Dermatose bovine : plus de la moitié des cheptels du Sud-Ouest vaccinés, des blocages maintenus en Occitanie
latribune.fr
Depuis la fin juin, 115 foyers de dermatose nodulaire ont été détectés, principalement en Savoie (32) et dans les Pyrénées-Orientales (22). Tous sont aujourd'hui considérés comme " éteints " par les autorités sanitaires.
Le gouvernement affirme avoir vacciné plus de 50 % des bovins concernés contre la dermatose nodulaire contagieuse dans le Sud-Ouest. Si la mobilisation a nettement reflué à l’approche des fêtes, des agriculteurs poursuivent leurs actions, notamment sur plusieurs axes routiers stratégiques.
Malgré l’accélération de la campagne vaccinale contre la dermatose bovine, la contestation agricole se poursuit dans le Sud-Ouest, avec des blocages toujours en cours en Occitanie. « Le déploiement accéléré de la campagne vaccinale se poursuit dans le Sud-Ouest, conformément aux engagements pris. Aujourd’hui, plus de 50 % des 750 000 bovins ont déjà été vaccinés », a écrit sur X la ministre de l’Agriculture Annie Genevard. Selon le ministère, « à la date du 27 décembre 2025, 50,7 % du cheptel des dix départements concernés est vacciné, soit 361 079 bovins ».
Pour tenter d’apaiser la colère d’une partie du monde agricole, l’exécutif avait promis le 17 décembre une accélération de la vaccination, ciblant environ 750 000 bovins, un chiffre arrondi, le nombre réel d’animaux concernés étant légèrement inférieur. Conformément à la réglementation européenne, une zone n’est toutefois considérée comme vaccinée que lorsque 95 % des élevages représentant 75 % des bêtes ont reçu le vaccin.
Des foyers désormais « éteints »
Depuis la fin juin, 115 foyers de dermatose nodulaire ont été détectés, principalement en Savoie (32) et dans les Pyrénées-Orientales (22). Tous sont aujourd’hui considérés comme « éteints » par les autorités sanitaires. La maladie, qui touche exclusivement les bovins, n’est pas transmissible à l’homme.
Depuis le début de l’épidémie, l’État s’appuie sur trois leviers pour contenir la propagation du virus : l’abattage systématique des troupeaux dès la détection d’un cas, la vaccination et les restrictions de mouvements. Une stratégie vivement contestée par une partie des agriculteurs, notamment au sein de la Coordination rurale et de la Confédération paysanne, opposées à l’abattage total des cheptels au moindre cas détecté.
Des routes encore bloquées
Si la mobilisation s’est nettement tassée à l’approche des fêtes de Noël, des blocages étaient encore recensés. Selon la gendarmerie, des barrages restaient en place dimanche matin sur l'A75, au Buisson (Lozère) et à Sévérac-d’Aveyron, l'A64 à Carbonne (Haute-Garonne), la RN88 à Baraqueville (Aveyron), près de Rodez, la RD824 Tartas (Landes) et la D834 Campet-et-Lamolère (Landes), près de Mont-de-Marsan.
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De son côté, le coprésident de la Coordination rurale (CR) du Gers, Jérôme Courrèges, a affirmé à l'AFP que le barrage d'Ordan-Larroque, à l'entrée d'Auch, était toujours en place. Selon une source policière, les agriculteurs y sont toujours présents, sans pour autant bloquer la circulation. En revanche, ils bloquaient dimanche en fin de matinée la RD1124 à Aubiet (Gers), à une vingtaine de kilomètres d'Auch en direction de Toulouse, selon cette source.
Samedi soir, un tracteur a aspergé la façade du journal 'La Dépêche du Midi' à Auch, a indiqué la préfecture du Gers. Le conducteur a avancé vers les policiers, qui ont réalisé des « sommations avec sortie d'arme », poursuit-elle dans un communiqué, précisant que l'agriculteur a arrête le moteur, avant d'être interpellé.
« Le calme est revenu très rapidement sur place et les manifestants présents ont rapidement engagé le nettoyage de leurs méfaits sur la façade concernée », poursuit la préfecture