'effort structurel entre 0,25% et 0,3% (au lieu des 0,1% annoncés), selon la presse italienne. L'idée est que personne "ne perde la face, ni au gouvernement ni à la Commission", estimait mercredi 22 octobre le quotidien La Repubblica.

>> Aller plus loin Vie et mort du pacte budgétaire

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Commentaires
a écrit le 23/10/2014 à 21:14 :
Il est plus que temps de se débarasser de cette organisation néo libérale. Remplie de gens non elus, non soumis à l'impôt, très sensibles au lobbying bien juteux.
Bureaucratie sans âme, dont le seul but est de se préserver au dépens de tous.
a écrit le 23/10/2014 à 18:58 :
Espérons que Moscovici saura les mettre dans le droit chemin ! ....
a écrit le 23/10/2014 à 18:09 :
mais ce Bruxelles là n'a plus rien à voir avec l'Europe dont nous rêvions étant jeune. C'est devenu une machine froide et purement capitaliste, il n'y a plus rien d'humain dans tout cela. Le chômage explose en Europe, partout (sauf en Allemagne, mais c'est une blague), et jamais Bruxelles ne remet en question Bruxelles elle-même.
a écrit le 23/10/2014 à 17:33 :
Les comptes sont vite faits:les caisses sont vides

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