Le 24 juillet, la ministre de l'agriculture, Annie Genevard, annonçait lors d'une visite officielle en Savoie et en Haute-Savoie le déblocage de près de 200 tonnes de fromage stockées en raison de la propagation de dermatose nodulaire dans plusieurs exploitations de la région. Une déclaration perçue comme « une bouffée d'air frais dans une période très incertaine », déclarait alors Thomas Dantin, le président de l'Association des fromages traditionnels des Alpes savoyardes (Aftalp), au Dauphiné Libéré.
D'autant que ce dernier indiquait à La Tribune, le 22 juillet, attendre déjà depuis deux semaines une réponse à leur demande de commercialisation. En justifiant : « Si les produits sont sains et qu'il n'existe aucun risque pour la santé des consommateurs, pourquoi ne pas les consommer ? », alors que certains risquaient d'être jetés.
Mais ce soulagement sera finalement de courte durée. Dès le lendemain, la préfecture révélait la détection de nouveaux foyers en Haute-Savoie. Le « point sur la situation » publié le jour même par le ministère de l'Agriculture révélait ainsi la détection de 39 foyers entre la Savoie (19 foyers) et la Haute-Savoie (20 foyers), contre 32 foyers cinq jours auparavant. Lundi 28 juillet, huit autres auraient été découverts, dans les périmètres déjà définis, selon le Dauphiné Libéré, portant à 47 le nombre de foyers concernés.
Ce développement rapide conduit à un durcissement des contrôles et de la surveillance. Ainsi, dix communes situées dans le Chablais et la communauté pays du Mont-Blanc, dont Combloux, Les Contamines-Montjoie, Le Grand-Bornand, Megève, Praz-sur-Arly, Saint-Gervais-les-Bains et Sallanches sont désormais placées sous protection. Treize autres communes sont, elles, placées sous surveillance, parmi lesquelles Morzine, Saint-Jean-d'Aulps, Seytroux, Vallorcine ou encore Villard.