Loi Duplomb : les agriculteurs ne renonceront pas, met en garde la FNSEA
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La pétition signée cet été par plus de deux millions de personnes contre la « loi visant à lever les contraintes à l'exercice du métier d'agriculteurs » (dite « loi Duplomb »), puis sa censure partielle par le Conseil constitutionnel, ont été une douche froide pour le monde agricole. Et son plus puissant syndicat, la FNSEA, assure avoir entendu le principal message: le « questionnement légitime de la société » sur l'utilisation de produits phytosanitaires. Il ne compte pas pour autant jeter l'éponge : « Il n'est pas question de renoncer », a martelé ce mardi le président du syndicat, Arnaud Rousseau, lors de sa traditionnelle conférence de presse de rentrée.
« On se remobilisera cet automne », quand les agriculteurs seront libérés des travaux dans les champs et la situation politique sera plus claire, a-t-il même promis, tout en déclarant que la FNSEA, en revanche, ne se ralliera pas au mouvement social prévu le 10 septembre, considéré comme prématuré et trop politique. La forme de sa mobilisation sera déterminée le temps venu, a précisé Arnaud Rousseau. Mais elle soutiendra tant la portée symbolique que l'application du texte.
La FNSEA espère notamment obtenir satisfaction sur l'article 2, celui censuré par le Conseil constitutionnel car il réintroduisait trop largement un pesticide tueur d'abeilles, l'acétamipride, interdit en France depuis 2018. Le syndicat voudrait qu'une nouvelle disposition, réintroduisant le même insecticide d'une manière plus encadrée, soit approuvée par le Parlement.
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« Le Conseil constitutionnel n'a pas interdit » l'acétamipride, a souligné Arnaud Rousseau. Il a ainsi laissé « une voie de passage » que la FNSEA compte bien emprunter. L'enjeu est surtout symbolique, reconnaît désormais le syndicat : « jamais à la FNSEA on n'acceptera que nos voisins européens aient des moyens de production que nous n'avons pas », a-t-il répété. Après le succès de la pétition, un débat sur ce texte va devoir être rouvert au Parlement a reconnu Arnaud Rousseau qui, si la situation politique le permet, espère bien obtenir la présentation d'un projet de loi par le gouvernement.