Denis Gautier-Sauvagnac se retire des négociations avec les syndicats
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Sa position devenait intenable ! Le président de l'Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM), Denis Gautier-Sauvagnac, impliqué dans des retraits suspects sur les comptes de son organisation, a proposé de se "mettre en retrait" des négociations avec les syndicats sur le marché du travail, a annoncé lundi le Medef dans un communiqué.
"La présidente du Medef, Laurence Parisot, désignera dans les tout prochains jours, parmi l'équipe actuelle de négociateurs, le prochain chef de file", précise l'organisation patronale. Denis Gautier-Sauvagnac "continue de présider la commission Relations du travail et politiques de l'emploi et d'apporter son expérience et sa compétence aux travaux du Conseil exécutif", précise le texte.
La brigade financière de la police enquête depuis fin septembre sur des retraits suspects de grosses sommes en liquide - d'un montant total qui atteindrait 17 millions d'euros - effectués à la demande de Denis Gautier-Sauvagnac sur des comptes de l'Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM). Vendredi encore, les policiers ont saisi quelque 2 millions d'euros dans un coffre loué par l'UIMM, principale fédération adhérente du Medef.
Les policiers se concentrent notamment sur trois comptes de l'UIMM à la BNP. Sur l'un des comptes, Denis Gautier-Sauvagnac aurait fait retirer 5,6 millions d'euros, en liquide, entre 2000 et 2007. Des retraits similaires de quelque 4 millions d'euros auraient été opérés sur un deuxième compte, et un troisième est toujours en cours d'analyse.
Parallèlement, selon une source proche du dossier, les policiers s'intéressent aux circonstances entourant l'attribution d'un prêt personnel par l'UIMM à son président, en 2005. L'enquête du parquet de Paris vise notamment à déterminer si les faits dénoncés peuvent être ou non constitutifs d'un "abus de confiance", c'est-à-dire d'un détournement de fonds, ce que Denis Gautier-Sauvagnac nie.
La piste d'un financement occulte des syndicats de salariés est aussi couramment avancée. Mais, pour l'heure, aucun élément probant n'est venu l'étayer.
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