La croissance allemande toujours portée par les exportations

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Alors qu'un ultime marchandage entre le SPD et la CDU pourrait enfin mettre un terme aujourd'hui à la paralysie de la scène politique allemande, le moteur de la première économie européenne reste imperturbable. Pour la troisième fois en quatre mois les exportations allemandes ont gagné du terrain en août, soutenues par le recul de l'euro face au dollar. La monnaie unique a reculé de 11% face au billet vert depuis le début de l'année, rendant bien plus compétitifs les produits de la zone euro. Attendues en croissance de 1% par le consensus recueilli par l'agence Bloomberg, en ligne avec la progression du mois de juillet, les exportations ont dépassé tous les espoirs et enregistré une progression de 3,5%.Les importations ayant également connu une forte accélération de 6% contre 3,6% en juillet, l'excédent de la balance commerciale s'inscrit néanmoins en recul à 11,6 milliards d'euros contre 14,5 milliards le mois précédent. Alors que la consommation domestique reste pénalisée par un taux de chômage proche de 12% et un recul du pouvoir d'achat lié à l'inflation du prix de l'essence, les exportations apparaissent comme le seul facteur de soutien de la croissance, attendue au faible niveau de 0,8% cette année par le FMI, contre 1,6% l'an dernier."La croissance du PIB allemand va continuer à être portée par les exportations, que seuls un ralentissement de l'économie mondiale et une hausse forte et durable de l'euro pourraient ralentir. La compétitivité de l'industrie exportatrice allemande, grâce notamment aux réformes des dix dernières années, la rend cependant moins vulnérable à un renforcement de l'euro que ses homologues européens", estime Véronique Riches-Flores, économiste de la Société Générale. Ce moteur est d'autant plus crucial que les investisseurs s'attendent à un relèvement des taux directeurs européens au deuxième trimestre 2006 pour la première fois en cinq ans. De fait, destiné à contenir l'inflation liée au prix du pétrole, un tel geste de la BCE pourrait peser sur la croissance européenne.

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