Accord UE-Mercosur: les agriculteurs français en colère mais dans l'impasse
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Les manifestations d'agriculteurs risquent de reprendre.
REUTERS - Stephane Mahe
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Les manifestations d'agriculteurs risquent de reprendre.
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Quelques mots d'Emmanuel Macron depuis le Brésil ont suffi à réenflammer les esprits. « Je suis plutôt positif », a déclaré à la presse le président de la République français jeudi à propos de la possibilité d'accepter l'accord commercial entre l'Union européenne et le Mercosur. Avant pourtant de préciser qu'il fallait rester néanmoins « vigilant » sur la protection des intérêts de la France. « Nous avons été entendus par la Commission (...) », a-t-il ajouté depuis Belém - où il se trouvait à l'occasion du sommet des chefs d'Etats précédant la COP30-, en mentionnant notamment la « réponse positive » de l'exécutif européen « sur les clauses de sauvegarde ».
Il faisait ainsi référence à la « main tendue aux agriculteurs » par le commissaire européen au Commerce, Maroš Šefčovič, le 3 septembre. À Bruxelles, celui-ci avait annoncé que l'UE s'engageait à proposer un règlement assurant que les effets de ce traité de libre-échange sur les marchés agricoles - redoutés par les agriculteurs - seront suivis de près, et qu'en cas de troubles, des mesures rapides seront adoptées.
En l'espace d'une matinée, en France, tout le monde a crié à la trahison. L'ensemble des syndicats agricoles, notamment, se sont tous mis d'accord sur ce sujet... malgré leurs positions différentes sur l'avenir de l'agriculture. Alors que le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, a fustigé « un reniement total » par le chef de l'État de l'opposition au traité qu'il avait affichée auparavant, ainsi qu'une « rupture avec l'agriculture française », Véronique Le Floc'h, présidente de la Coordination rurale (CR), a dénoncé « la mort de l'agriculture ». La Confédération paysanne (CP) déplore pour sa part l'« énième passage en force démocratique » du président.
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Même la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, via un message sur X, a remis en cause les propos d'Emmanuel Macron, en affirmant qu'« aujourd'hui (sur le Mercosur, ndlr), même s'il y a des avancées, le compte n'y est pas ». « Le combat continue », a-t-elle promis. Mais malgré toutes ces promesses de mobilisation, les chances de réussir à stopper le processus engagé par Bruxelles, qui espère voir entrer en vigueur le volet commercial de l'accord dès l'années prochaine, sont de plus en plus menues.
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