Incertitudes autour de la fusion EMI/Bertelsmann

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Deux sons de cloches s'opposent depuis hier soir sur l'issue du projet de fusion entre le géant des médias germanique Bertelsmann et la maison de disque britannique EMI. Alors que les discussions entre les deux groupes ont débuté il y a cinq mois déjà, le rapprochement est pour l'instant bloqué par les autorités européennes de la concurrence. Las d'attendre, le président d'EMI Eric Nicoli et ses investisseurs seraient sur le point de "mettre un point final" aux négociations, selon une source proche du dossier citée par le Daily Telegraph.Le groupe estime qu'il est difficile de répondre aux requêtes des autorités de la concurrence, selon le journal. Mais Thomas Middelhoff, le patron de Bertesmann, qui voit dans ce rapprochement l'occasion de se hisser plus vite au rang de numéro un mondial de la musique, s'est empressé de faire taire les rumeurs. Il a réaffirmé hier soir à Reuters le désir des deux groupes pour que le projet se réalise. "En réalité, le deal est conclu depuis octobre. Nous devons simplement trouver un terrain d'entente avec les autorités de la concurrence. Les deux parties souhaitent désepéremment que la fusion voit le jour", a-t-il précisé. Bertelsmann s'était approché d'EMI après une première tentative ratée de fusion entre la major britannique et Warner l'an dernier. Là aussi, le projet ne répondait pas aux règles de la concurrence. La principale raison mise en avant par les instances européennes était la réduction du nombre de majors dans le disque, de cinq à quatre. Du coup, les analystes estiment que la seule façon pour Bertelsmann et EMI de faire aboutir le nouveau projet serait que les deux partenaires cèdent certains actifs à l'un des grands indépendants du secteur, afin que ce dernier accède au rang de major.A Londres, EMI perdait en fin de matinée 4,89% à 447 pence. En cinq séances, le titre a reculé de 10,44%.

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