Premier bilan positif pour L'Avion Paris-New York

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L'Avion Paris-New York, nouvelle compagnie aérienne française qui exploite des vols entre Orly et l'aéroport new-yorkais Newark avec un Boeing 757 de 90 sièges équipé totalement en classe affaires, affiche de bons chiffres après trois mois d'activité.

Difficile de faire un bilan après seulement trois mois d'exploitation mais les premiers chiffres de L'avion Paris-New York, nouvelle compagnie aérienne française qui exploite des vols entre Orly et l'aéroport new-yorkais Newark avec un Boeing 757 de 90 sièges équipé totalement en classe affaires donne du baume au coeur du PDG fondateur, Marc Rochet, un des meilleurs spécialistes français du transport aérien.

Le taux de remplissage d'abord : 60% ce qui est remarquable au bout de si peu de semaines d'activité. Certains vols affichent même presque complets, avec 87 à 88 sièges occupés. De quoi permettre l'optimisation du coût au siège selon la formule du "yield management", sachant que dans un même avion, on peut trouver 25 tarifs différents selon le mode de réservation (à l'avance ou au dernier moment, par Internet, directement auprès de la compagnie ou via une agence de voyage, avec ou sans système de fidélisation...). Marc Rochet s'est pour cela doté d'une des rares équipes de pointe en la matière, sous la direction de Dominique Gretz. Comme avait su le faire Air France il y a quelques années avec l'indien Rakesh Gangwal, savoir-faire.

Autre chiffre impressionnant, celui de la réparitition géographique des ventes : 55% en France et 45 % (!) aux Etats-Unis. Alors que L'Avion est une petite structure (30 millions d'euros de chiffre d'affaires annuels attendus, l'équilibre visé après 18 mois d'activité) et qu'il n'est pas facile de se faire connaître et de s'implanter outre-Atlantique. Mais les partenariats conclus par l'entreprise - avec American Express, Thomas Cook, TBWA... - ainsi que sa présence sur les principaux sites de voyages en ligne - comme Opodo, Ebookers, Lastminute...- permettent apparemment de faire la différence.

Il est évidemment beaucoup trop tôt pour crier victoire. Le monde du transport aérien est difficile et Marc Rochet a connu dans sa carrière des succès mais aussi des écueils. Reste que son concept fait des émules, tant aux Etats-Unis qu'en Asie, ce qui est plutôt bon signe. Mais quid du nom de la société car elle va bientôt prendre possession d'un second appareil. Lui faudra-t-il se rebaptiser Les Avions ?

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