Résultat net en ligne pour PPR

Difficile d'être plus en accord avec les attentes du marché. Les analystes anticipaient en moyenne pour PPR un résultat net de 283 millions d'euros: c'est précisément le chiffre qui a été publié par le groupe de distribution pour le premier semestre. Il correspond à un recul de 5,4% par rapport au premier semestre 2001.Les écarts d'acquisition entrent pour une large part dans ce repli puisqu'en les excluant, le résultat ne baisse plus que de 2,9% à 355 millions d'euros. Le groupe précise que cela provient en particulier du rachat à 100% d'Emmezeta par Conforama.Si les résultats nets sont conformes aux attentes, il n'en est en revanche pas de même en termes opérationnels. Le bénéfice d'exploitation a diminué de 8,1% à 834 millions d'euros, alors que le marché ne prévoyait qu'un repli de 5,5%. Mais il faut rappeler que les récents résultats de la filiale Rexel ont été nettement plus mauvais que prévu (voir ci-contre). Ce que le groupe n'omet pas de souligner. "L'évolution du résultat d'exploitation a pour principale cause la diminution des résultats de Rexel, fortement implanté en Amérique (42% du chiffre d'affaires 2001). Elle s'explique également par les efforts de développement consentis tout particulièrement dans les pôles grand public et luxe au cours du premier semestre 2002".Par ailleurs, les efforts du groupe pour faire face à la dégradation de l'environnement ont été plutôt bien récompensés. Tandis que les ventes fléchissaient de 1,5%, la marge brute a progressé de 0,1%, à 5,21 milliards d'euros. D'où une amélioration du taux de marge brute, passé de 38,5 à 39,1%.Bref, compte tenu des conditions économiques récentes, le groupe se veut globalement satisfait de sa performance. "Les résultats du premier semestre témoignent, dans un environnement plus difficile, de la qualité de nos entreprises", note Serge Weinberg, le président du groupe. La tendance pour les six derniers mois et l'année suivante a quant à elle été abordée lors de la réunion d'information qui a suivi la publication. Serge Weinberg a ainsi indiqué que les ventes avaient connu une "petite amélioration" en juillet-août, ramenant la baisse de chiffre d'affaires à 1,3% en huit mois, contre -1,5% au premier semestre. Néanmoins, le président de PPR est resté très prudent sur la conjoncture ambiante: "les signaux sur la conjoncture sont contradictoires (...). L'Europe connaît un plateau, sans inflexion notable de la consommation." Et cela devrait perdurer. "Notre hypothèse est que 2003 ressemblera à 2002", a-t-il anticipé.Ces incertitudes ne devraient toutefois pas empêcher le groupe d'améliorer ses résultats. "La dynamisation de l'action commerciale, les mesures de gestion, la réduction des stocks et des créances clients, nous rendent confiants dans le retour à la progression de la rentabilité du groupe durant le deuxième semestre de l'exercice", précise le communiqué de jeudi matin. Pour accroître sa rentabilité, PPR pourra aussi compter sur son recentrage stratégique. "Nous avons fait le premier pas avec la vente à distance de Guilbert [en août pour 825 millions]. Je pense que le sens de la manoeuvre est suffisamment clair sans que j'aie à être plus explicite sur les étapes ultérieures", a lancé Serge Weinberg.En Bourse, le groupe a été très pénalisé au cours de l'été par des inquiétudes sur sa structure financière. Il n'a toujours pas retrouvé la pleine confiance des investisseurs, puisqu'il cède 45% sur l'année soit une douzaine de points de plus que le CAC 40. Jeudi soir, l'action cède 1,49% à 79,45 euros.

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