Comme un parfum de rentrée...

 |  | 385 mots
Lecture 2 min.
Il n'y a plus de saisons, se plaignent les météorologues. Il n'y plus de trêve estivale non plus, pourraient renchérir les boursiers. La fameuse pause traditionnellement observée pendant les mois de juillet et d'août s'est certes ressentie dans les volumes d'échange, rendus sans surprise faméliques par le départ en vacances de nombreux opérateurs. Point de répit en revanche du côté des baromètres boursiers : le CAC 40 a repris près de 8% au cours des deux derniers mois et flirtait vendredi avec ses plus hauts de séance depuis décembre 2002, bien arrimé au-dessus des 3.300 points. Epuisés par un début d'année pour le moins éprouvant, rassérénés par de bons signaux de l'économie américaine et le redressement du dollar, les investisseurs demeurés sur le qui-vive au coeur de l'été n'ont pas à le regretter. Gageons a contrario que les opérateurs qui ont retrouvé le chemin des salles de marchés ce matin auront à coeur de ne pas rester à quai en tentant de grimper en marche dans le train de la hausse. Ce dernier trouvera-t-il le carburant nécessaire pour l'alimenter dans le flux de nouvelles que l'on attend au cours de cette semaine chargée ? On nous prédit un lundi 1er septembre calme en raison de l'absence des investisseurs américains, tout occupés à célébrer leur fête du travail nationale (Labor Day). Mais dès demain commencera le feu d'artifice des comptes semestriels des poids lourds du CAC 40, même si les plus prompts avaient déjà dégainés à la mi-juillet. Sanofi-Synthélabo et son actionnaire L'Oréal ouvrent le bal mardi, ils seront suivis de PPR, Suez, Lafarge, Casino et Cap Gemini jeudi. Il sera beaucoup question de dollar et, à quatre mois de la fin de l'exercice, il ne sera plus possible de se défiler sur la tendance à attendre en invoquant l'absence de visibilité...Les oiseaux de mauvais augure rappellent que septembre est habituellement un mois dans le rouge. D'autres relèvent que s'approche le funeste deuxième anniversaire du 11 septembre. Mais il n'est pas interdit d'espérer, après l'envolée du printemps et l'embellie estivale, que les boursiers décident de goûter à l'été indien...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :