Sarkozy veut établir une Union méditerranéenne d'ici 2008

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A l'occasion d'une visite éclair à Alger, Nicolas Sarkozy a réaffirmé sa volonté d'établir un partenariat politique et économique concret avec les pays du Maghreb d'ici 2008. Une proposition plutôt bien accueillie par le président algérien Bouteflika.

Il est partout. Lundi soir, Nicolas Sarkozy était à Bruxelles pour défendre la stratégie budgétaire française. Dès mardi matin, il s'envolait pour Alger avant de rejoindre Tunis en fin d'après-midi. Une visite éclair, le temps de présenter son projet d'Union méditerranéenne, "un axe majeur de la politique étrangère" du nouveau président français.

Visites éclairs, déjeuners d'affaire et tête-à-tête entre les présidents... dans la voiture. Pour son premier déplacement hors de l'Europe depuis sa prise de pouvoir, Nicolas Sarkozy choisit l'Algérie, signe de la priorité donnée aux relations de la France avec ses pays voisins du Maghreb.

Avec son projet, Nicolas Sarkozy souhaite rassembler les pays du pourtour méditerranéen comme l'Algérie ou la Turquie qui, selon le chef de l'Etat, n'ont pas vocation à intégrer l'Union européenne mais ayant des liens privilégiés avec l'Europe.

Sont concernés par cette Union méditerranéenne: la France, l'Espagne, le Portugal, l'Italie, la Grèce, Chypre, Malte, Israël, l'Egypte, la Libye, la Tunisie, l'Algérie, le Maroc, le Liban et la Turquie, soit les pays couverts par l'actuel partenariat Euromed.

La proposition a été plutôt bien accueillie par le président Algérien Bouteflika qui souhaite nouer avec la France un "partenariat d'exception". "Le traité de paix et d'amitié", promis par Jacques Chirac, semble lui définitivement enterré. "On peut faire l'amitié sans un traité d'amitié (...) Ce qui importe surtout c'est de donner au partenariat un contenu concret", a affirmé Nicolas Sarkozy.

Exemple de projets concrets: le "rapprochement" souhaité par la France entre le groupe public algérien d'hydrocarbures Sonatrach et des sociétés françaises comme GDF, Suez ou Total. Mardi après-midi, le groupe pétrolier français s'est déclaré favorable à une telle "coopération". En mai dernier, l'entreprise Sonatrach, elle, s'était montrée réticente à une éventuelle alliance avec GDF.

Aujourd'hui, "le président Bouteflika m'a fait part de la volonté de l'Algérie de préparer l'après-hydrocarbures et d'être considéré comme un partenaire économique, d'être un pays émergent avec une industrie, avec des services et de sa volonté que la France aide l'Algérie sur la route de son développement", a déclaré Nicolas Sarkozy.

Avant de partir pour Tunis, Nicolas Sarkozy a donné rendez-vous au président Bouteflika en novembre prochain. Et cette fois, la visite d'Etat devra produire des "résultats concrets et tangibles". L'Union méditerranéenne devra être sur pied en 2008 et tenir son premier sommet.

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