L’hôtellerie portée par la Côte d’Azur et le luxe en 2025

Cannes, sur la Côte d'Azur, a fait partie des destinations "locomotives" de 2025.
© MrJayW, Pixabay

Cannes, sur la Côte d'Azur, a fait partie des destinations "locomotives" de 2025.
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À l’aube de 2026, l’heure est au bilan de l’année précédente. Du côté de l’hôtellerie, il se révèle « correct » mais « contrasté », selon l’Alliance France Tourisme, qui a présenté ce mercredi le rapport de l’Observatoire de l’industrie du tourisme, réalisé avec le cabinet de conseil MKG Consulting et l’institution Régions de France.
L’année 2025 est « révélatrice des mutations profondes à l’œuvre au sein de l’économie touristique française », indique ce groupe de réflexion qui réunit diverses entreprises comme Accor, European Camping Group ou encore la Compagnie des Alpes.
Dans le détail, le revenu par chambre disponible s’affiche en hausse de 1,4 % par rapport à 2024. Grâce à un taux d’occupation lui aussi en augmentation sur un an, à 66,5 % (+0,8 point).
Le prix moyen est en revanche resté quasi stable (+0,1 %). « Au-delà du seul effet de comparaison avec la séquence olympique, cette évolution traduit des ajustements tarifaires à la baisse observés sur une large partie de l’année (…) sous l’effet des arbitrages budgétaires de la clientèle française », peut-on lire dans le rapport.
L’année a été plus favorable aux destinations que l’Alliance France Tourisme qualifie de « locomotives ». La région Provence-Alpes-Côte d’Azur est celle où le revenu par chambre a le plus grimpé en 2025 par rapport à l’année précédente (+6,5 %), et ce pour la deuxième année consécutive. Grâce particulièrement à l’attrait exercé par les villes de Nice et de Cannes, dans les Alpes-Maritimes.
Le podium est complété par la Bretagne et le Grand Est (respectivement +2,8 % et +2,7 %).
A contrario, l’année s’est révélée plus difficile pour les métropoles de l’intérieur. Le revenu par chambre s’affiche ainsi en territoire négatif pour les Hauts-de-France (-1,8 %), le Centre-Val-de-Loire (-0,3 %) et l’Île-de-France (-0,2 %). Un fléchissement toutefois « logique », selon le rapport, « après une année 2024 exceptionnelle grâce aux JOP (ndlr : Jeux olympiques et paralympiques) dont elles avaient fortement bénéficié ».
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Le marché a en outre été porté par l’hôtellerie de luxe. Le segment haut de gamme a enregistré le taux d’occupation le plus élevé (71,8 %, en hausse de 2,9 %). Surtout, le revenu par chambre est celui qui a connu la plus forte progression (+5,4 %).
À l’inverse, l’hôtellerie dite « économique » a marqué le pas. Ce segment est celui qui a le plus fait les frais des arbitrages budgétaires de la clientèle, particulièrement française. Si le taux d’occupation a fini l’année en très légère hausse (+0,4 % pour atteindre 65,2 %), le revenu par chambre a, au contraire, plus sévèrement baissé (-2 %).
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Le marché français ne tire pas son épingle du jeu comparé à ses voisins, avec une croissance du revenu par chambre sous la moyenne européenne (+1,4 % contre +1,7 %).
Tous les autres pays du Vieux continent bordant la Méditerranée ont enregistré de meilleures dynamiques que la France. À commencer par l’Espagne (+5,1 %), qui a encore creusé l’écart en termes de recettes touristiques. C’est aussi le cas de l’Italie (+3,3 %), « alors même que son contexte économique national reste comparable à la France et que ce n’est qu’en 2026 que le calendrier évènementiel (JO d’Hiver, Biennale de Venise) viendra y soutenir les chiffres d’affaires », souligne le rapport.
En parallèle, l’Europe centrale et de l’Est gagne fortement des parts de marché. « L’activité y est dynamisée par un contexte économique plus favorable qui soutient la demande d’affaires et par une forte compétitivité-prix qui porte la demande loisirs », est-il précisé. La Lettonie a ainsi surpassé, et de loin, tous les pays européens (+17,9 %) tout comme la Pologne (+7,1 %).