Volkswagen supprime 4.000 emplois au Brésil

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La crise brésilienne fait encore des victimes dans l'automobile. Tout comme Renault, Fiat et General Motors, Volkswagen souffre de la faiblesse persistante des conditions économiques au Brésil. Le constructeur allemand annonce la suppression de près de 4.000 postes dans deux de ses cinq usines, soit une réduction de presque 16% de ses effectifs dans le pays (25.000 personnes).Cinq ans après avoir investi massivement dans un secteur en plein boom, avec ses principaux concurrents, Volkswagen prend donc acte de ses mauvais résultats. Les ventes ont effectivement baissé de 8% au premier semestre, et l'impact de l'appréciation de l'euro n'a rien arrangé. Premier constructeur automobile au Brésil avec 23% de parts de marché et 382.000 véhicules vendus, Volkswagen ne résiste pas à la récession brésilienne, qui touche nettement le secteur. Ainsi, la demande globale d'automobiles a chuté de 10% de janvier à juin, à cause notamment de taux d'intérêts élevés qui ont rendu le crédit très cher.Pour autant, Volkswagen a bien l'intention de continuer à investir au Brésil. Le constructeur espère pouvoir reclasser une grande majorité des employés licenciés dans ses usines existantes et dans une future entreprise qu'il compte créer au Brésil, "Autovisao Brasil". D'ici 2007, le constructeur allemand entend également développer de nouveaux modèles dans le pays.Mais, dans la stratégie mondiale de Volkswagen, le Brésil paraît désormais relégué au second plan. Le constructeur allemand a effectivement d'autres projets de développement plus importants, en Amérique du Nord et en Chine. Le groupe prévoit ainsi d'accroître ses capacités de production au Mexique, afin de se couvrir contre la faiblesse du dollar, les fluctuations du peso mexicain étant proches de celles du billet vert. En Chine, le nouvel Eldorado pour les constructeurs, Volkswagen a déclaré vouloir doubler sa production actuelle de 1,6 million de véhicules en cinq ans.En attendant, Volkswagen doit présenter ses résultats vendredi, et les investisseurs s'attendent déjà à ce qu'ils soient décevants, après un mauvais premier trimestre, qui a vu le bénéfice net du constructeur fondre de 69% par rapport au premier trimestre 2002. A Francfort, le titre perd 3,08% à 35,55 euros à la clôture.

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