« Les cycliques relèvent d'une gestion passive »

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« La Tribune » - L'espoir d'une rapide reprise économique vous amène-t-il à jouer les cycliques en Bourse ?Gérard Augustin-Normand - Distinguer les valeurs cycliques comme un concept d'investissement, c'est s'en remettre à une approche macroéconomique en considérant que des sociétés exerçant un certain type d'activité dépendent exclusivement de la conjoncture économique. Ma conception de la gestion est à l'opposé de cette attitude passive et repose sur la confiance dans une entreprise et son management. D'autant que la prévision du moment et de la vigueur de la reprise est périlleuse. Je ne m'affranchis pourtant pas de la conjoncture dans mes choix d'investissements et je sais que dans une conjoncture morose tout le monde souffre -, mais cela ne m'empêche pas de rechercher des opportunités pour surperformer les indices qui demeureront décevants cette année. Ce qui compte, c'est la capacité d'adaptation des sociétés à évoluer pour continuer à créer de la valeur. Voyez Peugeot, souvent distingué comme une valeur « cyclique », qui démontre qu'il a su devenir une valeur de croissance.Quels sont vos critères de sélection ?Ils reposent sur un faisceau mêlant les hommes, la stratégie, la qualité du bilan et la valorisation. Je forge ma conviction sur la santé de l'entreprise. J'accorde beaucoup d'importance à la transparence et la fiabilité de l'information qu'elle dispense. Ensuite je m'attache à distinguer ses perspectives de croissance au regard de sa valorisation.Actuellement, quelles opportunités distinguez-vous ?Peugeot conserve un potentiel mal pris en compte, et on peut l'acquérir à moindre coût en achetant son holding de contrôle FFP. De même, Casino semble défendre les intérêts de ses actionnaires et Rallye permet de s'y intéresser à bon compte. A la suite du démembrement de Béghin-Say, la branche oléagineux Cerestar reste attractive. Parmi les valeurs d'actifs, la foncière Simco offre une trop forte décote. Enfin, Vallourec et Vinci sont faiblement valorisés vu leurs perspectives de croissance. Et puis la stratégie de Club Méditerranée devrait être sanctionnée par les marchés et ses actionnaires...

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