BSkyB se porte bien

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Pour l'instant tout va bien. C'est le bilan que l'on peut tirer des résultats publiés par le bouquet de télévision payante, BSkyB. Déjà, la filiale du groupe australien News Corp, a annoncé le versement d'un dividende de 2,75 pence par action à ses actionnaires. Le groupe ne les avait plus récompensés depuis 1998. "Il n'y a aucun doute sur le fait que la société commence à générer des cash-flows forts et beaucoup d'investisseurs réclamaient des dividendes", a déclaré un analyste interrogé par Reuters.Le reste des résultats est plutôt satisfaisant. Le bénéfice opérationnel sur le semestre clos fin décembre a augmenté de 84% à 283 millions de livres, grâce à la croissance du nombre d'abonnés. Fin 2003, le groupe comptait 7,2 millions de clients, un chiffre en ligne avec les attentes. Les ventes ont fait un bond de 17% à 1,77 milliard de livres, au dessus des 1,74 milliard pronostiqués par le marché. Maintenant que tout va bien, quelle sera la suite? C'est la question que se posent certains analystes interrogés par Bloomberg. Pour l'instant, BSkyB est dans une "position enviable". Le bouquet de télévision par satellite a en effet dépassé la télévision terrestre ITV sur le territoire britannique. Son ancien patron Tony Ball, artisan de cette croissance sans faille, a réussi cette prouesse en misant notamment sur des décodeurs gratuits et sur l'achat de droits de diffusion exclusifs des matchs de la première ligue de football anglaise. Une stratégie qui lui a permis d'attirer en peu de temps 7 millions de clients, trois fois plus que ses deux concurrents, Telewest et NTL. Depuis, Tony Ball a été remplacé, contre l'avis des investisseurs, par James Murdoch, le fils de Rupert. Les observateurs craignaient une stratégie de reprise en main du groupe australien, qui aurait nui à l'indépendance de BSkyB. Il semble que quelques mois après cette nomination, l' "héritier" soit désormais mieux accepté.A Londres, le titre a gagné mercredi 0,77%.

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