La menace terroriste se rappelle à Wall Street

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Hier, devant l'association nationale des "district attorneys" américains, le directeur du FBI Robert Mueller n'a pas tourné autour du pot. "Il y aura un autre attentat terroriste. Nous ne serons pas capables de l'empêcher. C'est une chose avec laquelle nous vivons tous" Ce week-end, le vice-président Dick Cheney avait prévenu que de nouvelles attaques étaient "presque une certitude", après que les agents américains aient cru déceler un regain d'activités des cellules terroristes d'Al Qaïda. Face à la multiplication de ces constats d'impuissance, les investisseurs ne réagissent pas différemment des Américains dans leur ensemble. Selon un sondage publié lundi par le Washington Post et ABC, ceux-ci ne sont plus que 46% à se déclarer confiants dans la capacité de leur gouvernement à prévenir de nouveaux attentats. C'est la première fois depuis le 11 septembre que ce chiffre est inférieur à 50%.Comme toutes les bourses du monde, Wall Street n'aime pas l'incertitude, car elle ne sait pas lui donner de prix. Bien sûr, elle se découvre d'autant plus vulnérable que la prise de bénéfices est tentante après la meilleure semaine depuis septembre dernier (plus 4,2% pour le Dow Jones, plus 8,8% pour le Nasdaq) tandis que la chute des indicateurs avancés (moins 0,4% en avril, la première baisse en sept mois) annonce une reprise qui pourrait s'avérer plus timide que prévu.Mais les investisseurs ne peuvent ignorer que les "cerveaux" des attentats ont aussi pour objectif de semer la panique sur les marchés et de mettre à genou la première économie mondiale. En prenant pour cible les tours du World Trade Center le 11 septembre, les terroristes avaient délibérément visé le coeur financier de l'Amérique.

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