Ericsson et Sony confirment leur alliance dans la téléphonie mobile

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L'équipementier suédois Ericsson et le géant japonais de l'électronique Sony vont créer une société commune, baptisée Sony Ericsson Mobile Communications, détenue à parts égales par les deux groupes, fusionnant leurs activités de téléphonie, a confirmé ce matin à Stockolm le PDG du fabricant nordique, Kurt Hellstroem. "Ce n'est un secret pour personne qu'Ericsson cherchait des possiblités de renforcer sa division téléphones portables", a déclaré le PDG. La nouvelle entité, basée à Londres, et dont Kurt Hellstroem dirigera le conseil d'administration, sera opérationnelle dès le 1er octobre prochain. L'équipe de départ comptera 3.500 personnes. Les premiers produits devraient être disponibles au cours du premier semestre 2002. "Nous allons créer une nouvelle marque pour les produits créés par la joint-venture", a précisé le PDG. De son côté, Sony a précisé qu'il investirait entre 300 et 500 millions de dollars dans la nouvelle entité. Le PDG de cette dernière, Katsumi Ihara, par ailleurs vice-président exécutif de Sony, a déclaré que le montant de l'investissement devait encore être précisé, mais n'a donné aucune indication en termes d'objectif financier ou de capitalisation de la structure. Ericsson, qui se trouve dans une situation critique, sous-traite déjà depuis le premier avril la production directe de ses terminaux mobiles à l'américain Flextronics. Pour le second trimestre de son exercice 2001, le groupe suédois vient de publier des résultats très dégradés, avec une perte de 540 millions d'euros supérieure aux estimations pour un chiffre d'affaires de 6,5 milliards d'euros. Dans le même temps, le nordique a annoncé un vaste plan de restructuration concernant presque 20.000 postes. Les investisseurs semblent plutôt favorables à l'opération. Ericsson gagnait en milieu de journée à Stockolm 3,50% à 58,50 couronnes et Sony progressait légèrement de 0,97% à 82,7 euros. Cependant, certains analystes émettent des doutes sur les capacités de la nouvelle entité à atteindre une taille critique. "L'équipementier suédois détient 7% de parts de marché tandis que Sony revendique 2%. En aditionnant les deux, cela ne donne pas pour autant à l'entité une masse critique permettant de créer une activité solide", analyse Simon Kirton, d'Aberdeen Asset Management.Cette alliance n'est pas la première initiative du genre. Plusieurs groupes japonais ont récemment noué des liens avec des fabricants européens afin de préparer l'arrivée imminente de la téléphonie de troisième génération. Fujitsu s'est allié dans les réseaux à Alcatel, et Toshiba a uni ses forces à Siemens, pour notamment développer des terminaux nomades pouvant fonctionner à la fois aux normes européennes et japonaises.latribune.f

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