Premières commandes pour l'Airbus militaire

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Après le civil, place au militaire. Airbus, qui annonçait ce matin la commande par la société de leasing ILFC de 111 de ses appareils dans les gammes A320, A330 et A380 (voir article ci-contre), vient d'enregistrer les premiers contrats pour son avion de transport de troupe, l'A400M. Huit pays européens se sont engagés mardi à acheter le futur Airbus militaire pour un total de 196 exemplaires. Cette décision attendue a été révélée par les Etats à l'occasion du salon aéronautique du Bourget.Ces appareils seront commandés par la Belgique (7 appareils), le Luxembourg (1), la France (50), l'Allemagne (73), le Portugal (3), l'Espagne (27), la Turquie (10), le Royaume-Uni (25). L'Italie a aussi prévu de commander 16 appareils, mais son engagement doit encore être confirmé officiellement. En tout, ce sont donc 212 exemplaires qui devraient être commandés à Airbus, la filiale du géant de l'aéronautique et de la défense EADS.Il y a quelques semaines, les promoteurs du projet tablaient encore sur des engagements pour 223 appareils. Mais la Turquie a revu à la baisse sa commande, de 20 à 10 avions, tout comme le Portugal, de 4 à 3. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que des Etats membres du programme reviennent sur leurs engagements, puisque la Turquie avait déjà baissé de 26 à 20 le nombre de ses commandes. L'Allemagne, qui avait un moment considéré une réduction de sa commande, a par contre confirmé son engagement pour 73 appareils.Alain Richard, qui espérait récemment dans La Tribune un engagement portant sur "au moins 200 appareils", a fait contre mauvaise fortune bon coeur. "L'objectif est de signer le contrat" permettant le lancement de l'appareil, "dans les trois mois", a indiqué le ministre français de la Défense lors d'une conférence de presse. Le nombre des avions commandés n'est toutefois pas anodin pour ce projet qui représente un investissement estimé à 17 milliards d'euros par EADS. Moins les commandes seront nombreuses, et plus le prix unitaire payé par les Etats européens sera élevé. Récemment, dans une interview au Monde, le vice-président de Boeing Harry Stonecipher a jugé "absurde" sur le plan économique la décision d'entreprendre l'A400M. "Vous pouviez fabriquer des avions C-17 de Boeing ou C-130 de Lockheed en Europe pour beaucoup moins cher", a-t-il déclaré en ajoutant que l'A400M coûterait beaucoup d'argent au contribuable.latribune.f

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