L'année stratosphérique de Naval Group en 2025 (18,9 milliards de commandes)
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Vue d'artiste du porte-avions nouvelle génération.
Naval Group
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Vue d'artiste du porte-avions nouvelle génération.
Naval Group
Naval Group et ses salariés (17.170 au 31 décembre 2025) ont de quoi voir venir pour plus d'une décennie... Voire au-delà. Après une excellente année 2024 (8,1 milliards d'euros de prises de commandes, dont celle concernant les sous-marins néerlandais), le groupe naval, présidé par Pierre Eric Pommelet, a engrangé l'année dernière 18,9 milliards d'euros de commandes. Soit un book-to-bill (ratio commandes sur chiffre d'affaires) de 4. C'est carrément stratosphérique. Le carnet de commandes explose à 32 milliards d'euros (contre 18,1 milliards d'euros) avec un écoulement prévisionnel bien au-delà de 2030 (13 % en 2026, 12 % en 2027, 12 % en 2028, 10 % en 2029 et 53 % au-delà). C'est le fameux temps long d'un groupe de défense comme Naval Group.
Deux commandes hors normes ont été notifiées par la France, l'une fin 2025 portant sur le lancement en réalisation du porte-avions de nouvelle génération (PA-NG), baptisé « France Libre » par Emmanuel Macron, l'autre portant sur le lancement en réalisation de la phase deux du programme des sous-marins nucléaires lanceur d'engins de troisième génération (SNLG 3G). Fin décembre, le ministère des Armées a engagé une commande de l'ordre de 8,5 milliards d'euros aux industriels qui développent et fabriquent le PA-NG. En outre, il s'est engagé sur un montant de 10,6 milliards d'euros pour la poursuite des travaux de réalisation des quatre SNLE 3G.
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A l'international, Naval Group a obtenu en juillet 2025 la mise en vigueur du contrat pour la vente de deux sous-marins Scorpène® Evolved pour l’Indonésie pour près de deux milliards d'euros. Il a également réussi à faire confirmer en décembre 2025 par la Grèce l'acquisition d'une quatrième frégate de défense et d'intervention (FDI) pour 810 millions d'euros. Elle sera livrée début 2029. Par ailleurs, le groupe naval a signé deux contrats au Brésil Naval Group pour un montant de plus 500 millions d'euros pour des équipements (hors chaufferie nucléaire) destinés à la réalisation d'un sous-marin à propulsion nucléaire, Alvaro Alberto. .