Bush réduit de 30% sa prévision de déficit budgétaire 2006

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Selon le président américain, des recettes fiscales nettement meilleures que prévu vont permettre de ramener sous les 300 milliards de dollars le déficit des finances publiques pour l'exercice à fin septembre. Un résultat que le président attribue à ses baisses d'impôts et à la relance économique qui en a résulté.

La politique de l'équipe Bush consistant à baisser les impôts pour stimuler l'économie fonctionne: c'est ce qu'a affirmé avec force le président américain aujourd'hui, quand il a annoncé que sa politique suscitait paradoxalement des recettes fiscales plus importantes que prévu, ce qui va permettre de réduire le déficit budgétaire...

Le déficit des finances publiques américaines ne devrait être finalement que de 296 milliards de dollars (232 milliards d'euros) pour l'exercice en cours (qui s'achève fin septembre), au lieu des 423 milliards prévus en février dernier. C'est le chiffre qui a été annoncé en fanfare aujourd'hui par la Maison Blanche. Cette réduction très sensible de 30% du déficit budgétaire prévisionnel de l'exercice résulte de rentrées fiscales nettement plus importantes que prévu.

Et si les rentrées fiscales sont si importantes, c'est tout simplement parce que les impôts ont été diminués, a affirmé Tony Snow, le porte-parole de la Maison Blanche, selon qui "ce qui se passe, c'est que les allègements fiscaux sont un succès".

Argument défendu par l'administration: les allégements fiscaux introduits ces dernières années ont permis de stimuler sensiblement l'activité économique. Et le résultat se mesure aujourd'hui au fait que les entreprises et les ménages aisés verseraient des impôts en forte hausse.

De quoi compenser en partie l'augmentation, forte elle aussi, des dépenses. Ces dernières ont été tirées, depuis un an, par des événements aussi dramatiques que la situation en dégradation constante en Irak et les ravages causés dans le sud des Etats-Unis par les ouragans de l'été dernier.

Reste que cette amélioration des recettes fiscales ne permettra que de redresser légèrement le déficit 2006 par rapport à celui de l'année dernière, qui s'élevait à 318 milliards de dollars. L'administration américaine évitera donc simplement une nouvelle dégradation sensible des finances publiques. Car, comme le souligne l'opposition démocrate, George Bush ne peut guère passer, pour le moment, pour un champion de l'équilibre des finances publiques. Alors que le budget du pays était excédentaire lors de son élection, il a depuis lourdement plongé dans le rouge...

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