Dermatose nodulaire, aléas climatiques, Mercosur. Malgré les difficultés et l’interdiction des vaches au Salon de l’agriculture, des éleveurs de Nouvelle-Aquitaine se sont déplacés pour valoriser leur filière. Alors que le métier peine à attirer, ils demandent que la souveraineté alimentaire soit au cœur de toutes les politiques publiques.L’odeur, le foin, le brouhaha. La recette du Salon de l’agriculture est toujours la même, à la différence que, cette année, les bovins brillent par leur absence après l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Si les vaches ne sont plus là, des vidéos, des affiches et des maquettes sont là pour les représenter tandis que les moutons, chevaux et cochons ont pris leur place habituelle dans le Hall 1. Plus de 3 500 bêtes sont tout de même présentes sur le salon.
« On est là pour échanger avec le grand public et rencontrer les acteurs de la filière », raconte Jean-Bernard Sallat, président d’Interbev Nouvelle-Aquitaine, l’interprofession bovine. La baisse de fréquentation du salon de 25 % reflète néanmoins une partie de la crise agricole qui a frappé la France en 2025. Alain Rousset estime la filière « combative et constructive ». Les éleveurs présents, peu nombreux, tentent de sauver la face : « On ne voulait pas faire la politique de la chaise vide », explique Alexandre Humeau, éleveur de limousines, dont Oupette, l’égérie 2025 du Salon.
847 000 têtes en Nouvelle-Aquitaine
Avec un cheptel total de 847 000 vaches, la Nouvelle-Aquitaine est la seconde plus importante après l'Auvergne-Rhône-Alpes. Certains bouchers et organismes de sélection se sont déplacés à Paris mais restent moins nombreux que d’ordinaire. « Les bouchers nous ont acheté un cochon cul noir aux enchères à la place de la limousine pour marquer le coup, mais on est un peu orphelins », témoigne François Lissarrague, chargé de communication pour Limousin Promotion.