L'Etat italien réduit sa participation dans Alitalia

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Le conseil des ministres transalpin va vendre sa participation de contrôle dans Alitalia, achevant ainsi le processus de privatisation de la compagnie. La cession sera faite par le biais d'un appel d'offre ouvert à tous les candidats, dont Air France.

L'Etat italien va sortir un peu plus du capital de la compagnie aérienne Alitalia... C'est ce qu'a annoncé aujourd'hui le conseil des ministres transalpin, indiquant que l'Etat allait céder sa participation de contrôle dans la société. Alitalia est aujourd'hui détenue à hauteur de 49,90% par l'Etat. Ce dernier pourrait réduire sa participation jusqu'à 30%. A ce titre, le conseil des ministres s'engage à ce que la part sous contrôle de l'Etat ne descende pas en dessous de ce seuil.

La cession sera effectuée par le biais d'un appel d'offre, qui sera ouvert à tous les candidats et notamment à Air France. Dans ce cadre, "la procédure de sélection des acquéreurs potentiels tiendra compte à la fois des aspects à caractères généraux (situation sociale et niveau de l'offre de prestations), du contenu économique des offres et d'une analyse des plans industriels qui seront présentés par les candidats au rachat de la participation de contrôle d'Alitalia", explique le gouvernement dans un communiqué.

L'Etat tiendra également compte "de la compatibilité de ce rachat avec les objectifs de réorganisation, de relance et de développement de la société que le gouvernement considère indispensable".

Pour l'Etat italien, ce processus de cession "achève la privatisation de la société". La première phase de ce désengagement a été lancée en décembre 2005 à l'occasion de l'augmentation de capital d'Alitalia. A ce moment-là, la participation publique était descendue en dessous du seuil des 50%, à 49,90%, par dilution.

Cette nouvelle cession de l'Etat intervient alors qu'Air France et Alitalia ont reconnu cette semaine être entrés en phase exploratoire en vue d'un éventuel rapprochement. Air France, qui ne cache pas son intérêt pour le groupe italien, pose comme condition que ses comptes soient assainis.

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