Erosion de l'excédent commercial en août

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En ces temps difficiles où investissement et consommation donnent des signes de faiblesse, le commerce extérieur est particulièrement surveillé. Pour de nombreux économistes comme pour le gouvernement, ce sont les exportations qui devraient tirer la croissance. En août, la balance commerciale française affiche un nouveau solde positif mais celui-ci a nettement fondu par rapport au mois précédent : 756 millions d'euros après 1,2 milliard d'euros en juillet. Sur les huit premiers mois de 2003, le solde commercial reste en territoire positif avec un excédent de 2,67 milliards d'euros, en recul tout de même de 55% par rapport à la même période de 2002. En août, les exportations se replient de 1,92% à 25,64 milliards d'euros. Cette baisse intervient après deux mois de légère hausse. Les Douanes, qui publient ces chiffres, soulignent que l'affaiblissement des exportations est surtout sensible vers les pays de l'Union européenne et l'Amérique. L'entrée en récession de certains grands pays de la zone euro (Allemagne, Italie ou Pays-Bas) fait sentir ses effets sur les exportations françaises et c'est particulièrement vrai pour les ventes de biens intermédiaires. Pour ce qui est des Etats-Unis, l'appréciation de l'euro affecte les échanges et hormis les ventes d'Airbus, la contraction des exportations vers la première économie mondiale se poursuit. Pour ce qui est des importations, elles ont stagné à 24,891 milliards d'euros. Les Douanes notent que les branches de l'équipement professionnel, des biens intermédiaires et des biens de consommation restent déprimées. Autant d'éléments qui ne plaident pas en faveur d'un rebond rapide de l'investissement en France et plus généralement de la croissance. Cependant, certains signes positifs semblent émerger. La Banque de France (BdF) estime dans son enquête de conjoncture de septembre publiée ce matin que le Produit intérieur brut (PIB) français augmentera de 0,2% en 2003, corroborant ainsi la dernière prévision de l'Insee. Les économistes de la BdF tablent sur progression du PIB de 0,3% au troisième trimestre par rapport au second (estimation inchangée) et de 0,5% au quatrième trimestre par rapport au troisième (première estimation). Cette première estimation d'une croissance de fin d'année beaucoup plus soutenue "s'appuie largement sur les perspectives de production envisagées par les chefs d'entreprise interrogés", souligne la Banque. En effet, l'indicateur du climat des affaires a "rebondi nettement" en septembre, passant brutalement de 92, une zone dans laquelle il stagnait depuis des mois, à 100, "son niveau moyen de longue période", précise la Banque.

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