Borloo critique "les conservateurs bien coiffés", suivez son regard

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Le président du Parti radical, qui a repris sa "liberté de parole" après s'être vu barrer la route de Matignon par la reconduction de François Fillon, s'est défendu d'avoir voulu faire une manifestation de sa nouvelle indépendance.

Moins d'un mois après son départ du gouvernement, Jean-Louis Borloo s'est livré jeudi soir à une démonstration d'influence en réunissant plusieurs centaines de personnes, issues du monde politique comme de la société civile, autour du thème des valeurs républicaines. L'occasion en était le 105e anniversaire de la loi de séparation de l'église et de l'Etat, "un des plus grands symboles de la République".

Le président du Parti radical, qui a repris sa "liberté de parole" après s'être vu barrer la route de Matignon par la reconduction de François Fillon, s'est défendu d'avoir voulu faire une manifestation de sa nouvelle indépendance en indiquant que les invitations avaient été lancées il y a plusieurs mois. Il a réussi à réunir autour de lui deux ministres, Xavier Bertrand et Patrick Ollier, le président du Sénat Gérard Larcher mais aussi plusieurs recalés du dernier remaniement - Rama Yade, Fadela Amara, Jean-Marie Bockel ou encore Valérie Létard.

Henri Guaino, conseiller de Nicolas Sarkozy, était également présent. A gauche, Jean-Pierre Chevènement et Malek Boutih avaient accepté l'invitation mais Arnaud Montebourg, qui vient de se lancer dans la course aux primaires socialistes pour la présidentielle de 2012, l'a déclinée. Le président du Parti radical de gauche, Jean-Michel Baylet, et un autre adhérent illustre de la formation, Bernard Tapie, étaient également de la fête, de même que la présidente du Medef Laurence Parisot. Des dirigeants syndicaux s'étaient fait représenter.

Le Nouveau Centre (NC), qui est prêt à amorcer un rapprochement avec le Parti radical si celui-ci prend son autonomie vis-à-vis de l'UMP, était représenté par son numéro deux, le député de Seine Saint-Denis Jean-Christophe Lagarde. "J'ai retrouvé mon indépendance, ma liberté de pensée et de parole, je les utiliserai pleinement", a dit l'ancien ministre de l'Ecologie, qui dit avoir hésité "quelques semaines", mais sans s'y résoudre, à retrouver son ancien métier d'avocat.

LES CONSERVATEURS "BIEN COIFFÉS"

S'il n'était officiellement pas question de politique, Jean-Louis Borloo n'a pas manqué de mettre en avant son bilan, tant comme maire de Valenciennes que ministre de la Cohésion sociale puis de l'Ecologie, qui a mené à bien le Grenelle de l'Environnement. Il a dit vouloir aujourd'hui "rassembler, sur des projets, tous les républicains, tous les progressistes, tous ceux qui croient que nous sommes capables de changer".

Il les a opposés aux conservateurs, de droite comme de gauche, "viscéralement pessimistes et fatalistes" et qui "ont l'air raisonnable, ont l'air sérieux, sont parfaits et bien coiffés", faisant ainsi une allusion transparente à son rival François Fillon. Jean-Louis Borloo, qui doit retrouver dans cinq jours son siège à l'Assemblée nationale, a déjà fait savoir qu'il entendait quitter la vice-présidence de l'UMP.

Le Parti radical doit réunir un congrès en janvier pour décider s'il prend son autonomie totale vis-à-vis du parti majoritaire, auquel il était associé, cette condition étant exigée par le Nouveau centre pour envisager un rapprochement au sein d'une "confédération centriste". Derrière les manoeuvres en cours, l'enjeu est une candidature du centre-droit à la présidentielle de 2012, que l'Elysée refuse d'envisager. Si l'idée est défendue par le NC d'Hervé Morin, Jean-Louis Borloo, qui bénéficie d'une notoriété beaucoup plus forte que son ancien collègue de la Défense, entretient pour l'instant le flou sur celle-ci.

"Il faut faire le maximum pour essayer de le convaincre de rester à l'UMP", a dit jeudi soir Xavier Bertrand, tandis que le ministre des Relations avec le Parlement, Patrick Ollier, déclarait que l'objectif était que la "majorité unie aille au combat derrière Nicolas Sarkozy à la prochaine présidentielle". Sénateur Nouveau Centre de l'Eure, Hervé Maurey, a estimé de son côté que le premier vrai test de l'indépendance revendiquée par Jean-Louis Borloo serait le groupe parlementaire auquel il s'affiliera pour son retour à l'Assemblée nationale.

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Commentaires
a écrit le 22/12/2010 à 11:07 :
Hier pour F Copé, aujourd'hui pour Borloo c 'est mensonger
a écrit le 18/12/2010 à 14:23 :
Les mecs qui se "prennent pour", tout surpris de se faire au final botter le c... par Sarko, et qui après ont les boules, me font bien rire.
a écrit le 11/12/2010 à 18:36 :
c'est Dallas version Franchouillarde...un monde impitoyable!!!y en a qui doivent avoir des crampes d'estomac(car il en faut pour avaler les couleuvres de maitre Sarko)
a écrit le 10/12/2010 à 16:46 :
fait marquant celui ci a certainement degusté plusieurs apero avant le passage a l'antenne (pas photo sur)
Réponse de le 10/12/2010 à 17:13 :
C'est vrai qu'à 20h15 sur France 2,il paraissait à moitié euphorique notre JLB.Peut etre était il un peu éméché? en tout cas c'est sur:il n'était pas bien coiffé!
a écrit le 10/12/2010 à 16:16 :
En France les députés,ministres etc qui tiennent les rennes,ne pensent qu'à leur situation,le pays ils s'en fichent pas mal,ils dépensent notre argent dans n'importe quelle
conneries et sont incapables de gérer le pays,j'ai vu la france ce quelle dévient avec
deux cms de neige,c'est grave,pas besoin de grêve pour bloquer le pays,des nuls et c'est triste
a écrit le 10/12/2010 à 15:41 :
C'est nromal qu'il ratisse large, parce qu'il va avoir besoin de tout le monde pour êtrre élu, mais de là à nous faire croire qu'il organise ce meeting en bon samaritain, il se fout franchement de notre g....
a écrit le 10/12/2010 à 13:42 :
tous les recalés qui rongent leur frein.bellle bande un vrai panel de la diversité.pauvre parti de peau de chagrin
a écrit le 10/12/2010 à 11:14 :
Critique un peu facile à postériori. Quand il avait l'espoir d'être premier ministre M BORLOO était passé chez le coiffeur pour être bien coiffé. maintenat il est vexé puéril. Pour une fois Sarko a fait un bon choix (ce qui est rare chez lui!)en ne le nommant pas à
Matignon.
Pourquoi accorder autant d'imporatnce à cet homme qui n'est capable que de balancer des chiffres pour c sefaire mousser chiffres ne reposant sur rien et non vérifiés du genre: les maisons à 100000 euros les centaines de milliers d'emplois annoncés dans les services à la personnes qui se réduisent à des petits boulots de survie à temps partiels mal payés les construction de logements sociaux avec des milliards d'euros bidon etc...
On a déjà un bonimenteur à la tête de l'état la France n'a pas besoin d'un baratineur comme supplétif
a écrit le 10/12/2010 à 9:53 :
Que d'importance accordée par les journalistes à des gens qui n'en ont aucune.
Combien cette réunion a-t-elle coûté aux contribuables ? A quoi a-t-elle servi concrètement ?
On reste pantois devant l'inanité de ces politiciens dont la seule obsession est de bénéficier d'un article dans la presse pour faire croire à leur utilité.
Pauvre France !
a écrit le 10/12/2010 à 9:19 :
Mr Borloo bravo pour votre liberté de parole ; conservez la et usez en.
On voit le dégat, provoqué par quelques flocons de neige, dans la cervelle d'une personne bien coiffée et ça nous préoccupe vu sa position au gouvernement.
Le mépris fait aux travailleurs est intolérable ; nous voilà dans un monde sans respect aucun et c'est inquiétant !

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